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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 16:10

 

 

 

Au Forces vives de la République Centrafrique unies

Au Bonheur au Bienfait unique de la Résistance joyeuse

de la République Centrafrique contre les Voleurs Mangeurs d’ozone

ce faisceau sur la place de Bangui uni ardent tous nos peuples

 

                   1

 

Au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir est imbibé

par l’esclavage le sien

 

                   2

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

au-delà et maintenant

 

                   3

 

ils portaient les tonsures saignantes

des porte-faix la corde au cou

quand on s’appelle Albert 1er on tranche

les mains et les pieds

 

                   4

 

maintenant il n’y a plus

de fuite possible même en avion

ma tête se sauve de l’esclavage

en ensemençant des champs de poèmes

le Royaume Bangassou à côté de moi

ce sont les nôtres les gousses des forêts

l’eau l’éléphant toute âme a droit

à l’existence quel grand espace !

maintenant à côté d’eux je me tiens

caché de l’esclavage à Bakouma

 

                   5

 

au-delà des mille ans de tonsures

saignantes chauves ils mouraient

dans les pus en portant dans leur

crâne la force de l’usufruit qu’ils

ont saigné dans l’Amérique

les Antilles les Brésil

vous avez secondé le blanc mé-

diterranéen avec son chef  blond

l’œil bleu d’un coup de pied à

débouler l’Améridien

maintenant peau rouge peau

noire vous êtes sans terre

dans les réserves des appartements loués

avec les punaises les gales puantes

sont-elles là vos Ancêtres à prier

maintenant vous mourez à fond

perdu hors de l’Afrique

avec la machinerie le blanc vous

dit tu es libre

vous mourez comme des machineries

surexploitées

le couteau que vous êtes devenus

n’a aucun regard à côté de soi de

moi les nôtres les gousses des forêts

l’eau l’éléphant toute âme a droit

qu’apportez-vous à la trace de l’existence

de l’Afrique ?

l’esclave matérialisé en fuite dans la

honte veut devenir blanc méditer-

ranéen blond aux yeux bleus

le caméléon ainsi tourné veut

devenir maître des nègres du

temps de séparation avec l’alphabé-

tisation avec toute sorte de pour-

riture entassée sous leurs tonsures

saignantes de leur crâne vipère

plate pour servir d’intermédiaire

de blanc caché qui mord la

population, tu es libre comme un Indien

dans sa réserve de poulailler chétif

j’ai déjà loué pour qq ans la

terre de tes Grands-Parents aux Pourra

magasiniers chaudes-pisses vo-

leurs de la population

 

                   6

 

au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir est inhibé

par l’esclavage le sien de coureur

 

                   7

 

À Bangui la réputation du chinois

tonneau l’estomac à ras de la langue

à sa vue le vieillard noir

je vire aussitôt à l’horizon de

nos terres de l’Oubangui-chari

le nom de Centrafrique le jeune orage

noir je vais fondre en éclairs

qui répand les chairs les os

aux points cardinaux de Centrafrique

 

                   8

 

À l’appel du Général De Gaulle

après la deuxième guerre mondiale

les petits poussins du poulailler

le vêtement sur les reins ils avaient

un pas dans le camp des blancs

ce fourre-tout dans vos cervelles

leurs croyances supérieures

gâtées maintenant sur cette terre

en quoi hé quoi ça sert l’Afrique

tes grands-mamans petit vêtement

avec une bouche un anus qui

articulent nourriture récompense

de 1950 à 2015 dans la peau

des vêtements du gouvernement

vous êtes tous des machineries

d’esclaves nègres blancs déjà morts

hors du temps de l’Afrique

 

                   9

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

au-delà et maintenant

c’est dire qu’ils ne font

rien dans leurs champs

côte à côte pour la préservation

la gloire de l’Esprit de leurs Pères

que l’Esprit juste bantou

inonde ce monde mesquin

donne-moi voici tiens !

 

                   10

 

commençons nous sommes

trois cent millions d’Africains bantous

à renouveler le monde par devoir

 

                   11

 

Le Chinois de Bangui se promène

avec une corde d’esclavagiste

contre notre Pensée le sourire

de l’aide étranger tu es libre

de voter un gouvernement d’esclavage

il veut attacher le cou de

nos terres je l’ai achetée aux Pourra

je la ferai travailler jour et nuit

pour beaucoup d’argent et pour

ce tracé de route ventre des chinois

 

                   12

 

Centrafrique, Oubangui-Chari

République Centrafrique ! au-delà

de quatre vingt ans j’ai vu des esclaves

leur peau est noire. Donne-moi

un nègre esclave tiens je prends

toutes les terres d’Afrique Centrafrique

                  

13

 

Le français les arabes les chinois

chacun cogne à son tour et ensemble

la Résistance s’est levée contre la Seleka

à chaque coup d’argent de fusil

à chaque coup de fouet et de ruse

tu es libre tu votes pour un de

ces présidents dans le camp des blancs

nous disons : et Centrafrique et l’Afrique ?

il faut nos terres entières donc nos

propres pensées nos propres mémoires

ancestrales pour le bienfait dans le

monde chétif maintenant

 

                   14

 

la Résistance tu as fait sauter tous

les coups de douleurs possibles

le général De Gaule n’a pas frappé son peuple

 

                   15

 

République Centrafrique Laka Pana

Karakare côte à côte Bouli kaba

côte à côte dans la poitrine des

côtes mâles Bikolo, vous Boudigrés

Banou, Ngao Manja, Dagba

MBaka Manja Luto Ali Banziri

Banziri Langbwassi

de l’autre côté de la danse au travail

nous sommes les contenants pleins

il n’y a plus de place que notre adresse

République Centrafrique Sango Dakpa Yakpa

Linda Issongo NDouka Sara Kara

Goula kounga Dokoa Ngao

Kreich Tangbago Sabanga vous

Vidre Biri MBinou vous les

Kaka les Zandé les Yakoma

Nzakara Ngbandi, Youlou Golo

Prembia Kpakili, Dendi nous

vous tous sans viscères cette eau

sacrée contre la soif du bourgeon

qui éclot Centrafrique nous sommes

le contenu entre le Chari et l’Ou-

bangui brûlés du Soleil d’au-

tant de siècles millénaires

 

                   16

 

aimer ce Pays ses plantes ses

oiseaux ses croissances dans le

champ de l’expertise bantou

aimer le ciel de Centrafrique

de là nos croyances accouchant

côte à côte toute chose respectée

de l’existence manger c’est rester

sur sa faim dans la danse

de l’abondance contenance de Centrafrique

Hé quoi que resterait-il à l’Indien

noir sans terre même pas les

terres de ses Pères donc de son Esprit

aimer les uns les autres côte

à côte jusqu’à la frontière du Pays

au-delà tous nous ne sommes pas

des pauvres nous tous avec les

troncs des arbres les flancs des rochers

les sommets des montagnes de

ce Pays les français nous ont cognés

les arabes nous ont frappés, les chi-

nois nous ont dit Peuple Centrafricain

pour encore mieux la corde de la chaîne

cachée dans les papilles de leur langue

au ras de leur estomac de tronc

tonneau aussitôt enchaîner le cou

de la terre mâchoire à produire jour

et nuit mère machinerie à crever

 

                   17

 

Centrafrique nous formons un nœud

qui se dénoue sous nos yeux

nous les écarquillons pour voir

la vérité en face debout résistance !

si vous traînez à Bangui vous

n’êtes pas contenu contenance ces

viscères des terres vos grands-parents

vous avez un pas dans l’esclavage

qu’ils les caméléons tendent là

cou l’esclave noir ne comprend jamais

rien de leurs pièges bonnes aides

bon vêtement contenance de nourriture

de cochon esclave

 

                   18

 

À quatre-vingt ans passés Centrafrique

ta résistance m’a libéré de l’esclavage

d’une magnitude d’un grand souffle

Afrique celui qui libère ses terres

d’une chiquenaude d’une torsion de

bras noueux voici le ciel entrer

au-dessus de nos têtes noires

ici bantou de pensées de nos

Pères noirs à côtés à toute chose

de l’existence noire

 

                   19

 

à quatre-vingt ans passés je

ne suis plus un vieillard

grisonnant l’adolescent noir

je suis maintenant ce madré

ce front têtu ses yeux noirs ce

sont maintenant ces regards les

yeux des graines libres des récoltes

il y en a des générations de frères

dans la main de la Centrafrique

ouverte de force de l’existence noire

 

                   20

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu madré à travers la Centrafrique

les jambes géantes traçant notre chemin

d’Obo à Birao de Djéma à Ndélé

vous enjambez par Markounda vers

Bossangoa Bokaranga à Dekoa vers

Bossembelé vous êtes quels vents

de quelle saison avant les routes

de guerre tracée de Damara à Krebedjé

notre chemin de résistance ne

tombe pas en déroute sous les pneus

de carcasses de fer abandonnées

Oubangui-Chari Centrafrique !

 

                   21

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu madré adolescent les

lames de tes tibias à travers les herbes

les buissons les forêts les montagnes

les fossés serais-tu un Nganza à

lunettes végétales un adolescent

tout neuf traverse le pays de Centrafrique

le Ciel de l’Oubangui-Chari s’étend

Il bénit la Tête de tous les Centrafricains

le Ciel de Centrafrique est cet œil béni

par-dessus la tête de la Centrafrique

 

                   22

 

à quatre-vingt ans passés la Résistance

m’a rendu les rencontres de la houe

des gens des champs, partout les gardiens

de ces chèvres à côté des étendues d’herbes

auprès des protecteurs des branches

mères à côté des nœuds pères

veillant dans les eaux des racines

des choses en attente de dénouement

sous le toit de paille l’éclair du

forgeron de Markounda à Obo

je m’époumonne de citer le nom

de chaque chose de chacun de nous

artisans de la résistance à chaque

pas la résistance rencontre la résistance

 

                   23

 

la résistance m’a rendu mon âme

l’Esprit de nos Pères couvre ce pays

cette terre Oubangui-Chari Centrafrique

la Résistance madrée a chassé l’esclavage

il se promène au loin avec la corde

à mettre attachée au cou des terres

l’esclavage dit je suis ton frère aidant

demandons-lui résistants depuis quand

donc ? notre liberté maintenant tu

fais quelque chose pour l’âme de notre

pays notre liberté vous nous avez

tant frappés ! elle s’est levée redressée

notre liberté n’est pas la liberté de

l’esclavagiste européen, arabe, chi-

nois, vous tous

 

                   24

 

au-delà de quatre-vingt ans le

vieillard noir tombe dans les tonsures

saignantes d’un cul de guenon

esclave de quatre-vingt-dix ans

c’est la loi Konté tu es avocat

en connaissances de cause et

moi dans la réserve de ce jardin

des abattages tout est déjà abattu

aussitôt espionnés hurleurs deux policiers

nous ont intimé l’ordre de regagner

nos quartiers des réserves s’il y a lieu

la loi des forces armes contre les punaises

des lits des jours et même des nuits

 

                   25

 

À quatre-vingt-dix ans passés

je fais un rêve de résistance : nous

vous avons vaincus avec des flèches

et des machettes notre force d’âme

nue seulement de la peau noire

du corps des pelages des écailles des écorces

des troncs des arbres des herbes le

dos roux de cette sorte de tortue de

chez nous cette eau que nous buvons

rend brave elle nous le dit : tu

attaches le cou de cette chevrette neuve

pour la vendre, donne tiens donc esclave

contre esclave, le cochon est dans la

merde y compris la sienne sans détour

pour l’engraisser il mange de plus

en plus d’appétit le ver est dans

la terre l’homme d’affaire l’estomac

à ras de sa langue enfile son

vêtement avec un trou du cul

d’ozone esclave incombable

serre tes fesses baillantes

 

                   26

 

Oubangui-Chari Centrafrique

Grand-Peuple ensemble chaque

ethnie est à sa place comme les

mûres noires toute chose s’ouvre

la forêt s’ébroue pour donner l’eau

ruisselante des fleuves fils des rivières

faudrait-il que l’esclave homme

d’affaire le cul béant à côté de

moi que me proposes-tu ? trancher

les troncs des canopées source de vie ?

Grand Peuple ensemble République

Centrafrique au-delà des mille ans

au-delà de cinq cents ans d’esclavage

comme l’adolescent moi, comme un

Nganza j’ai fait un saut fouettant

le soi-disant trou d’ozone je l’ai bouché

par-dessus la Centrafrique l’Oubangui

Chari le seul Ciel le seul Dieu

Le seul regard universel

 

                   27

 

au-delà de quatre-vingt ans

le vieillard noir les ronces tordues

de ses jarrets tantôt je me tiens

à gobongo c’est-à-dire à Ouango

à Kouango ce ruisselet fort de

Birao serpent de NDelé petite rivière

tu désaltères tant avant le Mbomou

tu en fais des détours l’Oubangui s’y reconnaît

l’Esprit Ba Li partout l’accouchement

des récoltes des regards se parlent

ces Centrafricains esquissent des sauts

périlleux des danses de la Résistance

je m’assieds à l’ombre d’un village

n’importe qui est-il lequel chez nous ?

 

                   28

 

dans cette existence je n’ai vu

que les esclaves noirs

à Ouidah au Benin l’acheteur

blanc arabe c’est aussi le vendeur

 

                   29

 

le fer sur la bouche de sa chose

le Seleka ainsi épouse une fillette

de cinq ans pour sa chose légale

dévaliser légalement librement

 

                   30

 

la liberté du regard du cochon

dans sa cage de fer vêtement

de nourriture frère je ne peux

rien faire à quoi ça sert cette

existence de la mer de l’air

les plus grands bateaux déversent

l’eau de l’usifruit sur l’autre rive

un jour on les a mis tant ensemble

les poulets les vaches l’une dans l’autre

la goutte d’eau pure dans l’impure

le bois d’okoumé abattu de l’argent

la diarrhée disenterie dégouline

automatique de son vêtement

de corps

 

                   31

 

au-delà de ce que l’Esprit se

lève du chaos des millions de siècles

je suis Gbasaragba joyeux calme aux

armements de fer le long des bras  

sursaut de Nganza la Résistance joyeuse

je suis verte svelte à côté de vous

 

                   32

 

de l’autre rive laquelle vous avez

conduit vous-mêmes les vendus

les vendeurs la bouche dans le fer

du vêtement de terre ample le

cochon mange le cochon de vache

son regard dans le trou du cul

de l’ozone un nom inconnu de

nouvelle nourriture vous-mêmes

 

33

 

à côté de l’au-delà adolescent

Gbasaragba verte Résistance

J’ai vu tant d’esclavage ample

Gonflé à éclater vêtement seul

Seulement

 

 

                   13 janvier 2015

 

                   Bamboté Makombo

 

 

 

 

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