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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 19:53

 


 

Bangui, 04 février 2015 (RJDH) Édouard-Patrice Ngaïssona, ex-coordonnateur des Anti-Balaka et président du Parti Centrafricain pour l'Unité et le Développement (PCUD) dit  ne pas se reconnaitre dans  l’accord de Nairobi qu'a signé François Bozizé. Il rejette par la même occasion toute implication dans le kidnapping du ministre Sayo. Cette prise de position a été faite lors d'un point de presse qu'il a organisé ce mercredi 4 février.

 

Édouard Patrice Ngaïssona  a nié avoir mandaté Joachim Kokaté, conseiller des Anti-Balaka,  pour le représenter à Nairobi. « Je n’ai pas participé ni de près ni de loin à l’accord de Nairobi. Je n’ai pas non plus mandaté quiconque pour me représenter. Une telle rencontre devrait prendre en compte toutes les forces vives de la nation parce qu'il s’agit de la recherche de la paix et la cohésion sociale. Il n’a jamais eu une invitation formelle ni un terme de référence pour cette réunion », a déclaré le président de PCUD.

 

S'agissant de la présence de François Bozizé au nom des  Anti-Balaka à la rencontre de Nairobi, Édouard Patrice Ngaïssona répond en ces termes. « Je n’ai pas en ma possession la copie de cet accord, mais je me demande en signant l’accord est ce que Bozizé l’avait fait en tant qu’ancien chef de l’Etat ou au nom des Anti-Balaka et quels Anti-Balaka ? Pour moi, cet accord n’engage que ceux qui l’ont signé », a-t-il soutenu.

 

Selon la même source, l'enlèvement du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatoloum Sayo pour lequel les Anti-Balaka sont mis en cause, n'engage pas sa responsabilité. « Lors de la création de mon parti politique le 29 novembre 2014, je me suis désengagé de tous ceux qui vont prendre les armes après la naissance de mon parti pour commettre des hostilités ou des forfaits. Car, ils seront responsables de leurs actes. Si des cas similaires se produisent, je ne peux pas mettre en mal mon engagement et que la majorité me suit », a dit le président du parti PCUD.

 

La réaction de  Édouard Patrice Ngaïssona intervient deux semaines après la signature de l’accord./

 

Samson Andjoukara

 


Bangui : Une mission du PNUD en Centrafrique pour soutenir la transition
 

Bangui, 4 Février 2015 (RJDH)—Une délégation du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), conduite par Abdoulaye Mar Dieye, Directeur du Bureau régional pour l’Afrique, est  en  mission en Centrafrique. L’objectif de cette mission est  de mobiliser la communauté internationale afin de  soutenir davantage le processus de transition en cours. Une information rendue publique dans un communiqué de presse publié ce mercredi 4 février.

 

 D’après le document dont le RJDH a obtenu copie, la visite de Abdoulaye Mar Dieye « permettra au PNUD d’appuyer les efforts en cours du gouvernement, soutenu par la communauté internationale pour le rétablissement de l’autorité de l’État, l’appui au processus de réconciliation en cours dont les consultations régionales  et le Forum de Bangui constituent les étapes majeures ».

 

En plus de cet aspect, la mission « offrira l’occasion d’échanger avec les autorités et divers partenaires sur l’organisation des élections et le redéploiement de l’administration ».

 

Cette mission vient s’ajouter à d’autres types d’appui que le PNUD a apporté au peuple centrafricain notamment la réalisation d’ « une enquête sur l’état des lieux des besoins en matière de reprise de l’administration territoriale, des infrastructures et des services et a appuyé le paiement des salaires à travers une contribution du Fonds de Consolidation de la Paix des Nations Unies » précise le communiqué.

 

Les commissariats de Bangui ont également bénéficié de cet appui. Celui du 2ème arrondissement, réhabilité sur financement du PNUD, a été visité ce jour, 4 février 2015 par Abdoulaye Mar Dieye et le ministre de la Sécurité Publique, Nicaise Karnou Samedi./ 

 

Naim-Kaélin Zamane

 


Bangui: La Minusca réaffirme son soutien aux consultations à la base

 

Bangui, 4 Février 2015 (RJDH)—La Minusca a réaffirmé son soutien aux consultations à la base, lancées le 21 janvier 2015, en prélude au Forum de Bangui sur la sortie de crise centrafricaine. Selon cette structure onusienne, à la date du 2 février, 62% des consultations sont déjà organisées sur 77% de déploiement. Ces données sont rendues publiques par le porte-parole de la Minusca, Hamadoun Touré au cours de la conférence de presse hebdomadaire du mercredi 4 février 2015.

 

Selon Hamadoun Touré, porte-parole de la Minusca, les consultations à la base ont eu lieu dans 28 des 39 sous-préfectures dans le secteur Ouest, 5 des 13 sous-préfectures du Centre et 4 des 9 sous-préfectures dans le secteur Est.

 

« La Minusca note une grande ferveur dans le démarrage effectif des consultations populaires à Bangui et l'interprète comme l’engouement des populations en faveur de cet exercice historique dans les traditions politiques centrafricaines », a-t-il dit.

 

Selon Hamadoun Touré, citant le représentant spécial du Secrétaire des Nations Unies en Centrafrique, le général Babacar Gaye, « la Minusca continuera de protéger les consultations par les moyens que lui donne son mandat afin que tous les citoyens puissent s’exprimer librement et que leurs vues soient prises en compte dans le cadre du Forum de Bangui ».

 

Autres points abordés lors de cette rencontre

 

Les questions du préparatif des élections, la lutte contre les grandes criminalités, la lutte contre les accusations de sorcellerie et la réhabilitation des routes ont été aussi abordées. Selon Hamadoun Touré, plusieurs discussions se poursuivent sur la faisabilité du vote des réfugiés centrafricains. « A ce jour, les 88 démembrements ont été désignés sur les 141 prévus, et ceci dans 10 sur 16 préfectures », a –t-il ajouté.

 

Le porte-parole de la Police de la Minusca, Léo Franck Gnapié  a noté que pour la lutte contre le banditisme et la grande criminalité, 10 personnes ont été interpellées pour 16 infractions dont deux cas de meurtre, deux cas de découverte de corps sans vie, six cas de vol armé. « Deux grenades ont été saisies, 25 cartouches de calibre 12, une arme blanche, un véhicule volé et retrouvé, 2 kg de chanvre indien. La sécurisation des convois a continué selon la Minusca. « Cette semaine, 405 véhicules ont bénéficié de la protection de la Minusca soit 288 véhicules des commerçants. En plus de ces protections, les travaux de réhabilitation de la route sur l’axe Sibut-Grimari-Bambari-Bria continuent. La génie de la Minusca a déjà fait 36% des travaux », a relevé le Colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole militaire de la Minusca.

 

 La Minusca a noté avec regret les récents meurtres de personnes sous les accusations de sorcellerie et exhorte les autorités compétentes à identifier les auteurs, les arrêter et à les mettre à la disposition de la justice./

 

Fridolin Ngoulou

Bangui : Edouard-Patrice Ngaïssona du PCUD conteste l'Accord de Nairobi

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