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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 20:04

 

 

 

Gbangou : Les habitants réfugiés en brousse à cause de chef d’Anti-Balaka Andilo
 

Gbangou, 02 Janvier 2015(RJDH) - Deux vingt sept maisons sont incendiées dans ce village, laissant 440 ménages, pour 940 habitants sans abris. Les habitants du village Gbangou, commune de la ville de Bouca situé à 210 Kilomètres de la ville de Bangui, vivent dans des conditions critiques depuis l’incendie de leur village le 21 Septembre 2014 par Andjilo, un général du groupe armé Anti-Balaka.

 

C’est suite à une histoire de jalousie entre un élément d’Andjilo et un habitant du village que cet incident a eu lieu par la suite. Il leur a exigé de rester en brousse pendant dix ans avant de regagner le village. Depuis le 21 Septembre 2014, la population vit dans la brousse, dort sur des feuilles pour certains et pour d’autres sur des nattes sous des petits hangars construits en paille. En plus de cela, cette population  consomme de l’eau non potable, ce qui fait que plusieurs cas de décès et de maladies sont enregistrés.

 

C’est lors de la visite de l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalaïnga et d’autres ONG comme la Caritas, Comité Diocésain de la santé (CODIS), l’Association de la diaspora, Coup de Pouce des Anges avec Mme Carmen Ducas et d’autres mouvements et fraternités de l’église catholique, que les habitants de ce village refugiés en brousse depuis plus de deux mois ont présenté leur situation.

 

A l’issue de cette visite de deux jours, des dons en vivres et en non vivres ont été distribués à la population. CODIS s’est occupé de la santé. Les personnes malades sont consultées et ont gratuitement reçu des médicaments.

 

Frère Elkhana de CODIS qui assure la consultation a précisé que, « la majorité de la population souffre du paludisme, des parasitoses et des maladies de la peau y compris des staphylocoques. Tout cela s’explique par le manque d’eau potable et le manque d’une meilleure condition de vie car dans la brousse, ces personnes dorment sur le sol et vue la saison sèche, c’est très difficile pour elles ».

 

Il a ajouté par ailleurs que « 30 femmes enceintes ont été consultées toutes sont malades et ne sont jamais consultées depuis le début de la grossesse, jusqu'à terme et parfois jusqu'à l’accouchement. Pour les enfants c’est beaucoup plus le paludisme et les parasitoses ».

 

 « J’ai fait ce geste parce que j’ai en face de moi, des êtres humains qui sont réduits à l’état d’animal. J’ai été outré, j’ai été indigné en les voyant dans la brousse depuis plus de deux mois et je ne voulais pas rester indifférent et donc, j’avais fait des annonces sur des ondes en attirant l’attention du gouvernement et de la communauté internationale mais j’ai comme impression que ces appels sont restés vains. Cette population mourait à petit feu alors j’ai décidé de prendre mon bâton de pèlerin pour venir à la rencontre de mes frères et sœurs en mobilisant d’autres frères et des moyens, pour venir redonner la dignité à ces personnes. Elles sont joyeuses tout à l’heure en recevons des soins et ces cadeaux », a expliqué l’archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga.

 

Suzanne, une habitante a exprimé sa joie après avoir reçu ses cadeaux, « je suis très contente de sortir aujourd’hui voir mon village suite à l’appel de Monseigneur. Je n’étais pas sortie depuis qu’Andjilo a mis le feu au village. Depuis Septembre, on est dans la brousse, on mange sans sel, on dort très mal, on souffre de différentes maladies sans avoir des médicaments mais grâce à votre arrivée, on a pu avoir des choses. Je suis très contente ».

 

Après des visites auprès des ex Séléka et Anti-Balaka de la ville de Bangui, l’archevêque Dieudonné Nzapalaïnga avec l’aide de plusieurs organisations religieuses, de l’association Coup de Pouce des Anges de la diaspora et de la Ministre des Affaires Sociales Eugénie Yarafa a pu mobiliser des dons en vivres et non vivres et des soins pour les habitants du village Gbangou, refugiés en brousse depuis plus de deux mois suite à l’incendie de ce village provoqué par Andjilo, un élément du groupe Anti-Balaka, qui sème la terreur sur l’axe Bogangolo-Bouca./

 

Line Péguy Gondje Demba

 

 

Kaga-Bandoro : Les déplacés des Mbrès appellent à l’aide

 

Kaga-Bandoro 02 janvier 2015 (RJDH)---Les déplacés de la ville des Mbrès (Centre) qui ont fui les exactions et qui se trouvent actuellement à Kaga-Bandoro (centre-nord), appellent à  une assistance  humanitaire. Un appel lancé ce vendredi 02 janvier lors d'un entretien avec le RJDH, qui a pu joindre quelques déplacés.

 

Carine est habitante de la ville des Mbrès qui a regagné la ville de Kaga-Bandoro.  Jointe par le RJDH, elle a fait savoir que la situation humanitaire des déplacés est très déplorable.  « C’est depuis deux semaines que nous sommes arrivés à Kaga-Bandoro, nous n’avons rien à manger. Certaines ONG sont passées pour évaluer nos besoins  et nous identifier.  Mais depuis ces jours, elles ne sont plus revenues vers nous. Nous  souffrons,  je suis commerçante mais ici, je n’arrive pas à vendre mes marchandises. Comment mes enfants peuvent manger », a-t-elle décrié.

 

 Une autre déplacée évoque quant-à elle, les difficultés sanitaires ; notamment, le fait que les enfants souffrent du paludisme. « Ils n’ont pas des vêtements adaptés au froid. Ils manquent  de chaussures et nous dormons tous à même-le-sol. Toutes ces conditions font que la   majorité des déplacés souffre actuellement du paludisme et d’autres maladies.  Nous sommes dépourvus des produits pharmaceutiques », a-t-elle énuméré.


« Certains déplacés sont dans les sites des déplacés, d’autres ont trouvé refuge sous des arbres avec leurs familles et une partie est   regroupée  au nombre de 40 dans des petites maisons. C’est vraiment déplorable, si les ONG qui sont à Kaga-Bandoro peuvent nous trouver des solutions puisque pour le moment nous  ne pouvant pas rentrer dans la ville des Mbrès », fait savoir  Joseph un déplacé des Mbrès qui se trouve à Kaga-Bandoro.

 

Tous ces déplacés  ont par la même occasion lancé un appel aux autorités de la transition de leur venir en aide. « Nous avons tout perdu, nos maisons, nos champs, nos greniers et autres biens. Nous ne pouvons pas retourner dans notre ville pour l’instant. Nous demandons au gouvernement et aux ONG de voler à notre secours, la population des Mbrès est abandonnée à elle-même. Nous aimerions à ce qu’on puisse  désarmer tous les Séléka qui sont encore dans la ville des Mbrès », a réitéré Yvonne.

 

C’est depuis le 16 décembre dernier que les habitants de la ville des Mbrès ont fui les combats qui ont opposé des ex-Séléka aux Anti-Balaka. D'après les dernières informations, cette localité est toujours déserte. La ville est sous contrôles par des ex Séléka./

 

Flora Sandrine Mbagna


 

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