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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 17:31

 

 

Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, Mesdames Messieurs les Ministres,

 

Messieurs les Conseillers au Parlement de transition, Mesdames et Messieurs les représentants des corps diplomatiques, Chers compatriotes et amis,

 

Nous vous remercions d’avoir honoré de votre présence à cette rencontre de ce jour organisée par avec la DIASEMCA, afin d’apporter sa contribution à la résolution de la crise de notre pays.

 

Présentation de la DIASEMCA

 

La DIASEMCA, un groupement d’associations et de compatriotes centrafricains à l’étranger, est une structure associative apolitique et laïque.

 

Elle se donne la mission suivante :

 

_ Etre un partenaire de développement participant à la recherche

de solutions à la grave crise que traverse notre pays.

 

_ Etre une vitrine de l’émergence de la diaspora centrafricaine.

 

Nous ne sommes pas un parti politique déguisé avec un calendrier politique pour soutenir un quelconque candidat aux prochaines élections présidentielles.

 

Relations entre la diaspora et le pays :

 

Assez souvent la diaspora centrafricaine rencontre des difficultés au pays lors de sa réintégration dans l’environnement économique et social en tant qu’opérateur ou simple citoyen :

 

Les problèmes rencontrés se situent dans les domaines ci-après :

 

_ Absence de dispositif de coordination pouvant faciliter le dialogue et les échanges avec les pouvoirs publics au pays.

 

_ Absence de structure relais devant faciliter les créations d’entreprises.

 

_ Difficultés d’accès aux marchés publics pour les entreprises sous prétexte d’absence d’expertise locale ou même au sein de la diaspora, au profit des bureaux d’études étrangers.

 

_ Difficultés d’accès à la fonction publique faute de soutien politique ou d’un réseau relationnel pour les étudiants en fin d’étude ou les personnes en recherche d’emploi.

DIASEMCADiaspora de l’Emergence Centrafricaine

_ Absence de structures d’accueil et de logement pour les familles.

 

Cette liste n’étant pas exhaustive, nous nous limitons à l’essentiel. Tous ces facteurs ne contribuent pas à raffermir les relations entre la diaspora et le pays.

 

Besoin de renforcement des relations entre la DIASEMCA et notre pays :

 

Les diasporas africaines en Europe, forces de progrès et de créativité sont généralement très critiques envers leurs pays. Cette situation n’est pas seulement l’apanage des centrafricains.

 

L’absence d’une contribution efficiente de la diaspora centrafricaine à la reconstruction du pays faute de mesures incitatives à cet effet laisse la place aux entreprises étrangères qui s’accaparent sans partage la réalisation des projets d’envergure ne concédant qu’une infime part aux entreprises locales.

 

La reconstruction du pays ne peut se faire sans la création d’une bourgeoisie nationale aussi petite que soit-elle, garante d’une prospérité économique, facteur d’une paix durable.

 

Beaucoup d’initiatives se font actuellement à travers diverses associations étrangères ou centrafricaines souhaitant apporter leurs contributions à la recherche de solutions aux maux de notre pays.

 

Sans négliger ou sous-estimer ce qui se fait par ailleurs, notre complémentarité et vision pour la même cause à travers des approches différentes ne devraient pas nous amener à des compétitions pouvant nuire à notre objectif commun.

 

Les objectifs de la DIASEMCA

 

Notre pays traversant une profonde crise, a besoin de la conjugaison des efforts de ses enfants ou qu’ils se trouvent. C’est ainsi que la DIASEMCA, au delà des analyses et critiques combien même légitimes, se donne pour missions principales de faire des suggestions concrètes sur la bonne gouvernance pouvant créer les conditions d’une paix durable et de prospérité en complément de ce qui est fait par ailleurs avec l’appui de la communauté internationale.

 

Les actions que compte mener la diaspora de l’émergence témoignent de notre ambition à relever notre pays de la situation qu’elle traverse en ce moment. Nous sommes une diaspora en phase de mutation. Nous sommes conscients des défis à surmonter.

 

Il est souhaitable que notre diaspora soit structurée et organisée pour la reconstruction de la Centrafrique.

 

Les moyens de la DIASEMCA

 

Notre association, organise ses activités autour de certaines thématiques touchant divers domaines sociaux économiques de notre pays en développant des commissions chargées d’analyser et d’élaborer des projets que nous pouvons proposer à notre gouvernement.

 

Vu l’importance de ces nombreux chantiers, nous avons mis en place quinze commissions thématiques, chacune spécialisée dans un domaine socioéconomique, gérée par un ou plusieurs spécialistes de la question.

 

Trois de nos commissions sont dédiées au fait politique, les autres beaucoup plus pour l’organisation sociétale et économique.

 

Nous devons apporter une contribution pragmatique afin d’impliquer les acteurs locaux dans le développement de nos projets au pays et créer des opportunités d’emplois pour nos compatriotes. Nous pouvons aussi servir de relais pour les investissements étrangers.

 

Il y a quelques années, à l’instar d’un centre d’affaires que la coopération française avait créé à Bamako pour stimuler les activités de la diaspora malienne, nous avons fait une demande dans ce sens à l’ambassade de France à Bangui. Elle avait souhaité l’appui du gouvernement à notre requête pour son examen.

 

La sortie de crise aujourd’hui ne peut qu’être accompagnée par un volet économique dont la diaspora doit être l’un des acteurs, s’appuyant sur le dispositif que nous comptons mettre en place. Il s’agit de :

 

_ La création d’un centre de gestion agréé en s’inspirant d’un exemple déjà existant au sein d’un des pays de la CEMAC. Tel est le cas du Gabon

 

_ La création d’un fonds d’investissement de la diaspora pour accompagner la Banque postale en cours de création, afin de stimuler les projets professionnels de la diaspora et des entreprises locales.

 

_ La mise en place d’un bureau de liaison de la diaspora pouvant nous servir de relais dans toutes nos démarches au pays.

 

_ La création d’un cercle d’analyse et de propositions tel que présenté dans nos commissions thématiques devant accompagner tout gouvernement centrafricain.

 

_ La création d’un centre d’affaires généraliste pour faciliter les nouvelles installations et servant de pépinières d’entreprises.

 

Tous ces projets entrainent des coûts que le pays quel que soit sa volonté de nous accompagner dans certains domaines n’aura pas les moyens pour leur réalisation.

 

Le Président de la Chambre de commerce nous propose d’héberger les différentes structures à créer dans l’enceinte de l’institution pourvu qu’elle soit restaurer et agrandie pour satisfaire les besoins exprimés.

 

Il nous est possible au sein de la diaspora de concevoir un business plan à adresser à nos partenaires pour étude afin de voir quel concours nous apporter dans la phase de la mise en place de ces différents projets.

Une fois réalisés, ces projets s’autofinanceront et surtout seront créateurs de richesse et contribueront à résoudre la plupart des maux qui secouent notre pays ayant pour toile de fond la pauvreté avant de devenir une crise politique.

 

La diaspora de l’émergence centrafricaine se propose de créer des liens durables devant nous unir à notre pays, participer à son redécollage économique et accompagner les diverses mesures déjà mis en oeuvre sur le plan humanitaire et sécuritaire.

 

Notre démarche vise ainsi à une révision du code des marchés publics et la mise en place d’un nouveau code des PME devant favoriser l’expertise centrafricaine.

 

Nous souhaitons voir une stricte application du code des marchés publics donnant la primauté aux nationaux comme cela se passe partout ailleurs dans les procédures de ce genre.

 

Vu les nombreux abus qu’il y a dans le domaine des marchés publics et qui constituent un frein au développement de notre pays, nous souhaitons outre une véritable transparence dans leurs attributions, que ceux qui aboutissent à des échecs n’atteignant pas les objectifs fixésidans les cahiers de charges fassent l’objet d’un contrôle de l’Inspection Générale d’Etat.

 

Ainsi le rapprochement entre l’offre technique et l’évaluation de la mission devrait faire l’objet d’un rapport au gouvernement et au bailleur de la mission pour situer les causes de l’échec du projet et en dégager les responsabilités.

 

Le bureau de liaison que souhaite mettre la diaspora au pays aura une activité transversale à tous les départements ministériels et fera des propositions chaque fois que cela est nécessaire dans divers domaines ou son expertise peut être apportée.

 

Il créera les propres moyens pour son fonctionnement et ne sera d’aucune charge pour l’Etat.

 

La diaspora proposera la création d’entreprises dans tous les secteurs d’activités et dans certains cas avec les concours de l’Etat. Elle sollicitera des exonérations douanières et fiscales pour des projets à fortes intensivité de main d’oeuvre pour servir de levier aux politiques de la réinsertion des ex combattants revenant à la vie civile sur toute l’étendue du territoire.

 

Stratégie pour le développement de l’arrière-pays

 

Nous avons eu l’occasion d’avoir un échange très enrichissant avec les autorités préfectorales de la KEMO. Nous allons nous concerter, la diaspora centrafricaine à travers le monde et surtout avec les ressortissants de la KEMO. Nous voudrons faire de cette préfecture une région pilote des projets que la diaspora peut drainer dans l’arrière-pays en fonction de leurs monographies afin de servir d’exemple dans le processus de retour à la paix par la réinsertion des ex-combattants.

 

Réalisation d’un forum de la paix et de la bonne gouvernance à Bangui

 

La DIASEMCA compte organiser un forum à Bangui avant les élections présidentielles.

 

Lors de la mise en place de notre bureau récemment à Paris un journaliste d’une télévision africaine nous a posé les questions suivantes : pourquoi la diaspora souhaite faire un forum à Bangui et surtout avant les élections présidentielles ?

 

Le dialogue inclusif à venir n'est-il pas suffisant pour résoudre les nombreux problèmes qui se posent à votre pays?

DIASEMCA

Notre réponse a été ceci : c'est un forum uniquement de la diaspora comme cela se fait un peu partout à travers le continent à dominance socio-économique, que nous souhaitons tenir à Bangui pour discuter des liens devant nous unir avec notre pays.

Les commissions thématiques qui permettent à chacun d'entre nous d'apporter son expertise et expérience au pays sont appelées à disparaitre à l'issue du forum et donner naissance à des projets concrets en fonction des moyens ou simplement sur la base d'une volonté politique des autorités.

 

Le gouvernement de transition en soutenant nos actions peut créer une bonne base de coopération avec la diaspora ce qui permettra d'aider les futurs régimes dans la gestion du pays avec sa communauté expatriée.

 

Un nouveau régime dès qu’il arrivera au pouvoir peut avoir d’autres préoccupations que de s’intéresser aux relations entre la diaspora et le pays.

 

D’autant que les précédents régimes n’ont vraiment pas montré d’intérêt dans ce domaine alors qu’aucun pays ne peut se développer aujourd’hui sans sa diaspora.

 

D’où notre souhait de voir les candidats aux présidentielles prendre des engagements en termes d’encouragements à la mise en place d’une organisation idoine de la diaspora pendant la campagne électorale à venir.

 

Nous souhaitons ainsi voir les candidats aux élections présidentielles prendre des engagements dans leur programme sur la mise en place d’une organisation idoine de la diaspora.

 

Il nous a aussi été demandé le point de vue de la diaspora sur l’action de la France dans notre pays ?

 

Ayant été impliqué dans les efforts de Paix en RCA et surtout ayant découvert les réalités de la situation sur le terrain, on ne peut la décrier, mais nous regrettons qu’elle ne nous consulte pas pour avoir le point de vue de la diaspora dans le processus de retour à la paix.

 

Nous ne pouvons pas être réduits à de simples spectateurs dans les décisions prises pour notre pays.

 

Pour terminer cette allocution, nous adressons nos vifs remerciements aux autorités de la transition et notamment à la Présidente de la République et au Chef du Gouvernement de nous avoir donné cette occasion pour adresser notre message à la nation toute entière ainsi qu’à la communauté internationale.

DIASEMCA

Nous souhaitons que l’incompréhension qui a existé par moment entre la diaspora et les acteurs politiques au pays relève du passé et que nous unissons dorénavant nos efforts ensemble pour la reconstruction de notre pays.

 

Merci de votre attention.

 

Pour la coordination des préparatifs du forum de la diaspora Centrafricaine

 

Le Président de la DIASEMCA Le Secrétaire Général de la DIASEMCA

 

Bertrand KEMBA Guillaume HETMAN-ROOSALEM

 

http://www.centrafrique-emergence.org

 

E-mail: DIASEMCA @yahoo.fr

 

 

Monsieur le Président de la Diaspora de l’Emergence Centrafricaine, Mesdames, Monsieur les invités 

    Au nom de Madame la Présidente de la transition centrafricaine, au nom du Premier Ministre, au nom du Gouvernement, je vous remercie de l’intérêt  que porte la diaspora à la situation de notre pays.

 La prise de conscience de la diaspora aux problèmes du pays ne mérite qu’encouragement car on reproche à cette diaspora d’être plus politisés qu’autre chose. Le fait économique ou projet structurant fait rarement offre de notre diaspora.

Le travail que votre organisation est entrain d’effectuer donne une nouvelle ère de relation entre notre communauté expatriée et le pays.

Vos demandes feront l’objet d’examen point par point afin d’être satisfaites au  maximum pour qui se relève d’une simple volonté politique de l’Etat.

Là ou il manque de moyens à l’Etat, nous  examinerons ensemble avec nos partenaires la recherche de voies et moyens pour arriver à une solution.

L’inquiétude soulevée quant aux difficultés d’accès au marché public à retenue toute notre attention. Puisque nous devrons faire appel à notre diaspora pour la reconstruction du pays, nous examinerons ensemble les facteurs qui peuvent constituer de freins à cette ardeur dont notamment les dysfonctionnements dans l’attribution des marchés publics.

Aussi bien pour les marchés publics que le toilettage du code des PME, l’expertise de la diaspora sera sollicitée pour la mise en place d’un texte tenant compte des réalités de notre pays qui doit relancer son économie en tenant compte des paramètres d’une situation post-conflit.

Il ne s’agit pas de protéger nos marchés en enfreignant nos obligations en matière d’intégration régionale ou sur la libéralisation des échanges tels que visés par  l’OMC dont notre pays est membre.

Mais seulement nous étudierons au cas par cas, les moyens juridiques à mettre en place pour favoriser les créations d’entreprises par les nationaux  et ainsi réduire considérablement la pauvreté source de nos crises à répétition.

La fonction publique ne pouvant plus être créatrice d’emplois, votre contribution à l’émergence d’un secteur privé prospère sera soutenue par le gouvernement. C’est pourquoi nous nous engageons dans une démarche tripartite, le patronnât, la diaspora et le gouvernement à étudier ensemble les secteurs d’activité pour lesquels les exonérations peuvent être accordées sans donner lieu à de concurrence déséquilibrant le fragile tissu économique du pays.

Ces exonérations seront liées à des conditionnalités tenant compte de la  taille des investissements et surtout par les créations d’emploi durables félicitant la réinsertion des ex combattants.

Votre proposition de faire de la KEMO une préfecture pilote pour la réalisation des projets de la diaspora dans l’arrière pays pour accompagner les politiques de réinsertion à travers la régionalisation est une initiative à encourager à bien des égards. Vous aurez le soutien des autorités de cette préfecture qui a pour Ministre résident Madame Florence LIMBIO et moi le vice Ministre résident.

 Les monographies de chaque région seront exploitées pour faciliter les programmes de réinsertion ou tout autre projet économique de concert entre la diaspora, les Ministres résidents des préfectures concernées et les partenaires au développement.

Ce pays ne peut se bâtir sans sa diaspora, c’est aussi le but de la transition actuelle pour débrayer le terrain pour un lendemain meilleur de notre pays.

Le bureau de  liaison dont vous souhaitez la mise en place ne peut être qu’une bonne initiative du pays. J’ai parcouru avec un grand intérêt le plan directeur d’assistance que votre organisation a présenté au gouvernement dont le but est d’agir sur les processus pouvant améliorer la productivité des services publics quel qu’en soit le domaine.

Pour ce faire, constituer un pool d’experts centrafricains, pouvant assister chaque Ministère et Direction sur l’optimisation des processus métiers dans chaque service.

Vous serez  jugé par votre professionnalisme et surtout le caractère apolitique de votre organisation dont le rôle transversal à tous les départements ministériel est un atout pour l’aide à nous apporter.

Je vous remercie de votre attention.

 

Discours prononcés à l'occasion de la conférence sur les apports de la diaspora à la résolution de la crise centrafricaine

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