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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 16:08

 

 

 

Bangui : Les consultations à la base commencent à Bossangoa, Batangafo et Paoua avec l’accord des groupes armés

 

Bangui 03 Février 2015(RJDH)--- Les ex Séléka basés dans la ville de Batangafo se sont revenus sur leur décision et ont accepté le lancement des consultations à la base dans la région.  De sources locales, le ministre  qui a conduit la mission n'a pas pu prendre part aux rencontres. Ce dernier a été empêché par ces hommes en arme. Dans les autres villes contrôlées par des groupes armés, les consultations à la base peuvent être organisées suite à l’accord des groupes armés.

 

La raison évoquée par les ex Séléka de Batangafo pour empêcher le membre du gouvernement de prendre part aux discussions est que les forces internationales déployées dans cette ville ont attaqué les positions de l’ex Séléka à l’entrée, le 09 janvier. Toutefois, les consultations ont commencé dans la journée du lundi 2 février.

 

A Paoua, les groupes armés acceptent de faire la paix

 

Par contre à Paoua, l’ancien ministre Gisèle Bedan a passé trois jours dans la ville et a rencontré tous les représentants des différentes couches sociales et les quatre chefs rebelles de la région, à savoir le RJ (Révolution Justice), les Anti-Balaka, l’APRD (l’Armée Populaire de Révolution et de la Démocratie) et les autres sous groupes armés.

 

Une occasion pour les  chefs de ces groupes armés de faire la paix. « Ils se sont embrassés après la rencontre avec la ministre. Des personnes ont été désignées pour participer au forum de Bangui au nom de différentes communautés de la localité. Sur les huit communes de la ville de Paoua, dix délégués ont été choisis par communes après un grand débat entre les habitants », a rapporté un membre de la délégation au RJDH.

 

Selon une source locale,  les chefs des groupes armés ont rédigé un communiqué, lu sur les ondes de la radio locale Pendé, annonçant la  cessation des hostilités. Ils se disent prêts à faire définitivement   la paix.

 

Bossangoa se mobilise

 

A Bossangoa, les consultations se sont déroulées pendant deux jours dans toutes les communes de la ville. Les facilitateurs s’étaient divisés en deux groupes. La première équipe dite équipe de l’Ouham 1 à travaillé sur l’axe Nana-Bakassa, Nanga-Boguila et Markounda et l’équipe de l’Ouham 2 à pris l’axe Bouca-Kabo.

 

Après deux jours des travaux dans ces différentes localités, le conseiller à la Primature Noel Ngoé, représentant du ministre résident de l’Ouham et superviseur de l’équipe Ouham1 a fait la synthèse des travaux. « Je suis totalement satisfait de voir la population de Nana-Bakassa, Nanga-Boguila et de Markounda, mobilisée pour le forum de Bangui. Les travaux se sont bien déroulés ».

 

Le ministre de l’environnement Robert Namsene ayant conduit l’équipe 2 s’est dit satisfait suite à la mobilisation constatée sur le terrain lors de leur descente.

 

Démarrées depuis le 21 Janvier dernier, les consultations à la base s’achèveront le 15 Février prochain. A Bangui, l'activité a été lancée officiellement  lundi, 02 février. 

 

Line Péguy Gondje Demba


 

 

Bangui: Le Commandement de la Minusca doit recentrer ses objectifs, selon le président du CNT

 

Bangui, 3 février 2015 (RJDH)—Le président du Conseil National de Transition, Alexandre Ferdinand N’Guendet appelle le Commandement de la Minusca à recentrer ses objectifs. Selon la troisième personnalité de la transition, toute élection organisée sans désarmement et sans libération des parties occupées du territoire national porterait le germe de contestation de la légitimité des  autorités qui seront élues au cours de ces élections et de la guerre civile.

 

Recentrer les objectifs de la Minusca signifierait libérer les zones occupées par les groupes armés et désarmer tous les détenteurs illégaux d’armes. Telle est l’armature du discours prononcé par le président du parlement de la Transition, lors de la cérémonie de l’ouverture de la session extraordinaire du 02 février dernier.

 

Avant de parvenir à la proposition du recentrage des objectifs de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet est parti d’un diagnostic qui découle, selon lui « de la non-utilisation des 8 000  soldats centrafricains, à ce jour recensés ».

 

Il y a la « volonté manifeste de certains groupes armés de garder les armes pour empêcher l’État, c'est-à-dire le pouvoir central de s’organiser en vue de créer les conditions de la réconciliation nationale et de la préparation des élections. Comment compter sur la bonne foi de ceux-là qui visiblement signent des accords et poursuivent en même temps, d’autres objectifs ? Depuis le mois de Juillet 2014, la ville de Bangui continue d’être le théâtre des actes criminels et de pillages, l’arrière-pays continue d’être occupé et dirigé selon la volonté des groupes rebelles » a déclaré le président du CNT.

 

Devant cet état de chose, Alexandre Ferdinand Nguendet, estime qu’ «il nous faut dès à présent si nous voulons tenir le pari d’organiser les élections au cours de l’année 2015 et rétablir l’ordre constitutionnel normal, réorganiser les Forces Armées Centrafricaines (FACA), les équiper et les redéployer sur l’ensemble du territoire National. La reconquête des zones sous contrôle de mouvements rebelles est un préalable au redéploiement de l’administration, véritable instrument d’appui à l’organisation des élections. Il n y a aucune autre solution à envisager que celle-là !».

 

La question de l’embargo sur les armes en Centrafrique reconduit par le Conseil de Sécurité des Nations Unies n’a pas été appréciée par les membres du parlement de transition centrafricain, selon Alexandre Ferdinand Nguendet.

 

« Le Conseil National de Transition note avec regret la décision de la Commission de Sanction de l’Organisation des Nations Unies de proroger l’embargo des armes en direction de la République Centrafricaine. Il consacrera une journée spéciale de concertation sur la question au cours de cette session extraordinaire et saisira en tant que besoin le Secrétaire Général des Nations- Unies de ses appréciations », conclut-il.

 

La demande du recentrage des objectifs de la Minusca faite par le président du CNT intervient sept mois après l’opérationnalisation des casques bleus le 15 septembre 2014./

 

Naim-Kaélin Zamane


 

 

 

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