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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:47

 

 

 

 

C’est indéniable, depuis  le lancement  de la phase préparatoire du forum de la réconciliation par le gouvernement Centrafricain, il se passe quelque chose, annonciatrice de turbulence et de jacquerie au sein de la communauté Centrafricaine de France. Les quelques rares associations  qui prétendent  représentées les 30.000 Centrafricains qui vivent en France ont retrouvé de la voix et de la passion. La boîte mails de la Présidence de transition et de la Primature sont inondées de mails malsains qui tentent tous d’influencer les autorités Centrafricaines afin de  se faire une place au forum de Bangui.

 

La manifestation de cette passion s’est faite  les 17 et  18 Janvier 2015 où  trois réunions différentes ont été convoquées à trois endroits différents de Paris par trois groupes différents sous le seul et unique prétexte  de permettre à la diaspora de France de formuler une « contribution forte ». Cette même passion s’est encore manifestée le samedi  31 Janvier 2015 où trois réunions  de restitution à trois endroits différents sont convoquées par les trois mêmes groupes différents.

 

Le drame de ce réveil des passions  c’est que toute cette agitation cache mal les stratégies déployées par les uns et les autres pour essayer de s’attribuer la représentativité de la diaspora et  conserver ainsi une image positive vis-à-vis des autorités Centrafricaines.  Une stratégie faite de deux artifices : un appel permanent au rassemblement, à l’unité  et une ferme volonté de capter les ressources de l’autre  afin de mieux le contrôler et d’en tirer un bénéfice symbolique. C’est  sur le mode de ce subtil dosage stratégique qu’il faut déchiffrer  les motivations de cette agitation qui exclut, de fait, tous les autres Centrafricains de bonne volonté qui ont envie de participer au retour de la paix dans notre pays faute de cadre saint et fédérateur approprié.

 

En enfermant le débat à la seule surenchère à la légitimité d’un groupe ou de l’autre, la diaspora de France s’interdit, de fait, de s’inscrire dans le débat inclusif en cours dans le pays.

 

C’est ici l’occasion de s’interroger sur l’absence de forme définitive d’organisation de la diaspora centrafricaine qui contrairement à la diaspora Ouest africaine peine à disposer d’une structure d’accompagnement et de contact  capable de créer une synergie forte d’abord entre  tous les membre de la diaspora et ensuite dans  ses efforts pour participer au développement socio-économique de la République Centrafricaine.

 

ROGER  ANDJALANDJI, Paris.

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