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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 18:15

 

 

La Minusca présente les résultats préliminaires d’un éventuel massacre de 200 personnes
 

Bangui, 14 janvier 2015 (RJDH)—La Minusca a présenté ce mercredi 14 janvier, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, les résultats d’une enquête sur certaines informations faisant état d’un massacre de 200 personnes dans le village Zoubingui, situé sur l’axe Bambari-Ippy entre juin et novembre 2014.

 

Des précisions ont été données par la Cheffe par intérim du Bureau de la Communication et de l’Information Publique de la Minusca, Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbetanou. Selon elle, ce rapport préliminaire considère ces informations comme des « allégations ».

 

D’après cette dernière,  les enquêteurs ont rencontré plusieurs sources permettant de vérifier les informations. « Les résultats ont noté que la situation des droits de l’homme dans la sous préfecture de la Ouaka est très préoccupante à cause de la prolifération des armes légères, des conflits inter communautaires et des attaques perpétrées contre les populations civiles par des différents groupes armés », a-t-elle indiqué.

 

 « Au moins 17 cadavres ont été découverts par les communautés vivant près de la rivière Gbaïdou, au moins 5 personnes ont été tuées et jetées dans la rivière et ses abords. Les autorités locales ont déclaré que 7 corps ont été retrouvés dans les abords de la rivière Gbaïdou/Ippy au mois de novembre, 2 corps en état de décomposition aux bords de la rivière Gbaïdou ont été découverts par les enquêteurs de la Minusca », a présenté la Minusca, suite aux  informations de l'enquête préliminaire.

 

Par ailleurs, dans un rapport remis par les autorités de la Ouaka aux enquêteurs de la Minusca il y a 176 cas d’incendies, 107 cas de pillage, 28 cas de destruction de maison, 2 lieux de culte, 2015 personnes blessées par balles dont 23 évacuées, 214 personnes tuées par balle dont 69 inhumées par la croix rouge et 52 dépouilles remises aux familles. Cependant, elles n’étaient pas en mesure de clarifier le sort des 93 autres cadavres restants, d’après la Minusca.

 

La Minusca note que ces violations auraient été commises entre les mois de juin à novembre 2014 dans la sous-préfecture de Bambari, Kouango dans les villages Liwa, Makossika, Liotte, Bac Bombalo, Bolo et dans les groupements de Wangaye, Ngoandji, Aji et Saint Joseph. Selon cette institution onusienne, les auteurs de ces violations n’ont pas été clairement identifiés dans le rapport des autorités de la Ouaka.

 

Cette conférence de presse a permis à la Minusca et ses composantes de présenter les activités réalisées la semaine dernière dans les différentes divisions. Elle a été conjointement animée par Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbetanou, le Lieutenant Léo Franc Gnapie, le Lieutenant Colonel Louis Mbaye de la composante police et  le Lieutenant Colonel Adolphe Manirakiza, porte-parole militaire de la Minusca./

 

Fridolin Ngoulou

 

 

Bangui : Les enseignants des établissements publics du fondamental 1 en grève
 

Bangui, 14 Janvier 2015 (RJDH)--Les écoles publiques sont restées aujourd’hui paralysées dans la ville de Bangui. Certains Directeurs, enseignants et élèves sont venus tandis que d’autres sont restés à la maison. "Cette grève prendra fin le vendredi 16 Janvier’’, ont dit certains responsables  des établissements interrogés par le RJDH. Selon le syndicat, c'est pour réclamer du gouvernent,  le paiement de trois mois d'arriéré de salaire.

 

Cet arrêt de travail intervient après la distribution des tracts dans les établissements publics du fondamental 1. Ces papiers ont été distribués par le syndicat des enseignements publics du fondamental1, autorisant un arrêt de travail pour une durée de trois jours. Ces derniers voulaient à travers cette manifestation, revendiquer le payement d’arriéré de trois mois de salaire.

 

Le RJDH a fait le tour de certains établissements publics de Bangui afin de constater les faits. A l’école Saint François dans le 4ème arrondissement, une source administrative affirme avoir été au courant de la grève de trois jours instruite le syndicat. «Ils sont passés demander aux enseignants  et aux élèves de rentrer à la maison, sinon ils vont faire usage de force »,  a-t-elle souligné.

 

Roy Roger Konzi,  Directeur de l’école implantée dans l'enceinte de la gendarmerie se dit par ailleurs surpris de constater l’absence totale de ces enseignants  à l’exception d’un seul  qui est venu. Ce dernier témoigne ignorer les raisons de cette grève.

 

« J’ai écouté le mot d’ordre de grève à la radio,  mais je suis Directeur d’une école,  il n’est pas de mon devoir de faire la grève,  car c’est l’administration, je suis obligé de venir ouvrir le bureau et voir si les enseignants sont là,  afin de travailler car la décision de la grève est collective,  mais quand on veut se mettre en grève c’est individuel », a-t-il clarifié.

 

Selon Dominique Doumta,  Directeur de l’école Sica2 mixte A, l’absence des enseignants et des élèves est due au démarrage de grève de trois jours lancé par le syndicat des enseignements publics du fondamental 1. « Nous sommes contraint d'observer cette grève avec les autres»,  a-t-il ajouté.

 

Les établissements publics sont paralysés par cette grève qui a commencé aujourd’hui 14 janvier et  prendra fin le vendredi 16 janvier./ 

 

Vivien Ngalangou 


 

Bozoum: Bientôt l'exposition d'une foire agricole dans la ville et à Bouar
 

Bozoum, 14 janvier 2015 (RJDH)--Une foire agricole à l'intension des paysans de la ville de Bozoum (nord) sera organisée à la fin du mois de janvier et début février dans la ville de Bouar (ouest). Cette activité sera organisée par la Caritas avec l'ONG Cordaid  sur financement de  l'ambassade de France, a indiquée le curé de la paroisse de Bozoum, Père Aurelio Gazzera.

 

"Malgré tout, nous allons  reprendre la tradition des foires agricoles à Bozoum et à Bouar,  respectivement les 31 janvier-1er février 2015 à Bozoum. Et du 7 au 8  février 2015 à Bouar", a mentionné Père Aurelio.

 

 En justifiant l'organisation de cette foire agricole, le religieux  a fait savoir que c'est  pour donner la possibilité aux paysans et aux groupements  agricoles de trouver un espace d'échange et de vente.

 

" A travers l’agriculture, nous essayons de donner un coup de main pour le développement économique, la sécurité alimentaire et le relèvement de la région. La foire est aussi une possibilité pour les ONG et les bailleurs de faire des  achats de semences et de nourritures. Mais c'est surtout un espace d'espoir  dans lequel la Centrafrique  peut exprimer  ses possibilités", a réitéré le curé.

 

Des produits agricoles tels que le riz, le haricot, l’oignon, le mil, le maïs, le sésame, le manioc, les arachides, le voandzou, le miel, l’igname, la courge et les légumes seront exposés. Il y aura un secteur consacré à l’élevage et un autre secteur dédié à l’artisanat rural.

 

Dans la ville de Bouar, "cette foire  tend à devenir l’un des plus grands évènements de la préfecture de la Nana Mambéré en matière de développement agricole et de sécurité alimentaire. C’est l’occasion pour les producteurs agricoles, les groupements, les unions et la fédération des producteurs maraichers de présenter le fruit du travail réalisé au cours de la saison agricole 2014", a relevé le document publié par la Caritas annonçant l'évènement.

 

Il s'agit de la 11èmefoire agricole et pastorale organisée dans la ville de  Bozoum. En 2014 cette activité n'a pas eu lieu à cause de l'insécurité qu'a connue le pays.  Cette activité sera organisée par la Caritas en partenariat avec l'ONG Cordaid, sur financement de l'ambassade de France. Bozoum, et d'autres partenaires internationaux./

 

RJDH

 


 

L’Eglise des Frères appelle ses fidèles à pratiquer la justice et le pardon
 

Bangui, 14 janvier 2015 (RJDH)--Les fidèles des Eglises Evangéliques des frères ont été interpellés le mardi 13 janvier2015 à pratiquer la Justice, le pardon et la cohésion sociale. Cet appel a été lancé lors de la 54e conférence générale de l’Union des Eglises Evangéliques des Frères par le président de la conférence Boniface Banga.

 

Cette rencontre religieuse à l’Eglise de Galabadja 3, situé dans le 8e arrondissement de Bangui,  vise à évaluer les activités de l’année précédente et d’amener les membres à être de bons citoyens face à la situation que traverse le pays, selon Boniface Banga, président de cette conférence.

 

Le représentant du ministre de l’Administration du territoire juge que le thème de cette conférence qui est la « fidélité » n’a pas été choisi au hasard. « C’est pour renforcer la foi chrétienne et aussi pratiquer la bonne gouvernance, l’une des voies de sortie de crise centrafricaine », a dit Joël-Parifa.

 

Le pasteur de l’Eglise de Batangafo, Joël Nganafeï, a dans ses propos indiqué que toutes les églises de Batangafo ont été incendiées par des ex-Séléka. Malgré cette situation, il a aussi invité ses fidèles à pardonner les auteurs de ces actes.

 

Cette conférence qui s’est ouverte mardi 13 janvier prendra fin jeudi 15 janvier 2015.Elle a réuni les fidèles des Eglises des Frères de l’ensemble du territoire national. /

 

Carole Bycekoan

 

 

Bangui : Le pont de Sica-Bois s’affaisse au quotidien
 

Bangui, 14 janvier 2015 (RJDH) - Le pont qui relie les  2ème, 3ème et une partie du 6ème arrondissements, connue sous le nom de Sica-bois présente des fissures. Cet état de dégradation, inquiète les usagers, selon plusieurs personnes rencontrées ce matin sur le pont. C’est le principal axe dans cette partie de la capitale, emprunté par les habitants.

 

D’après un constat fait ce matin par le RJDH, le pont présente déjà des fissures qui sont bien visibles. Les gardes fous qui sont placés, afin d’éviter les cas d’accidents de route sont aussi cassés. "Un danger pour les usagers et les gens qui exercent  des petits commerces sur le pont", a dit un passant.

 

Une femme vendeuse ambulante a fait savoir que c'est l'unique axe qui permet à la population de Bimbo, de KM5, et des autres quartiers au sud de Bangui, de se rendre au centre ville. Car "la circulation est devenue difficile après l'effondrement des autres ponts. Donc si le pont de Sica-Bois s'affaisse, ça sera difficile pour nous qui habitons de l'autre côté de traverser", a-t-elle dit.

 

«  C’est très déplorable de voir aujourd’hui que le pays s’enfonce de jour en jour. Après le pont de Langbachi, de Saye-voir, et celui de Sica-Castors, c’est maintenant le tour de celui de Sica-Bois. Mais ce qui fait mal, c’est le fait que les autorités en place et les responsables des travaux publics ne se tracassent pas  ou ne font pas des efforts pour remédier aux problèmes », a déploré un conducteur de taxi qui requiert l’anonymat.

 

D'autres usagers déplorent par ailleurs que certains jeunes de ce secteur aient créé une station lavage juste à proximité du pont. Un fait qui occasionne également l’avancée rapide de la dégradation.

 

Cette dégradation intervient après l'affaissement du pont de quartier Langbachi et celui de Sica-Castor. Ce dernier vient d’être réhabilité temporairement par les éléments de l'EUFOR-RCA. Le RJDH n'a pas pu joindre les responsables de service des travaux publics, afin  d’avoir leur réaction sur le problème./

 

Annette Maélaine Malébingui


 

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