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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 11:50

 


 

Bangui, 12 février 2015 (RJDH)—Les personnes déplacées du site de M’Poko réclament de l’assistance humanitaire. Elles se disent abandonnées par les structures humanitaires en place, qui ne leur viennent plus en aide. Version recadrée par la coordonnatrice adjointe des secours d’urgence, Kyung-wha Kang, qui précise que la protection et l’assistance des déplacés incombent en premier chef au gouvernement.

 

C’est dans une ambiance d’échanges houleux entre un staff des déplacés exaspérés et se sentant abandonner dans une situation pour laquelle ils n’ont rien contribué et la caste des humanitaires, qui tenaient coute-que-coute à écouter les doléances, les besoins afin d’y répondre mais aussi de montrer le degré de leur responsabilité.

 

Quatre à cinq délégués des personnes déplacées du site de M’Poko se sont exprimés sur invitation de leurs hôtes, Union Européenne-Nations-Unies.

 

Mme Farafei Marina Mariette qui a parlé au nom des femmes de la zone 4, a orienté son intervention sur les besoins des femmes et des enfants. « Sur le site de M’Poko, les femmes et les enfants sont nombreux. Ils sont abandonnés à eux-mêmes. Les enfants ne peuvent pas aller à l’école à cause de la fermeture de l’École Koudoukou dans le 5ème arrondissement et les femmes sont dépourvues de tout. Mais si vous voulez vous occuper de nous merci, si vous ne voulez pas, merci toujours », a indiqué la présidente, dans une voix émouvante.

 

Quant à  M. Kathi Héritier Bertrand, Secrétaire Général du Comité des personnes du 3ème âge du site, il ne fait aucun doute que les Nations-Unies ne veulent pas leur porter assistance malgré les dures conditions de vie qu’ils traversent : « Les gens ne veulent pas nous assister parce que selon eux nous abritons des anti-balaka avec nous. Et même s’ils sont avec nous c’est aussi les fils du pays. Cela ne devait pas poser de problèmes. Nous sommes abandonnés».

 

Un autre déplacé qui a parlé a évoqué les difficultés rencontrées dans l’alimentation, la santé, l’éducation. Selon lui, ils sont dans l’abandon.

 

En réponse, Kyung-wha Kang a expliqué que la protection des personnes déplacées et leur assistance sont du ressort du gouvernement. Selon la coordonnatrice adjointe des secours d’urgence « Il faut que vous sachiez que la première responsabilité de votre protection demeure avec votre gouvernement. Mais comme votre gouvernement n’a pas la capacité de vous protéger, les humanitaires et d’autres acteurs sont là pour justement combler le déficit ».

 

Elle a confié aux délégués des déplacés qu’ « on me dit qu’apparemment le gouvernement a demandé que la distribution de nourriture soit arrêtée parce que cela a entrainé d’autres déplacés qui venaient ici à cause de cela ».

 

Un autre déplacé qui a demandé la parole presqu’à la fin de l’entretien a souhaité que les humanitaires et le gouvernement leur indiquent la place qui doit être la leur. «Le gouvernement vient dire que c’est vous qui ne nous assistez plus. Aujourd’hui, vous renvoyez la balle dans le camp du gouvernement. Où est notre place dans tout cela? », s’est-il interrogé.

 

La République Centrafricaine accueille depuis le 10 février 2015 la visite de la coordonnatrice adjointe des secours d’urgence, Kyung-wha Kang, du rapporteur spécial sur les droits de l’homme des personnes déplacées, Dr. ChalokaBeyani et du directeur des opérations humanitaires de la commission européenne, Jean-Louis de Brouwer. Ces réactions sont recueillies lors de la visite qu’ils ont menée ce matin sur le site des déplacés de M’Poko./

 

Naim-KaélinZamane


 

 

Bangui : Inquiétude des habitants des régions non visitées par l'équipe des consultations populaires à la base

 

Bangui, 12 Février 2015(RJDH) - A quelques jours de la fin des consultations populaires à la base sur le territoire centrafricain, des doutes planent encore sur le sort de certaines régions dans lesquelles ces consultations n’ont même pas encore commencées. Cependant dans d’autres villes, les activités ont déjà pris fin sauf que les délégués ne sont pas encore désignés.

 

Les habitants de la ville de Bambari, Bria et une partie de ceux de la préfecture de Mbomou, précisément de la sous préfecture de Bakouma s'inquiètent, du fait que les consultations à la base ne sont pas encore commencées dans leur région. Ces derniers s'interrogent sur les personnes qui vont les représenter au forum de Bangui.

 

 A  Nzacko, alors que la population s'apprêtait à recevoir les facilitateurs,  c'est là qu'elle a su que l'équipe est en train de regagner Bangui. Une nouvelle qui a soulevé le mécontentement au sein des habitants de cette ville.

 

Dans la ville de  Bakouma, la mission pour les consultations à la base reportée. Les habitants se disent attristés car aucune précision n'a été donnée sur la date de la tenue de ces assises. Toutefois, dans cette région l'équipe a pu sillonner  la ville Ouango-Bangassou, Gambo et à Bakouma.

 

Par ailleurs à  Bangassou centre, les activités ont pris fin.  Il ne reste plus que la désignation des délégués qui représenteront la région au forum de Bangui. A l’issue de la consultation, les habitants ont revendiqué, le désarmement systématique des belligérants, leur démobilisation et leur réinsertion sociale. La libre circulation des biens et des personnes sur toute l’étendue du territoire nationale, la restauration de l’autorité de l’Etat, la traduction à la justice des auteurs des conflits.

 

 Aucune explication n’est donnée sur les régions de la RCA, qui n’ont pas commencé les consultations à la base, à l’intérieur du pays, ni par le gouvernement, ni par le comité préparatoire du forum de Bangui. Et le doute continue de planer chez les habitants de ces régions. Les consultations se poursuivent pour le moment. Elles s’achèveront le 15 Février. /

 

Line Péguy Gondje Demba

Bangui : Les déplacés du site de M’Poko disent être abandonnés par les humanitaires
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