Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 15:53

 

 

 

25/02/15 (AFP)

 

Les ex-présidents centrafricains François Bozizé et Michel Djotodia, accusés par Bangui de saper la transition dans leur pays, sont prêts à signer une déclaration pour rejoindre le processus de réconciliation, a-t-on appris mercredi de source proche des négociations.

 

Les deux hommes, engagés depuis début décembre dans des pourparlers de paix à Nairobi aux côtés d'ex-rebelles de la Séléka et de miliciens anti-balaka, ont paraphé un texte commun dans lequel ils disent adhérer à "l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014".

 

Cet accord, arraché entre l'ex-Séléka, à dominante musulmane, et les milices anti-balaka rivales, majoritairement chrétiennes, n'avait pas mis fin pour autant aux violences intercommunautaires.

 

Dans ce texte, qui, selon une source proche des négociations devrait être formellement signé lors d'une cérémonie en présence du médiateur de la crise, le président congolais Denis Sassou Nguesso, Bozizé et Djotodia appellent leurs "partisans et sympathisants à soutenir le processus de sortie de crise résultant de l'application effective de la feuille de route de la transition".

 

Ils se disent disponibles à participer "à tous les organes et structures en charge de la préparation du Forum politique inclusif de Bangui et des élections à venir".

 

Fin janvier, des ex-rebelles de la Seleka et des anti-balaka avaient déjà signé à Nairobi un nouvel accord de cessez-le-feu. Cet accord, qui prévoyait une amnistie générale pour les belligérants et le remplacement des autorités de transition, avait été rejeté par Bangui et les autres pays d'Afrique centrale.

 

La présidente de transition, Catherine Samba Panza, y était d'autant plus hostile qu'elle n'avait pas été invitée aux discussions, à l'inverse de M. Bozizé, renversé en mars 2013 par la Séléka, et son tombeur, Michel Djotodia, chef de la Séléka, ensuite contraint à la démission par la communauté internationale en janvier 2014.

 

Selon la source proche des négociations, ex-Seleka et anti-Balaka ont amendé l'accord de janvier, qui pourrait être formellement signé avec la déclaration des ex-présidents.

 

Les exactions commises par la Séléka à son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes du pays avaient débouché sur la création des milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sans précédent.

 

Pour Thierry Vircoulon, de l'International Crisis Group, la démarche de MM. Bozizé, sous sanctions onusiennes, et Djotodia, menacé de sanctions, s'apparente à une "opération de blanchiment politique pour revenir au pays et participer aux élections" mais est accueillie avec "hostilité" à Bangui.

 

Les violences en Centrafrique ont obligé des dizaines de milliers de personnes à fuir depuis le début de l'année pour échapper aux tueries, aux viols et aux pillages, a indiqué mardi le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR).

Centrafrique: Bozizé et Djotodia se disent prêts à rejoindre le processus de réconciliation
Centrafrique: Bozizé et Djotodia se disent prêts à rejoindre le processus de réconciliation

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com