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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 13:31

 

 

 

http://lepays.bf  lundi 26 janvier 2015

 

La crise centrafricaine semble avoir pris une nouvelle tournure. On était jusque-là habitué à des affrontements parfois meurtriers entre milices chrétiennes et musulmanes qui se vouent mutuellement une haine morbide. Mais depuis quelque temps, on assiste à un nouveau phénomène qui consiste, pour les milices, à prendre en otage des personnalités. En effet, pas plus tard que la semaine écoulée, Claudia Priest, une humanitaire française de 67 ans en fin de mission en Centrafrique, a été enlevée avec un prêtre centrafricain, dans une zone contrôlée par les Anti-balaka, avant d’être libérés plus tard. Peu avant leur libération, c’est une employée de la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) qui a  été kidnappée par des individus armés non encore identifiés. Peu importe, l’essentiel c’est que l’employée en question a recouvré la liberté quelques jours plus tard. On en était là, jusqu’à ce que tombe la nouvelle de l’enlèvement de Armel Niongatoloum Sayo, ci-devant ministre de la Jeunesse et des sports, alors même qu’il revenait de l’église, en compagnie de son épouse et de son frère. Quatre individus circulant à bord d’un taxi ont arrêté le véhicule du ministre, tiré en l’air et l’ont contraint à descendre de son véhicule pour finalement le conduire vers une destination inconnue.

 

Il revient aux autorités centrafricaines de travailler à relever le défi de la sécurité.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Centrafrique va à vau-l’eau. Ce n’est pas demain la veille le retour de la paix dans ce pays. Quand on croit avoir trouvé la solution à un problème, un autre surgit, rendant illisible la situation. Car, comment peut-on comprendre que l’on en vienne à enlever un ministre en plein cœur de la capitale ? Qu’a-t-il fait ? Que veulent ses ravisseurs ? En tout cas, cet enlèvement  rappelle celui de l’ancien Premier ministre libyen, Ali Zeidan, qui a été extirpé de sa chambre d’hôtel par l’une des multiples milices qui se disputent le contrôle de la Libye, depuis la chute du Guide Mouammar Kadhafi. C’est la preuve donc qu’en Libye comme en Centrafrique, seule vaut la loi des miliciens. Ils font la pluie et le beau temps, convaincus que rien ne leur arrivera. Et tant que la Séléka et les Anti-balaka  ne seront pas cantonnés et désarmés, il se multipliera des actes antirépublicains en ex-Oubangui Chari. Toute chose qui sera préjudiciable à l’avènement d’un Etat de droit qui proscrit toute attitude revancharde. Cela dit, il revient aux autorités centrafricaines, avec l’appui de la communauté internationale, notamment les forces internationales en présence, de travailler à relever le défi de la sécurité. Car la RCA, en l’état actuel des choses, constitue un terreau fertile pour les djihadistes de tout poil. De fait, se sentant coincés et pris en étau, les islamistes de Boko Haram pourraient être tentés de rejoindre la Centrafrique pour poursuivre leur basse besogne. C’est à se demander s’ils n’y sont pas déjà.

lu pour vous : ENLEVEMENT DU MINISTRE CENTRAFRICAIN DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS : Où va la RCA ?

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