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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:55

 

 

 

Tanguy Berthemet  Le Figaro 20/01/2015 à 18:59

 

En moins de vingt quatre heures, deux expatriées, une Française et une Irakienne, ont été kidnappées à Bangui par des Anti-Balaka, une milice chrétienne qui sévit en Centrafrique. L'arrestation samedi par les soldats de l'ONU du général Andjilo, l'un des principaux chefs Anti-Balaka, est au centre de ces nouvelles tensions dans la capitale. «Les ravisseurs n'ont qu'une revendication: la libération d'Andjilo», souligne un proche du dossier.

 

Le premier rapt est intervenu lundi matin. La voiture de Claudia Priest, 67 ans, est arrêtée par des hommes armés dans le quartier de Fou, au nord de Bangui. Cette Française est alors en route avec deux prêtres centrafricains pour Imohoro, un village à cinquantaine de kilomètres de la capitale où Claudia Priest a fondé une association caritative il y a une dizaine d'années. Elle est ensuite emmenée et séquestrée, avec l'un des prêtres centrafricains.

 

Mardi matin, les miliciens frappaient à nouveau. Peu avant 9 heures, ils interceptaient un minibus des Nations unies à quelques centaines de mètres de l'aéroport international de Bangui. Une employée civile de l'organisation, de nationalité irakienne, était capturée. Selon une source à Bangui, cette femme serait détenue avec Claudia Priest et le prêtre sur les hauteurs de Boye Rabe, un quartier de Bangui connu pour être un fief des Anti-Balaka. «Les deux rapts sont liés. Les ravisseurs se sont rendu compte que ce n'était pas la France qui détenait le général Andjilo mais l'ONU. Ils ont donc cherché quelqu'un de l'ONU», résumait un membre de l'organisation peu avant la libération de l'employée.

 

« Il y a eu une ouverture pour une libération très rapide des deux otages mais elle s'est refermée »

 

Un fonctionnaire centrafricain

 

Des négociations se poursuivaient conduites par l'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga, l'ambassade de France et Patrice-Édouard Ngaïssona, le coordinateur des Anti-Balaka. «Il y a eu une ouverture pour une libération très rapide des deux otages mais elle s'est refermée», assure un fonctionnaire centrafricain. Les auteurs du rapt se seraient brusquement raidis après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une photo montrant le général Andjilo aux mains de soldats de l'ONU, torse nu et entravé. Rodrigue Ngaïbona, alias Andjilo, est considéré comme l'un des principaux chefs des Anti-Balaka mais aussi l'un des plus violents. Il avait été arrêté samedi à Bouca, dans l'ouest du pays, où il s'était réfugié après avoir fui Bangui.

 

Pour beaucoup, ces enlèvements sont les conséquences d'un premier kidnapping. Mi-octobre, les proches du chef de guerre d'Abdoulaye Miskine, un temps lié à la Séléka, une milice à majorité musulmane, avaient capturé un prêtre polonais Mateusz Dziedzic. Ils avaient exigé en échange la libération de leur leader, détenu au Cameroun. Avec succès. Abdoulaye Miskine a retrouvé la liberté fin novembre. «Cette négociation fut une erreur. Nous redoutions qu'elle donne des idées à d'autres. Et que les miliciens prennent l'habitude d'enlever des civils pour faire pression. Sinon nous serons vite obligés de partir, d'autant que les derniers enlèvements ont eu lieu en plein centre-ville», analyse un responsable humanitaire

Lu pour vous : Centrafrique : ces rapts d'expatriées qui inquiètent Bangui

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