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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 12:06

 

 

Bangui : La participation de Djotodia et Bozizé au forum divise la classe politique
 

Bangui, 06 janvier 2015 (RJDH)---Au moment où la tenue du forum de Bangui se précise, nait le débat sur la participation ou non à cette rencontre des anciens chefs d’Etat François Bozizé et Michel Djotodia. Sur la question, les forces vives de la nation sont partagées. Certains leaders pensent que ces deux personnalités n’ont pas le droit de prendre part à cette rencontre tandis que d’autres estiment que leur présence est capitale pour comprendre les raisons réelles de la crise.

 

François Bozizé et Michel Djotodia doivent-ils oui ou non participer au forum de Bangui ? Cette question est diversement appréciée au sein des forces vives de la nation.

 

Pour Joachin Rainaldy Sioké, président de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) et 1er vice président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), ce n’est pas parce qu’il faut aller vers un forum inclusif que l’impunité doit être tolérée. Ce dernier considère la participation de François Bozizé et Michel Djotodia à ce forum comme une consécration de l’impunité, « François Bozizé et Michel Djotodia présents au forum de Bangui, signifierait que nous avons décidé une fois de plus de consacrer l’impunité dans ce pays. Pour nous, il n’est plus possible de tolérer et d’encourager l’impunité ».

 

Gaston Mandata Nguerekata, président fondateur du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) et candidat déclaré à la présidentielle de 2015 est plus radical. A propos de la participation de Michel Djotodia, le candidat Nguerekata affirme : « Michel Djotodia, c’est le chef de la Séléka, c’est lui qui a amené avec lui cette crise que nous connaissons depuis décembre 2012. Il est le premier responsable de la situation chaotique du pays. Ce monsieur ne peut pas venir s’asseoir à une table de négociation avec les Centrafricains ». Quant à François Bozizé, le président du PARC pense que « c’est lui qui a fait le lit à la Séléka. Il est aussi responsable de plusieurs crimes dans ce pays. La place de ce monsieur est en prison ». 

 

Au nombre des leaders s’étant opposés à la participation des deux anciens chefs d’Etat, nous citons le président du MLPC, Martin Ziguelé, qui l’a affirmé lors d’une interview accordée à nos confrères de Jeune Afrique.

 

Si certains leaders s’opposent à la présence de Michel Djotodia et de François Bozizé au forum de Bangui, d’autres pensent que la présence de ces deux anciens chefs de guerre est essentielle dans la recherche de solution à la crise actuelle.

 

Dans un communiqué de presse publié, le Parti Africain pour la Transformation Radicale et l’Intégration des États (P.A.T.R.I.E) s’est opposé à l’idée de la mise à l’écart de ces deux anciens chefs d’Etat. Pour le parti de l’ancien ministre d’Etat, Crépin Mboli-Mgouba, la présence de Michel Djotodia et de François Bozizé est capitale. Ce parti pense que leur participation permettra d’aller au fond de la crise et de la comprendre.

 

Dans une publication faite sur Centrafrique Libre, Octave Ngakoutou, opérateur économique et président de l’ONG HUMANIPLUS a appelé à la participation de Michel Djotodia et de François Bozizé à la rencontre de Bangui. Pour ce leader d’opinion, la présence de ces deux anciens chefs d’Etat permettra de faire la lumière sur ce qui est arrivé afin de relancer la République Centrafricaine. Il a précisé que leur présence ne mettra pas fin aux poursuites qui pourraient être engagées contre eux.

 

François Bozizé, président de la République Centrafricaine de mars 2003 à mars 2013, est officiellement en exil. Il est signalé dans plusieurs pays, ces derniers temps. François Bozizé est sous sanction des Nations Unies qui lui ont interdit de voyager et lui ont imposé le gel de ses avoirs. Cet ancien président est aussi sanctionné par les Etats-Unis.

 

Michel Djotodia, président centrafricain entre mars 2013 à janvier 2014, est officiellement en exil au Bénin pays d’origine de sa femme. Ce denier est aussi signalé dans plusieurs autres pays. Bien que son nom ait été sur la liste des personnalités a sanctionner, il n’a jamais été retenu par le comité de sanction des Nations Unies. Ce sont seulement les Etats-Unis qui l’ont sanctionné./

 

Sylvestre Sokambi

 

 

Bambari : 5 morts et 7 blessés après un braquage perpétré par des présumés Anti-Balaka
 

Bambari, 06 janvier 2014 (RJDH)—Les actes de violence continuent  de se faire enregistrer dans cette partie du pays. Après les affrontements signalés le mois entre les combattants de l’ex-Seleka et les Anti-Balaka, un  autre cas de violence est signalé ce mardi 06 janvier dans chef lieu de la Ouaka. Selon les sources locales, il s’agit d’un cas de braquage perpétré par un groupe des éléments armés présumés être des Anti-Balaka,  qui s’est soldé par un drame. Le bilan fait état de 5 morts, 7 blessés et deux maisons incendiées.

 

D’après les témoignages recueillis auprès de plusieurs sources concordantes, a l’origine du drame, le braquage d’un jeune homme en provenance de Kouango, par  le commandant de zone des Anti-Balaka de Bambari et ses éléments. Ils ont pris sur le jeune homme une somme de 150 francs CFA, 150 kilogrammes  de graines du Café, et une moto.

 

Informé de la situation, un autre  groupe des Anti-Balaka venu de Bangui, a encerclé le campement de Kidigra là où résident le Com-zone et ses éléments. Du coup, les échanges de tirs se sont fait entendre dans le secteur, entre ces deux groupes des Anti-Balaka. Le bilan provisoire est de 5 morts, dont 2 Anti-Balaka et 3 personnes civiles. Il y’a également des blessés qui sont admis a l’hôpital de Bambari pour des soins. On nous signale aussi que deux maisons ont été incendiées.

 

Une situation qui inquiète la population qui ne se retrouve plus dans l’état actuel d’insécurité qui selon elle est plus élevé. Elle se dit fatiguer par les peulhs armés  qui les terrorise d’un côté et les Anti-Balaka  l’autre côté.

 

La ville de Bambari, reste le théâtre des affrontements armés, malgré la présence des forces internationales, notamment la Sangaris.

 

Salomon Ngodi

 

 

Batangafo: Des ex-Séléka tuent 6 personnes à Mbali et Mengué
 

Batangafo; le 06 janvier 2015 (RJDH) -- Six personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées sont admises à l’hôpital de Batangafo, suite a des attaques menées dans les villages Mbali et Mengue le 31 décembre dernier et le 4 janvier 2015 par des hommes armés assimilés aux ex-Séléka et aux peulhs, d’après une source administrative locale.

 

Selon un témoin contacté depuis Batangafo, l’attaque du village Mbali par des hommes armés a fait 5 morts. Le 4 janvier de l’année en cours, c’est le tour du village Mengué situé à 7 km de la ville d’être attaqué. Le bilan fait état d’une personne tuée et plusieurs blessés admis à l’hôpital de Batangafo pour des soins.

 

Le village Kolo a également payé de lourds tribus, une femme accusée de sorcellerie par sa coépouse a été enterrée vivante avec son enfant par les anti-balakas d’après un témoin.

 

Désespères, les habitants de ces localités lancent un appel aux autorités et aux forces onusiennes de leur venir en rescousse. Ces cas s’ajoutent à ceux des villages Gbanto, Bomia et Ngoumbo, incendies par des peulhs armés. /

 

Justin-Singa.


 

Bossangoa : Les résultats du Bac sont catastrophiques pour les élèves de la ville
 

 

Bossangoa, 06 janvier 2015 (RJDH)- Le résultat du Bac de 2013-2014 à Bossangoa (nord), a été déplorable suite à la crise militaro-politique. Sur 97 candidats inscrits, 77 ont composé et 5 ont reçu leur parchemin. Ce résultat a été évident pour les parents et les enseignants, selon le proviseur du lycée.

 

Emile Bissaolo, proviseur du lycée moderne de Bossangoa, a expliqué que la plupart des candidats ont préparé les examens dans la brousse, sous la peur et la psychose. « Nous avons cru qu’il n’y aura pas de baccalauréat à Bossangoa. S’il y’a cinq admis, c’est une chose, qui nous interpelle tous », a affirmé le proviseur.

 

« Nous avons récolté ce que nous tous avons semé. La destruction des table-bancs, des exactions, le manque de liberté d’expression, l’insécurité grandissante dans la localité, sont autant de situations qui ne peuvent favoriser la réussite des enfants », a-t-il relevé.

 

Ruth Nganawara, présidente sous-préfectorale des parents d’élèves, a quant à elle souligné les conditions affligeantes dans lesquelles les candidats au bac ont préparé les examens de cette année. « Sur 77 candidats, 5 seulement ont décroché leur diplôme. Ce résultat est insignifiant. Nous sommes conscients de cette défaillance liée à la crise, dont les co-auteurs seraient entre autres, la population elle-même », s’est indignée la présidente des parents d’élèves. 

 

Elle a par ailleurs ajouté que « le nombre d’admis de cette année, nous a permis de réfléchir et d’envisager une solution adéquate, afin d’obtenir un résultat satisfaisant en 2015 », a-t-elle suggéré.

 

La rentrée scolaire 2014-2015 est prévue pour le 10 janvier 2015 à Bossangoa. La plupart des enseignants ont regagné leur poste. Mais les locaux de l’établissement secondaire restent encore dans l’insalubrité. /

 

Auguste Bati-Kalamet.   


 

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