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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:29

 

 

Bangui, 24 février 2015 (RJDH)---Le port et la circulation des armes en République Centrafricaine sont réglementés depuis plus d’une année, aujourd’hui par un texte dit « mesures de confiance ». Un document  signé entre les autorités centrafricaines et les responsables des forces internationales. Ce texte fixe les modalités et les cadres du port des armes par les policiers et les gendarmes à qui des missions sont confiées.

 

Le texte des « mesures de confiance » est structuré en trois annexes. La première annexe fait interdiction aux forces de l’ordre et de défense de circuler avec des armes. Dans cette première partie, le document rappelle que les ex-Séléka et les FACA doivent respectivement être cantonnés et casernés. Cette partie précise que seules la police et la gendarmerie sont autorisées à porter des armes dans l’exercice des services que le document a définis. Il s’agit entre autres de la protection des bâtiments officiels, de la sécurisation des domiciles des autorités de la transition et de l’escorte de ces dernières.

 

Les « mesures de confiance » note également que la protection des bâtiments officiels importants est assurée par les forces internationales et celle des bâtiments de moindre importante est assurée par des policiers et/ou des gendarmes centrafricains.

 

Il est fixé les modalités pratiques de l’escorte des autorités de la transition au cas où la protection de celles-ci n’est pas assurée par les forces internationales. « Dès lors ou  les escortes sont assurées par les éléments des forces autres que la force Misca, le format maximum des escortes sera comme suit : chef d’Etat de la transition : 30 garde armés/6 VHL ; Premier ministre, escorte 10 gardes armés/4 VHL ; président du CNT 10 gardes armés/4 VHL ,  généraux 2 gardes armés/1 VHL , ministre 1 garde armé/VHL et membres du CNT 1 garde armé/VHL »,  précise le texte des « mesures de confiance ».

 

 « L'armement de chacun des gardes est plus ou moins une arme de calibre inferieur à 12,7 mm avec au maximum quatre chargeurs par arme. Les grenades et explosifs sont interdits. Aucun véhicule ne doit comporter d’armement de bord », a précisé le document dont le RJDH a obtenu copie.

 

L'accès à l'aéroport Bangui M'Poko est aussi réglementé

 

La deuxième partie du texte des « mesures de confiance » fixe les conditions d’accès à l’aéroport international Bangui M'Poko. Il est interdit aux forces de l’ordre de pénétrer armées dans le périmètre de sécurité. Seule la police aéroportuaire a le droit de détenir des armes de poing.

 

 Les escortes des autorités sont réduites à l’entrée. La cheffe de l’Etat a droit à deux véhicules de sécurité, le Premier ministre un véhicule lorsqu’ils veulent entrer. Il est précisé qu’une heure avant, le responsable de sécurité doit prévenir la Sangaris en appelant sur sa ligne rouge dont le numéro a été donné dans le document.

 

La troisième partie du document présente les conditions d’accès à l’aéroport à remplir par les forces nationales autorisées à porter des armes.

 

Il est donné mandat aux forces internationales de procéder au désarmement de tout individu porteur d’arme (militaire ou non) qui ne se plie pas  aux modalités fixées dans « les mesures de confiance » « toute entorse à ces règles se traduira par la confiscation des armes soit surnuméraires soit non conformes détenues au domicile de la personne contrôlée ou de la personne en infraction », relève le  document.

 

Le texte des « mesures de confiance » a été signé pour la première fois sous le règne de Michel Djotodia. C’était le 04 décembre 2013, un jour avant l’attaque de Bangui par les Anti-Balaka. Ce document a été révisé le 19 janvier 2014  quatre jours après l’élection de Catherine Samba-Panza à la tête de la transition.

 

Cette nouvelle version sera signée au nom du gouvernement centrafricain par le ministre de la Défense de l’époque, le général de Brigade Théophile Thimangoua et les forces de la Sangaris et de la Misca représentées respectivement par le colonel Bengone Otsaga et le général Martin Tumenta./

 

Sylvestre Sokambi  

Centrafrique/Bangui : Les grandes lignes des mesures de confiance actualisées par le pouvoir Samba-Panza

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