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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:37

 

 

 

Communiqué du médiateur congolais de la crise centrafricaine qui se félicite de ce qu'il appelle des "avancées lors des discussions de Nairobi".

 

Denis Sassou N’Guesso salue les efforts du Kenya pour rapprocher les leaders des groupes armés en RCA

 

APA 18/01/2015 à 12:58 UTC

 

Le chef de l’Etat congolais ,Denis Sassou N’Guesso salue les efforts fournis par les autorités kenyanes pour rapprocher les leaders des groupes armés en République Centrafricaine (RCA), invitant les différents acteurs de cette crise à se concentrer sur l’organisation du Forum de Bangui et la tenue des élections dans les délais prévus par la charte constitutionnelle de la transition.

 

Dans un communiqué, Sassou N’Guesso, également médiateur dans la crise en Centrafrique souhaite la pleine adhésion des acteurs de cette crise au processus de paix initié à Libreville (Gabon) qui s’est poursuivi à Brazzaville et dont la prochaine étape devrait être le Forum de Bangui.

 

Le chef de l’Etat congolais réaffirme que la transition en cours en RCA doit se poursuivre selon les termes de la lettre qu’il a adressée aux autorités centrafricaines qui prévoit la prolongation de la transition pour une durée supplémentaire maximum de 6 mois

 

« Denis Sassou salue l’engagement sans faille de la communauté internationale (Nations –Unies, Union Africaine…) aux cotés de la Centrafrique dans la crise que traverse cette dernière, et appelle les partenaires internationaux de ce pays à une mobilisation soutenue jusqu’à une conclusion effective de la transition », note le texte

 

Copyright : © APA

 

 

NDLR : On avait cru comprendre que les Centrafricains ne veulent plus que les problèmes de leur pays fassent l'objet de rencontre à l'extérieur de leur territoire après ce qu'ils ont considéré comme une grande humiliation lorsque qu'à N'djaména en janvier 2014, on a contraint le chef d'état de la transition issu des Accords de Libreville Michel Djotodia et également le prmiier ministre qui a résulté, Nicolas Tiangaye, à démissionner tous les deux. On a pour cela, fait déplacer par avion spécial presque tous les membres du CNT au Tchad pour aller entériner la chose.

Ce sont les conséquences négatives de cette humiliation de N'djaména qui ont fait pratiquement échouer le forum de Brazzaville de juillet 2014 car une écrasante majorité des forces vives du pays n'a pas voulu s'y rendre et que les organisateurs ont dû déployer beaucoup d'effort et même dépensé beaucoup d'argent (la volatilisation d'une partie du don angolais trouve d'ailleurs ici partiellement son explication car beaucoup d'enveloppes ont été distribuées pour convaincre  plusieurs personnes, au départ réticentes voire refusant catégoriquement d'aller à Brazzaville, accepter finalement de s'y rendre). Inutilement de rappeler que personne des signataires n'a respecté l'accord de cessation des hostilités qui a été laborieusement signé à Brazzaville fin juillet 2014 car il n'a servi en réalité qu'à sauver la face au médiateur congolais.

Dès lors, comment peut on encore sérieusement penser et aller organiser des discussions dans un autre pays en l'occurrence le Kenya, de surcroît situé hors du champ de l'Afrique centrale, dans le dos et contre l'avis de toute la classe politique et des forces vives nationales et que le médiateur puisse se féliciter de prétendues avancées enregistrées par les principaux protagonistes dont certains sont sous sanctions onusiennes et sur lesquels pèsent de lourds soupçons susceptibles de faire d'eux de futurs clients de la Cour pénale Internationale.

Comment et à qui pourrait on vouloir imposer les conclusions de ces discussions de Nairobi ? Il y a tout mlieu de croire qu'au moment presque tout le monde ne pense plus qu'aux prochaines élections, l'initiative et les discussions de Nairobi ne soient qu'un simple coup d'épée dans l'eau qui n'engageront que ses instigateurs, protagonistes et leur soutien internationaux

 

La preuve du rôle ambigu du médiateur de la crise centrafricaine
La preuve du rôle ambigu du médiateur de la crise centrafricaine
La preuve du rôle ambigu du médiateur de la crise centrafricaine

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