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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 18:28

 

 


Ndjamena (Tchad) AFP / 14 janvier 2015 16h50 - Le Tchad a proposé mercredi un soutien actif à Yaoundé pour lutter contre le groupe islamiste nigérian Boko Haram, exhortant la communauté internationale à agir, après de nouveaux raids meurtriers dans l'extrême-nord du Cameroun, selon un communiqué.


Le gouvernement tchadien exprime sa solidarité avec le Cameroun et est disposé à lui apporter un soutien actif dans la riposte courageuse et déterminée de ses forces armées aux actes criminels et terroristes de Boko Haram, indique le texte.


Cette déclaration intervient après une rencontre mercredi à Ndjaména entre le président tchadien Idriss Déby et le ministre camerounais de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo'o.


Le Tchad et le Cameroun sont tous deux frontaliers de la partie nord-est du Nigeria, que Boko Haram contrôle en partie.


Lundi, d'intenses combats ont éclaté autour d'un camp militaire au Cameroun, opposant soldats camerounais à des centaines d'islamistes venus du Nigeria voisin. Selon le gouvernement camerounais, 143 terroristes et un soldat ont été tués tandis qu'un important arsenal de guerre a été saisi.


Face à cette situation qui menace dangereusement la sécurité et la stabilité du Tchad et porte atteinte à ses intérêts vitaux, le gouvernement tchadien ne saurait rester les bras croisés, ajoute le communiqué.


Le Tchad appelle en outre tous les Etats de la sous-région, en particulier les Etats membres de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) à soutenir le gouvernement camerounais en vue de faire échec aux incursions déstabilisatrices de cette secte.


Selon le gouvernement tchadien, c'est l'occasion pour les Etats de traduire clairement et dans les actes, la solidarité maintes fois évoquée dans les discours.

Enfin, le Tchad exhorte la communauté internationale (...) à des actions concrètes et conséquentes en faveur du Cameroun et de tous les Etats riverains du Lac Tchad, en vue d'éradiquer ce fléau que constitue la secte Boko Haram conclut le document.

Au Cameroun, la passivité du Nigeria et de la communauté internationale face à la progression de Boko Haram est très critiquée, suscitant un sentiment d'isolement grandissant.

Depuis des mois, le groupe islamiste multiplie les actions dans l'extrême-nord Cameroun, entre pose d'explosifs, attaques de véhicules de transports en commun et de bases militaires, incendies dans les villages, ou vols de bétail.


Le Tchad est jusqu'à présent épargné par les attaques de Boko Haram, mais seule l'étroite bande de terre formée par l'extrême nord Cameroun - une cinquantaine de kilomètres - sépare N'Djamena de l'Etat nigérian de Borno, fief des islamistes.


(©)

 

 

Menace Boko Haram : le Tchad renforce ses contrôles aux frontières

 

Par RFI 14-01-2015 à 00:19

 

La montée des attaques de la secte islamiste Boko Haram au Nigeria et au nord du Cameroun pousse Ndjamena à renforcer ses mesures sécuritaires. Augmentation de la surveillance, multiplication des barrières de contrôle : le Tchad, qui a anticipé la menace, a redoublé de vigilance avec les nouveaux afflux de Nigérians sur son territoire.

 

De sources humanitaires, ce sont désormais plus de 12 000 Nigérians qui ont fui le nord Nigeria en direction du Tchad. Leurs profils ? Ils proviennent de toutes les composantes de la société nigériane. Ce qui rend élevé le risque d’infiltration des éléments de la secte islamiste Boko Haram.

 

C’est pourquoi les services de sécurité ont renforcé la surveillance que ce soit au pont de Ngueli, aux portes de Ndjamena ou le long du Logone, le fleuve qui sert de frontière naturelle entre le Tchad et le Cameroun.

 

Risques d'infiltration par le Sud

 

Cet axe de plus de 200 km est étroitement surveillé depuis quelques jours. Aux entrées sud et nord de Ndjamena, les barrières se sont multipliées. Selon de bonnes sources, plusieurs éléments de Boko Haram ont entrepris de s’infiltrer au Tchad à partir du sud du pays.

 

« Ils ont commencé à utiliser les méthodes les plus sales comme par exemple, utiliser des filles de 10 ans pour faire exploser des bombes. Nous devons redoubler de vigilance », ajoute une source policière, qui annonce que le 20 janvier prochain, le Tchad, le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Bénin se retrouveront pour - peut être -, s’entendre enfin, sur une réponse commune à la menace Boko Haram.

 

Le Tchad propose un soutien actif au Cameroun dans la lutte contre Boko Haram

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