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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 00:33

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FODEM

 

Le Forum Démocratique pour la Modernité (FODEM) considère que les pourparlers de NAIROBI au KENYA, au-delà de son organisation non inclusive et particulière, qui ont vu la participation des anciens Chefs d’Etat François BOZIZE et Michel DJOTODIA, constituent une avancée pour la réconciliation politique indispensable à la réconciliation nationale, au regard des limites de l’accord de cessation des hostilités de BRAZZAVILLE du 24 juillet 2014 qui n’avait pas traité de la question du désarmement démobilisation réinsertion (DDR) et qui n’avait pas jeté les bases d’une solution politique de sortie de crise.

 

L’accord de cessation des hostilités de BRAZZAVILLE entre les anti-balaka et l’ex-coalition séléka, en présence des forces vives de la Nation, sous l’impulsion du médiateur, son Excellence le Président Denis SASSOU NGUESSO, de l’Union Africaine et de l’organisation des Nations Unies, était l’aboutissement du travail courageux et citoyen initié par des représentants connus de l’ex coalition séléka et des anti-balaka.

 

Malgré cet important accord, notre Pays ne semble pas avoir trouvé la bonne trajectoire de sortie de crise, laquelle doit passer par une solution politique concertée, une stratégie de DDR et sa mise en œuvre, la cessation effective des hostilités avec pour marqueurs le redéploiement de l’administration et des autorités sur tout le territoire national, la libre circulation des personnes et des biens, la mise en œuvre d’une stratégie concertée de réconciliation nationale, la mise en œuvre d’une Justice spéciale de réconciliation nationale, la relance de l’économie dont nous devons changer de paradigme

 

A la lumière des différents changements politiques de notre histoire, depuis l’accession de notre Pays à l’indépendance dans la douleur, avec la disparition tragique du feu Président Barthélemy BOGANDA, à la prise de pouvoir par la coalition séléka, nous devons désormais œuvrer pour un autre changement, celui qui doit être fondé sur un projet démocratique alliant compétences et intérêt général.

 

Depuis la transition instituée après la chute de l’ancien Président François BOZIZE et conduite successivement par l’ancien Président Michel DJOTODIA et la Président Catherine SAMBA-PANZA, la réalisation de la Paix et l’enclenchement du processus de réconciliation nationale qui passe nécessairement par une gouvernance consensuelle, concertée, transparente, le dialogue permanent et la justice, reste une préoccupation nationale, voire internationale, majeure.

 

  • Considérant que la recherche de la Paix demeure une préoccupation prioritaire majeure et un préalable à la réconciliation nationale, la relance de l’économie et l’organisation des futures élections législatives et présidentielle dans le respect du chronogramme annoncé, de plus en plus difficile à tenir,

 

  • Considérant que la réconciliation nationale passe par la réconciliation politique indispensable,

 

  • Considérant que les Autorités de transition ne sont toujours pas en mesure de fournir une solution politique et un cadre institutionnel pertinents de sortie de crise,

 

  • Considérant que les éléments d’une crise durable semblent se réunir, avec une force MINUSCA qui n’est pas dissuasive, au regard des évènements meurtriers et du banditisme récurrents tant dans la capitale que dans l’arrière Pays, une Autorité de transition dont les limites se dévoilent de plus en plus, des désaccords entre les acteurs extérieurs, l’impunité et le morcellement des groupes armés,

 

  • Considérant que les Autorités de transition ont pris le risque de devenir une partie du problème plutôt que de demeurer la solution, en ce sens qu’elles n’ont pas privilégié la Paix, la réconciliation nationale véritable et le consensus,

 

  • Considérant l’effondrement et les limites des forces vives de la Nation dont les principales préoccupations demeurent les règlements de compte et les positionnements pour les prochaines élections, justifiant ainsi leur discrédit aux yeux de la population déjà très désenchantée,

 

Le FODEM appelle à une large concertation, avant le FORUM de BANGUI, regroupant les groupes armés, la classe politique et les Autorités de la transition, pour amender et valider le projet d’accord dit de NAIROBI qui deviendra « l’accord de BANGUI », pour une fois, afin de faire cesser définitivement les hostilités et mettre en œuvre les solutions politiques devant permettre la sortie de crise et le retour à l’ordre constitutionnel et institutionnel marqué par l’organisation rapide des élections législatives et présidentielle aux résultats incontestables et incontestés. Cette concertation aura l’avantage d’apaiser et de rendre serein le FORUM annoncé de BANGUI.

 

Le FODEM rappelle que le courage de la Paix et la réconciliation nationale ne sont pas incompatibles avec la recherche de la Vérité et l’application de la Justice réparatrice pour les victimes et ré intégratrice des coupables reconnus comme tels dans la société.

 

Le FODEM en appelle à la responsabilité de tous les citoyens afin de tout mettre en œuvre pour qu’un changement qualitatif véritable et irréversible devienne réalité.

 

Le pouvoir doit redevenir un instrument au service du bien être collectif, de la prospérité et de l’intérêt général. Il doit cesser d’être le refuge de tous ceux qui ont déjà échoué et qui ont plongé notre Pays dans la division, le désordre, l’impunité, la misère et la mauvaise gouvernance. Nous ne pouvons éternellement vouloir le changement dans l’inaction, le conformisme politique et intellectuel, de plus en plus chroniques.

 

Ensemble et forts de nos attributs de citoyens, nous devons changer notre destin commun. Ce changement ne pourra pas se réaliser avec ceux qui confondent sans cesse les rendez-vous de notre histoire avec les retrouvailles festives au banquet de la République. Il y a un temps pour tout, y compris un temps pour se taire et un temps pour parler, un temps pour la guerre et un temps pour la Paix. Nous devons mettre de côté nos différences afin de nous retrouver sur la même longueur d’onde de la réconciliation nationale, pour réaliser la Paix dans l’Unité et la Dignité de notre République.

 

Ensemble, nous avons le devoir citoyen de nous retrouver pour chanter notre hymne national, «  La RENAISSANCE » de notre Patrie. Nos ancêtres nous appellent à ce devoir pour la refondation de la Nation Centrafricaine.

 

Fait à BANGUI, le 26 février 2015

Le Président du FODEM

Saturnin NDOMBY

Tel : 00 (236) 77 40 41 82/00 (236) 72 40 41 82

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