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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 21:45

 

 

 

28/02/15 (AFP)

 

Des hommes politiques centrafricains, réunis à Rome sous l'égide de la communauté catholique Sant'Egidio, se sont engagés vendredi à favoriser des "élections présidentielles libres" dans leur pays ravagé par la guerre civile.

 

Selon un communiqué publié vendredi par cette communauté proche du Vatican, une déclaration conjointe a été paraphée, les signataires "s'engageant à garantir des élections présidentielles libres et pacifiques".

 

Des élections présidentielle et législatives sont prévues en RCA en juillet et août prochains.

 

Ce document, qui entend "remettre le processus politique au centre", détaille la démarche à suivre avant, pendant et après ces élections, a précisé à l'AFP Mauro Garofalo, responsable des affaires extérieures de Sant'Egidio.

 

Quatre anciens premiers ministres -Nicolas Tiangaye, Martin Ziguele, Anicet Dologuele, Enoch Lakoue--, Désiré Kolingba, fils de l'ancien président André Kolingba, la vice-présidente du parlement de transition Lea Koyassoum Doumta, la présidente du Comité préparatoire du Forum de Bangui, Béatrice Epaye, ont signé cette déclaration.

 

La communauté Sant'Egidio, surnommée "l'ONU du Trastevere" (un quartier de Rome) pour ses médiations discrètes et son vaste carnet d'adresses, s'efforce depuis plusieurs années de réconcilier les responsables dans des pays en conflit: Centrafrique, Mali et Sénégal (conflit de Casamance) notamment.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

 

Le Centrafrique, à Rome pour des « élections présidentielles libres »

 

http://fr.radiovaticana.va 
 

(RV) 28 février 2015 Entretien - Des politiciens centrafricains s’engagent à Rome à favoriser des « élections présidentielles libres ». Une déclaration conjointe a été paraphée vendredi sous l’égide de la communauté Sant’Egidio, proche du Vatican. Dans le document, les acteurs entendent « remettre le processus politique au centre » et détaillent la marche à suivre avant, pendant et après les élections – présidentielle et législatives, qui sont prévues cet été.

 

Parmi les présents à Rome, Martin Ziguélé, ancien premier ministre, nous parle du processus de paix en cours. Il est interrogé par Francesca Sabatinelli.

 

La communauté Sant'Egidio s'efforce depuis plusieurs années de réconcilier les responsables dans des pays en conflit : Centrafrique, Mali et Sénégal (conflit de Casamance) notamment.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, qui a depuis abandonné le pouvoir, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent. 

 

 

Centrafrique : Des politiques centrafricains signent un appel à Rome sur initiative de Saint Edigio

Bangui, 28 févriers 2015 (RJDH)---Certains politiques centrafricains invités par Saint Edigio, ont signé ce matin, un document appelé « Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale  ». Il s’agit d’un condensé d’engagement pris par ces leaders.

 

« Appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale  » c’est le titre du document signé à Rome par quelques leaders politiques centrafricains  invités par la communauté Saint Edigio. Le document a été signé après plusieurs réunions en commission auxquelles ces leaders ont pris part. Selon un des signataires joints par le RJDH, c’est pendant les réunions en commission, qu’ils ont discuté du contenu du document paraphé.

 

« L’appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale » commence par rappeler la situation dans laquelle vit le peuple centrafricain de manière générale et singulièrement les victimes de la crise actuelle.

 

Face à ce constat, les signataires du document se sont engagés à s’impliquer pour la réussite du forum national qui sera organisé à Bangui, forum qui relève de la rencontre initiée à Brazzaville en juillet 2014, laquelle rencontre s’est soldée par la signature d’un accord de cessation des hostilités.

 

Ils se sont engagés aussi à combattre toute initiatives pouvant compromettre la réussite la rencontre de Bangui.

 

Le document appelle à la tenue d’une table ronde de soutien à la République Centrafricaine pour permettre aux autorités qui seront élues de faire face aux défis de l’heure.

 

Les signataires ont pris dans le document l’engagement d’apporter leur contribution à la restructuration des forces de défenses et de sécurité de la RCA et à la question de libre circulation sur l’ensemble du territoire centrafricain.

 

Ils se sont engagés à s’opposer et à ne pas prendre part à tout projet impliquant l’usage de la force comme moyen d’accession au pouvoir.

 

Les signataires prennent l’engagement de respecter le pacte républicain signé à Bangui par les autorités de la transition.  En plus ils se sont engagés à respecter les résultats qui seront sortis des élections et à faciliter  le contre-pouvoir afin de permettre aux uns et aux autres de s’impliquer d’une manière ou d’une autre à la gestion de la chose publique.

 

A la communauté internationale, les signataires ont demandé d’aider le gouvernement à rétablir la sécurité, à préserver la libre circulation et à garantir les droits fondamentaux au peuple centrafricain.

 

Le deuxième volet de la demande est une invite à la communauté internationale à qui les signataires demandent de soutenir l’Autorité Nationale des Elections en mettant à sa disposition les ressources dont elle a besoin.

 

Le document chute sur un appel au peuple centrafricain et aux autres forces vives de la nation que les signataires appellent à les rejoindre dans cette dynamique afin de barrer la route aux ennemis de la paix et de la liberté en République Centrafricaine.

 

Notons que « l’appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale » a été signé ce jour par Anicet Georges Doléguelet, Prosper Ndouba, Nicolas Tiangaye, Enock Lakoue, Désiré Kolingba, Martin Ziguelé, Gaston Nguerekata, Léa Koyassoum Doumta et Karim Meckassoua.

 

« l’appel de Rome au peuple centrafricain et à la communauté internationale » est signé un mois et une semaine après l’accord de Nairobi entre les leaders séléka et Antibalaka./

 

Sylvestre Sokambi

 

 

 

Appel de Rome au Peuple centrafricain et à la communauté internationale

 

Nous, signataires de la présente déclaration, lançons un appel solennel au Peuple centrafricain qui est victime de toutes sortes de violences et d'exactions, dont une partie a été contrainte de quitter son domicile et dans certains cas son pays, qui est empêché de vaquer à ses occupations, notamment d'envoyer ses enfants à l'école, de cultiver ses champs, de faire paitre son bétail, de faire du commerce, de prier, bref de vivre en paix;

 

Ce Peuple qui, héroïquement, a continue malgré tout d'espérer en son avenir et de préserver ses traditions séculaires de coexistence fraternelle, de tolérance et de solidarité ;

 

Ce Peuple qui veut un avenir pacifique pour ses enfants, sa jeunesse et un destin pacifique pour ses ainés, qui sont les gardiens de son histoire et de sa culture;

 

Ce Peuple qui mérite un avenir digne, de cohabitation pacifique de toutes ses composantes et de respect de toutes les confessions religieuses;

A ce Peuple, nous lançons un vibrant appel à nous soutenir et à nous accompagner dans le travail de reconstruction politique, institutionnelle, économique et morale de notre pays bien-aimé.

 

Nous soussignés, nous engageons à :

 

1) nous impliquer activement pour la réussite du Forum National de Bangui pour la réconciliation de notre Peuple et la reconstruction de notre pays, dont le processus a été initié à Brazzaville avec la signature de l'Accord de cessation des hostilités le 23 juillet 2014;

 

4) d'identifier et de mettre immédiatement hors d'état de nuire, toute personne ou organisation qui tenterait d'entraver ou d'empêcher par la violence ou par d'autres procédés le processus électoral ;

 

5) en vue de permettre aux autorités légitimes qui sortiront des urnes, d'entamer efficacement la reconstruction du pays et de faire face aux urgences sécuritaires, économiques, sanitaires, humanitaires, sociales, etc. nous sollicitons vivement auprès de la communauté internationale et des amis de la République centrafricaine, la tenue dans les meilleurs délais d'une table ronde de soutien financier ;

 

6) de prendre les dispositions nécessaires pour un retour rapide des réfugiés et des déplacés dans leurs foyers.

 

Nous nous engageons, quels que soient les résultats des élections, à:

 

1) apporter notre contribution à la reconstruction des forces de défense et de sécurité nationales, comme seuls garants de l'intégrité du territoire national, de la protection et la libre circulation des personnes et de leurs biens, la protection et la sécurité des infrastructures publiques et privées;

 

2) oeuvrer à ce que les mesures qui s'imposent soient prises afin d'enrayer définitivement le recours aux armes, au vandalisme et à toutes formes de rébellion;

 

3) toujours refuser tout type de participation à des projets impliquant l'utilisation de la force pour accéder au pouvoir politique ;

 

4) promouvoir la paix et une saine et nécessaire confrontation démocratique et pacifique entre les différentes familles politiques de notre nation ;

 

5) respecter les termes du Pacte républicain signé à Bangui le 07 novembre 2013 par les autorités de la transition sous les auspices de la Communauté de Sant'Egidio en présence de la Communauté internationale;

 

2) œuvrer inlassablement pour sortir le pays de la crise actuelle à travers la tenue des élections générales qui consacreront des autorités légitimes, expression de la volonté de la majorité de la nation ;

 

3) respecter les résultats de ces élections et le droit des autorités élues à gérer les affaires de l'Etat ;

 

4) reconnaitre le droit à ceux qui n'ont pas recueilli la majorité du suffrage universel, de participer pleinement à l'animation de la vie politique nationale et d'apporter leur contribution à la gestion des affaires publiques ;

 

Pour atteindre ces objectifs, nous demandons à la communauté internationale:

1) d'aider le Gouvernement centrafricain à assurer la sécurité et l'ordre public dans le pays tout au long du processus électoral et en particulier:

 

a) la liberté d'aller et venir de chaque citoyen sur l'ensemble du territoire national

 

b) le droit de chaque citoyen à adhérer à une formation politique sans avoir à souffrir de menace ni de violence d'aucune sorte.

 

e) le droit de réunion de la population

 

d) le droit à l'information de la population

 

e) la sécurité des responsables politiques et des leaders d'opinion

 

2) de fournir à l'Autorité Nationale des Élections (ANE) les ressources nécessaires pour accomplir sa mission;

 

3) de garantir la sécurité de toutes les opérations électorales ;

 

Peuple centrafricain!

 

Pendant trop longtemps, des groupes violents t'ont dicte leur loi inique. Il est temps de mettre fin à cette triste situation. Si nous sommes unis dans le rejet de la violence et de l'intolérance, si nous regardons vers l'avenir au nom de nos fìls et nos filles, alors rien ni personne ne peut nous empêcher de devenir maitres de notre destin.

 

Nous remercions sincèrement la Communauté de Sant'Egidio pour les efforts inlassables qu'elle ne cesse de déployer pour réconcilier les centrafricains et pour le retour de la paix dans notre pays.

 

Nous, leaders politiques ayant participé à la rencontre de Rome à l'invitation de la Communauté de Sant 'Egidio, lançons un appel patriotique à toutes les forces vives de la nation centrafricaine et à tous les partis politiques pour nous rejoindre dans la dynamique qui conduira notre pays à renouer avec la légalité constitutionnelle et la paix.

 

Avec le soutien actif de la communauté internationale, nous serons en mesure de résister à ceux qui tentent d'empêcher le Peuple centrafricain de s'exprimer, de choisir librement ses dirigeants et de reconstruire sa nation.

 

Unissons-nous dans notre diversité, autour des valeurs de notre République: la démocratie, la liberté de religion et de culte ainsi que le mieux vivre ensemble, afin que personne ne soit plus jamais humiliée.

 

Vive le Peuple centrafricain!

 

Vive la République centrafricaine!

 

Fait à Rome le 27 février 2015

 

Ont signé :

 

Anicet Dologuélé

Léa Kovassoum Doumta

Désiré Nzanga Kolingba

Enoch Derant Lakoue

Karim Abdou Meckassoua

Prosper N’douba

Gaston Nguerekata

Nicolas Tiangaye

En présence de Béatrice Epaye

Pour la Communauté de Sant'Egidio

Andrea Riccardi

Des acteurs politiques centrafricains veulent garantir "des élections présidentielles libres"
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