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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 18:23

 

 

L’A.N.E se félicite de l’installation de ses démembrements à Bangui et dans les provinces
 

Bangui, 13 janvier 2015 (RJDH) L’Autorité Nationale des Elections  (ANE) s’est réjouie de l’installation des Autorités Locales des Elections dans tous les arrondissements de Bangui ainsi que dans les préfectures de l’Ombella M’Poko, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéï et de la Sangha-Mbaéré. Une  satisfaction exprimée dans un communiqué de presse rendu public le 08 janvier dernier.

 

« Il convient de rappeler que l’ANE a déjà implanté ses structures de base dans les huit comités d’arrondissements de Bangui, dénommées Autorités Locales des Elections (ALE), dans les préfectures de l’Ombella M’Poko, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéi et de la Sangha-Mbaéré », indique le communiqué.

 

Pendant le mois de décembre 2014, quatre préfectures centrafricaines ont été visitées par l’ANE. Le document publié, énumère la Lobaye, l’Ouham, l’Ouham-Pendé et la Kémo comme étant les préfectures où l’ANE « a eu à mettre en place les Autorités Sous-préfectorales et locales des Elections ».

 

L’installation de ces comités locaux s’est accompagnée de l’analyse de l’état des lieux, consistant, selon le communiqué à « prendre la mesure des acquis, à identifier les difficultés devant être aplanies et les aspects à améliorer avant la mise en œuvre du processus électoral dans ces localités ».

 

Les actions menées par l’ANE dans le dessein de tenir les élections, selon les échéances prévues se multiplient de jour en jour. Après les missions de l’installation de ses démembrements, le président de l’ANE a reçu, ce jour, 13 janvier le nouvel ambassadeur de la République Populaire de Chine en République Centrafrique. M. Ma Fulin, est venu, d’après Dieudonné Kombo-Yaya, président de l’ANE, « prendre contact avec nous pour voir dans quelle mesure apporter un appui à notre institution qui ne vit que du seul apport du gouvernement centrafricain. A part les promesses de certains partenaires internationaux, beaucoup d’efforts restent à fournir pour soutenir les actions de l’ANE.»/

 

Naïm-Kaélin ZAMANE


 

Bangui : Des patients se désintéressent de l’hôpital communautaire
 

 

Bangui, 13 Janvier (RJDH) – l’hôpital Communautaire a connu une forte baisse de fréquentation ces derniers temps. Deux raisons sont évoquées à savoir l’insécurité à proximité de la concession et l’ouverture des différents centres de soin gratuit par des structures humanitaires dans les sites des déplacés.

 

Les patients du dit centre hospitalier affirment que leur sécurité est abandonnée à eux mêmes. Les récentes manifestations répétitives des ex Séléka cantonnés au camp Beal et la menace d’explosion du dépôt de munitions sont à l’origine des départs de beaucoup de malades du dit Centre hospitalier. Il en demeure pas moins que le personnel qualifié n’est pas toujours sur place à son service.

 

Par ailleurs, le Professeur Abdoulaye Sepou titulaire en  gynécologie obstétrique à l’hôpital communautaire de Bangui évoque la raison d’ouverture par des structures humanitaires, des différents centres de soin qui offrent des services gratuitement aux patients et qui ont dévié la majorité des malades qui n’ont pas de moyen.

 

Le RJDH n’a pas pu entrer en contact avec le Directeur du dit centre hospitalier  pour en savoir plus de ce désintéressement des malades.

 

Vivien Ngalangou

 

 

Bossangoa : Plus de 300 déplacés vivent dans la précarité au petit séminaire
 

Bossangoa, 13 janvier 2015 (RJDH) Au moins 300 personnes qui ont fui les exactions des ex-Séléka dans les régions de Markounda, des villages  Nana et autres localités proches, se retrouvent sur le site des déplacés du petit Séminaire de l’église catholique de Bossangoa (nord). Ces derniers vivent difficilement sur ledit site.

 

Sur le site des déplacés de l’évêché, la plupart des personnes déplacées ont regagné leur domicile. Les locaux sont vides. Par contre, sur le terrain de football du petit séminaire Saint-Paul, des tentes ont été dressées pour accueillir des personnes qui ont fui les hostilités des ex-Séléka. Des femmes, des enfants et hommes sont assis à l’ombre des grands arbres.

 

Le RJDH a constaté que la plupart des enfants sur ce site sont atteints de la gale, suite à la consommation des eaux insalubres au cours de leur déplacement et parce qu’ils se sont couchés dans la brousse, à même le sol dans des conditions déplorables.

 

Selon le responsable des déplacés, « toutes ces personnes proviennent des différents villages, entre autres, Koki, Nana, quelques habitants de la sous-préfecture de Markounda », a-t-il expliqué.

 

Ces déplacés préparent dans des petites marmites sur des foyers de trois pierres. Leur nourriture la plus fréquente est la farine de Soja qu’ils consomment en bouillie. Ils portent des loques, leurs chaussures sont des sandalettes en mauvais état. Quelques rares de ces personnes vulnérables vivent dans des conditions hygiéniques déplorables.

 

Cette population est prise entre  deux feux  

 

Selon les explications d’un chef de ménage des déplacés, ils sont à Bossangoa suite à l’insécurité grandissante dans leur zone respective.

 

« Arrivés sur le site du Petit Séminaire Saint-Paul,  des Anti-Balaka nous mettent mal à l’aise. Nous sommes quotidiennement victimes de rançonnage, de vol à main armée et d’agression physique ou verbale. Nous avons fui le conflit et nous sommes encore devant une autre problématique créée par les miliciens. C’est déplorable », s’est indigné ce chef de ménage.

 

Le manque de moyen financier pour répondre aux besoins quotidiens de la famille est encore un autre calvaire que ces personnes traversent. « Sous ces huttes, nous dormons sur des nattes à la merci de la poussière, des eaux de la pluie et aux piqures des moustiques. Le paludisme est le quotidien des enfants du site des déplacés de Saint-Paul », a déploré un autre chef de ménage.

 

Michel Ningando, directeur du Petit Séminaire de Saint-Paul a souligné que les déplacés reçoivent néanmoins une assistance de la Caritas de Bossangoa. « Nous les assistons selon notre disponibilité. Des vivres et non vivres leur ont été distribués », a-t-il affirmé.

 

Après avoir sillonné le site de ces déplacés, nous avons constaté que les déplacés ont besoin d’une assistance, parce que l’état dans lequel ils se trouvent prouve un réel besoin.

 

Le directeur a relevé que le programme d’assistance soutenu par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) était à terme. « Nous ne disposons plus de moyen pour soutenir ces personnes vulnérables. Notre contrat avec le HCR a été rompu. Il appartient au gouvernement d’assumer sa responsabilité auprès de ces personnes qui ont besoin d’assistance », a expliqué le directeur.

 

Le 22 novembre dernier, le RJDH a assisté à une petite cérémonie de don des matériels aux déplacés du site du Petit séminaire de Saint-Paul. Ce don a été fait par l’ONG internationale CRS, basée dans la ville de Bossangoa. Ces matériels sont composés des pousses-pousses, des râteaux, des lampes pour la surveillance du site, des pelles et autres matériels pouvant les aider à pratiquer l’agriculture.

 

Malgré cette assistance, la situation de ces déplacés reste toujours précaire, en concerne la prise en charge sanitaire, alimentaire, voir vestimentaire. En ce moment, c’est le CRS qui essai d’apporter un soutien en matériels de noyage du site. / 

 

Auguste Bati-Kalamet


 

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