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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:22

 

 

 

Le Monde.fr Le 10.02.2015 à 16h20

 

Des sourires à Bangui. Des enfants qui enfin retournent à l’école. Des déplacés qui quittent les pourtours de l’aéroport pour regagner leur quartier. Des réfugiés musulmans qui rentrent peu à peu. Le visage de la capitale centrafricaine est marqué de cicatrices indélébiles mais le changement est réjouissant. Les forces internationales, soldats français de l’opération Sangaris, Européens de l’Eufor et Casques bleus, en premier lieu les militaires rwandais et burundais, ont ramené à la ville une sécurité appréciable.

 

Au kilomètre 5, la dernière enclave musulmane, Moussa Hassaba Rassoul, qui épaula un temps le plus craint des généraux de l’ex Séléka, le soudanais Moussa Assimeh, a rouvert la boutique familiale et joue désormais les chantres de la réconciliation. Les inscriptions antifrançaises ont été recouvertes et, chose impensable il y encore quelques mois, des drapeaux tricolores ont fleuri dans le quartier. Tout est cependant d’une extrême fragilité. « Les trois fois où je suis allé en centre ville, on a tenté de m’agresser. Un musulman ne sort du quartier qu’en verrouillant sa voiture et en s’arrêtant là où il y a des soldats étrangers », dit-il.

 

Les armes ne sont plus visibles mais communautés ont cédé la place au banditisme. Des combattants de l’ex Séléka ont menacé récemment de faire sauter la poudrière du camp où ils sont cantonnés si leurs revendications n’étaient pas entendues. Des centaines de soldats sans affection constituent une main d’œuvre bon marché pour les ambitieux. La violence est toujours l’un des principaux outils du jeu politique. De bonne source, en octobre, un puissant voisin de la RCA a financé des groupes anti-Balaka pour bloquer la ville et faire tomber les autorités de transition dans l’objectif de préserver ses intérêts miniers et pétroliers menacés par une autre puissance régionale.


Ngou-Komba, dans les environs de Bangui. Une fois l’an, les chrétiens venus par centaines prient au sommet d’une colline, sur laquelle la légende dit qu’une croix est apparue. Avant la crise politique de 2013, la tradition était partagée avec les musulmans.
 

Lu et vu pour vous : Centrafrique : à Bangui, la vie reprend doucement
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