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27 janvier 2015 2 27 /01 /janvier /2015 14:17

 

 

 

On aura beau épilogué, la prétendue érection du mouvement des antibalaka en parti politique – dont on ne sait pas encore s’il est déjà reconnu par les pouvoirs publics – est très loin d’effacer le tatouage indélébile qui authentifie son pedigree : une association criminelle. Personne n’est dupe.

 

Il n’est un secret pour personne, puisque c’est communément admis, que sur tous les registres du pire, les antibalaka occupent la lanterne rouge, loin devant les séléka. Et ce n’est pas fini.

 

La tentative manquée de restauration de l’ordre ancien – entendez le retour au pouvoir de François Bozizé – du 5 décembre 2013, le désespoir de n’y jamais parvenir, fait rivaliser d’imagination les différents animateurs de cette nébuleuse qui passent désormais pour maîtres dans l’art d’embrouiller les choses, afin de mieux se tapir derrière l’écran de fumée qu’ils s’imaginent savoir si bien produire : manipulation, intoxication, invasion des réseaux sociaux, démentis, ce n’est pas moi, c’est lui, etc. Un anti-balaka est un anti-balaka et le restera. Peu importe les étapes par lesquelles il passe.

 

A l’évidence, en dépit de tous les revers qu’ils essuient dans leur funeste dessein et qui les hissent aux rangs peu enviables de tous les tableaux des associations nationales et internationales de défense des droits humains ainsi que des Nations Unies, on note avec étonnement qu’aucun signe de remords ni volonté de mettre un terme à leur morbide entreprise n’est enregistré chez les animateurs des antibalaka. Peu importe les graves risques encourus, pour eux-mêmes, pour leur progéniture, leur région, leur ethnie, etc. La préférence perpétuelle pour la logique suicidaire et du pire semble être le registre où ils se sont inscrits de façon durable pour rendre le pays ingouvernable tant que ce n’est pas Bozizé qui en est aux commandes. Il va bien falloir faire son deuil.

 

Le rapt des humanitaires et du membre du gouvernement, participe de cette logique même si l’on peut admettre que la gestion d’un otage n’est pas l’exercice le plus aisé en matière de terrorisme. Il y a ensuite la justesse de la cause pour laquelle ces actes sont commis et qui ne trouve aucune sympathie ni oreille attentive, ni en RCA, ni ailleurs, tant le cas est indéfendable.

 

A supposer que Rodrigue Ngaïbona ait déjà été transféré à la CPI ou qu’il le soit un jour, au nom de quoi ses partisans continueraient-ils à agir de la sorte et pour quel résultats ? Pourquoi s’offusquaient-ils alors naguère lorsque les Généraux Soriano (de la Sangaris) et Mokoko (de la MISCA) les qualifiaient « d’ennemis de la paix » ? N’est-ce pas ce retour à la paix auquel ils s’opposent ainsi ? Et dans quel intérêt ?

 

Il faut savoir raison gardée et se dire que tout, mais absolument tout, a une limite dans l’espace et dans le temps. Je dirai même mieux, on trouve toujours plus fort que soi. Les exemples sont légion qu’on n’a pas nécessairement besoin de citer.

 

En refusant délibérément de créer les conditions paisibles d’une vie chez soi aujourd’hui et demain, ce sera dans l’isolement d’une cellule ici ou ailleurs que viendra certainement, le moment de la réflexion et du remord. Mais ce sera bien tard et l’infortuné pensionnaire de ce cadre se dira, dépité : si je savais !!!

 

CAP

MOUVEMENT ANTIBALAKA, UNE ASSOCIATION CRIMINELLE

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