Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 15:49

 

 

Rapport de la conférence-débats organisée le 29 Décembre 2014 à l’hôtel LEDGER-PLAZZA à Bangui sous l’égide de la Primature.

 

Avec comme conférencier Mr Bertrand KEMBA Président de la DIAMESCA (Diaspora de l’Emergence Centrafricaine)

 

Le Premier Ministre était représenté pour la circonstance à cette conférence par le numéro 2 du gouvernement en l’occurrence le Ministre d’Etat chargé de la défense assisté de la Ministre du commerce et des PME en charge des projets d’investissements de la diaspora.

 

L’assistance assez nombreuse plus d’une soixantaine de personnes en dépit de l’envoi tardif des invitations par le service du protocole (distribution le vendredi à partir de midi pour une conférence devant se tenir le lundi à 10 H) était composée de diverses personnalités dont une demi-douzaine de Ministres.

 

Parmi les autres personnalités qui ont pris part à la conférence on notait la présence de l’Ambassadeur du Maroc qui a activement apporté sa contribution et vision aux différentes problématiques soulevées dans les commissions thématiques de la Diaspora dont les supports ont été envoyés aux invités avant la conférence.

 

C’est d’ailleurs la prise de connaissance de ces thématiques qui a motivé sa venue de par l’idée qu’il se fait d’un partenariat qui peut se créer entre sociétés civiles à savoir l’expertise de la diaspora marocaine à mettre au profit de la nôtre outre nos besoins qu’il fera examiner par son gouvernement.

 

Parmi les autres personnalités qui  étaient présentes à la rencontre, il y a lieu de signaler la présence de l’Inspecteur Général d’Etat, Monsieur KOYAMBOUNOU, le Président de la Cour Suprême Mr DJAPOU, le Conseiller du Premier Ministre en matière d’investissements Mr PANDEMOU, le Conseiller du Premier ministre en matière d’économie, le Directeur Général de la Banque du Crédit Mutuel Mr KOYAGBELE, le Chargé de mission de  la diaspora à l’Ambassade de Centrafrique à Paris Mr OUAMBO, l’ancien Ministre de l’Energie et des Mines SIOKET etc.

 

La presse assez nombreuse a parfaitement relayé la cérémonie pour ce qui est de  la presse audiovisuelle (télé et radio)  ce qui n’a pas été le cas pour la presse écrite dont les unes du lendemain n’ont fait aucune mention de l’événement alors qu’elle y était largement sensibilisée avant la conférence.

 

Autant on reproche à la diaspora de ne pas jouer le rôle qu’on attend d’une diaspora responsable en contribuant à la relève du pays par des différents apports (idées et investissements) autant la presse écrite doit aussi jouer le rôle qu’on attend d’elle en tant que quatrième pouvoir en faisant des analyses critiques, constructives et éducatives sur des grands problèmes de société en rapport avec la situation sociopolitique de notre pays en cette période charnière avant les élections.

 

Les thèmes débattus lors de cette conférence auraient pu inspirer la presse dans ses analyses et commentaires surtout qu’ils sont en rapports avec les maux qui gangrènent notre pays.

 

Après une présentation protocolaire par les services du protocole de l’Etat, la séance a été ouverte à 10h30 mn et la parole donnée à Mr KEMBA pour l’allocution de bienvenue à l’endroit des invités.

 

Dans son discours liminaire, il a fait la genèse des contributions de la diaspora à la résolution de la crise au pays à travers des thématiques (voir discours sur le site centrafrique-emergence.com)et saisi l’occasion pour présenter les principales doléances de la diaspora devant faciliter son implantation au pays.

 

Le Ministre d’Etat en réponse salue à sa juste valeur la prise de conscience par la diaspora de l’attente des autorités à toutes les contributions des fils et filles du pays où qu’ils se trouvent à chercher les voies et moyens pour résoudre la crise que traverse le pays.

 

Les demandes de mise en place des instruments ou institutions devant faciliter les investissements de la diaspora ou le dialogue avec les pouvoirs publics seront examinés et satisfaits dans la plupart des cas. Là où l’Etat manque des moyens, il s’adressera à nos partenaires bilatéraux pour  leur réalisation.

 

La décision la plus marquée a été l’acceptation par le Gouvernement de la création d’un bureau de liaison de la diaspora au pays pour faciliter les échanges avec les pouvoirs publics et apporter sa contribution dans tous les domaines où son expertise peut être de mise.

 

La cérémonie protocolaire a été suivie d’un cocktail avant le retrait de certaines personnalités avant que ne débute la conférence-débat proprement dite. 

 

Un bureau présidé par le Chargé de mission du Ministère du commerce a été mis en place pour diriger les débats, le vice-président du bureau est le Conseiller du 1er Ministre en matière d’économie et de coopération. Le secrétariat a été assuré par Maitre Edith DOUZIMA  puis relayée par la suite par l’Assistant du Coordonnateur de la Cellule de Gestion des Stratégies sectorielles et des projets au Ministère du Commerce.

 

La réunion a porté sur quatre thèmes principaux  se déclinant comme suit :

 

1) Jugement généralement porté sur la diaspora par les pouvoirs publics au pays

 2) Griefs formulés par la diaspora à l’encontre des pouvoirs publics sur l’absence de politique avérée pour stimuler l’implication de la diaspora dans les affaires du pays à l’exemple de ce qui se fait partout en Afrique aujourd’hui

3) Analyse de la contribution des partenaires étrangers sur le plan de l’économie à la résolution de la crise centrafricaine en complément de leurs apports sur les plans humanitaires et sécuritaires.

4) Message de la diaspora de l’émergence centrafricaine aux futurs dirigeants du pays candidats actuels aux élections présidentielles

 5) Questions d’ordre général avec nos propres conclusions à cette conférence

 

 Nous avons légèrement organisé l’ordre des thèmes de la conférence pour permettre une bonne restitution auprès du public.

 

I - Débat portant sur l’aperçu que se font les pouvoirs publics et au-delà de la diaspora centrafricaine

 

La première liste constituée  les questions  sur ce volet est composée de :

  • Mr Hubert MAGBA TOTAMA doyen de la presse centrafricaine ancien journaliste à la radio et télévision dont les commentaires et questions sont les suivantes :

Selon Mr TOTAMA si la diaspora est mal perçue au pays c’est à cause de sa désorganisation ajoutée aux clichés de compétence et de supériorité qu’elle nourrit face aux hauts cadres du pays sans toujours répondre à l’attente qu’on peut avoir de ses apports au pays.

En outre beaucoup des membres de la diaspora présentent souvent des partenaires véreux et qu’une fois obtenu un marché, ils disparaissent dans la nature laissant des dettes à l’Etat.

  • Emboitant le pas à Mr MAGBA TOTAMA Mr SOIKET pose la question de savoir qu’elle est la nouvelle vision que la diaspora veut amener au pays, d’autant que ses actions par le passé n’ont abouti qu’à des échecs.
  • Mr KOYAGBELE s’étonne d’un nouveau forum de la diaspora alors que le pays a englouti des millions de francs dans l’organisation d’un forum en 2010 dont on n’a pas le bilan,
  • Pour Mr Emile DJAPOU ancien Recteur de l’Université, l’avenir du pays c’est l’éducation, il veut savoir l’apport de la diaspora dans ce domaine, bien que déçu par les actions de la diaspora par le passé, il félicite l’initiative actuelle et espère qu’elle ne restera pas lettre morte.
  •  

Mr Faustin BAMBOU Directeur de presse et actuellement Conseiller au CNT pense que tout est à faire au pays, le contexte est difficile tout est à faire, la diaspora malienne est nombreuse et organisée, la nôtre, une diaspora de qualité, n’est pas souvent active.

 

                                       Réponses du Conférencier

 

Tout en faisant une synthèse des questions pour certaines qui se recoupent, mais en apportant de réponses circonstanciées à certaines d’entre elles nous avons abordé la conférence comme suit :

 

Nous ne pouvons nier que certains « entrepreneurs » peu nombreux heureusement qui ne souhaitent s’adresser qu’en haut lieu pour la réalisation de leurs projets ont souvent comme partenaires des membres de la diaspora proches du pouvoir.  Ils pensent ainsi s’affranchir du circuit normal du fonctionnement des entreprises et obtenir des dérogations pour payer moins d’impôts.

 

C’est à ce stade que la corruption nuisible à nos systèmes s’instaure. Ces genres d’entrepreneurs n’ignorent pas les risques qu’ils encourent car n’étant pas protégés perpétuellement et ne sont pas à l’abri d’un contrôle tôt ou tard.  Les marchés souvent obtenus dans ces conditions ne présentent pas les qualités requises. Il est dommage que cela contribue à nuire à l’image de la diaspora.

 

Pour ce qui concerne les clichés de supériorité que nourrissent certains membres de la diaspora, il y a de fois des  extrapolations qui créent des malentendus. L’empressement d’obtention d’un rendez-vous ou de traitement d’un dossier administratif du fait d’un séjour souvent court créé souvent d’incompréhension.

 

Le fait de bonne foi d’annoncer un retour imminent dans le pays d’accueil pour accélérer un rendez-vous ou le traitement d’un dossier du fait d’un court séjour au pays peut de fois créer de malentendus inutiles donnant l’impression d’un comportement dominateur sur les autres. Un bureau de liaison de la diaspora palliera à ces situations. 

 

Réponse à apporter à Mr KOYAGBELE qui s’étonne d’un nouveau forum de la diaspora alors qu’aucun bilan de celui de 2010 n’a été publié,

 

Même si le Chargé de mission qui préside la réunion a essayé de défendre le bilan et rejeté la non application des résolutions du forum sur les pouvoirs politiques de l’époque, notre appréhension du bilan est tout à fait autre. La diaspora ayant préparé ce forum a été l’objet de manipulation par les politiques au point où aucune résolution n’est sortie par rapport à nos recommandations qui avaient fait l’objet de recueil adressé au Gouvernement et resté sans suite. D’où notre souhait d’organiser un forum de la diaspora par nos propres moyens avant les élections et  ainsi éviter des récupérations politiques comme par le passé.

 

Comme l'a dit quelqu’un dans la salle, la diaspora échoue souvent à cause l’immixtion des pouvoirs politiques dans son organisation n’acceptant pas toujours sa neutralité. Celle-ci est considérée comme une opposition au système en place alors que le diaspora peut  constituer un relais dans certains cas où les pouvoirs publics ont des difficultés à passer.

 

Mr DJAPOU ancien recteur de l’université de Bangui souhaite connaitre les projets de la diaspora dans le domaine de l’éducation et surtout les partenariats à nouer à cet effet.

 

L’éducation tout comme la santé est un des domaines où la diaspora peut mobiliser ses cadres et même susciter des partenariats pour des échanges et obtenir aussi des dons au profit de nos écoles et hôpitaux du pays.

 

Dans nos commissions thématiques nous avons ajouté la formation professionnelle à la commission éducation étant donné que les grands projets qui peuvent contribuer à la réinsertion des combattants passent par une formation des créateurs d’entreprises. L’éducation quel que soit sa forme est privilégiée dans nos apports au pays

 

La préoccupation des autorités qui est souvent revenue dans les débats est de voir une diaspora unie au service du pays initiant ou faisant converger des projets vers le pays dans tous les domaines possibles notamment en matière d’éducation et de santé au lieu d’agir en solitaire ce qui aboutit à des résultats mitigés le plus souvent.

 

II Le deuxième thème abordé lors de la conférence concerne les griefs formulés par la diaspora l’encontre des pouvoirs publics et qui porte notamment sur :

 

  • les difficultés d’accès à la fonction publique
  •  
  • l’opacité dans l’attribution des marchés publics sous prétexte d’absence d’expertise locale ou au sein de la diaspora l’absence de structure d’échange avec les pouvoirs publics
  •  

Monsieur PANDEMOU Conseiller du Premier Ministre en matière d’investissements s’étonne de la fixation que fait la diaspora sur les marchés publics alors qu’elle peut aussi intervenir dans d’autres domaines et de rajouter que les appels d’offres font l’objet de publication régulièrement dans la presse nationale ou internationale et que la diaspora avait toute la possibilité d’y participer.

 

Monsieur le Ministre le problème n’est pas de faire de fixation sur les marchés publics, le secteur privé étant quasiment absent dans notre pays du fait des différentes crises, il n’y a que l’Etat qui peut drainer des grands projets, l’avenir d’un pays ne peut se faire qu’avec ses natifs qu’ils soient de la diaspora ou au pays. Il y a beaucoup des talents de la diaspora souvent ignorés au pays qui peuvent répondre amplement aux besoins exprimés dans les appels d’offre s’ils en sont informés. Il y a lieu aussi de signaler que le secteur privé fait rarement d’appels d’offre pour l’attribution d’un marché ou pour la recherche d’une compétence quelconque.

 

Les crises dans notre pays sont souvent économiques avant de devenir politiques. La création d’une bourgeoisie nationale créatrice de nombreux emplois peut contribuer à mettre notre pays à l’abri des soubresauts politiques qu’il connait.

 

Monsieur Dieudonné GUEZZA Secrétaire permanent de l’autorité des marchés publics ne comprend pas l’intérêt de la révision du code des marchés publics demandée par le conférencier, Selon lui il existe bien dans les textes une stipulation de la préférence nationale en cas d’attribution des marchés mais c’est leur application qui pose problème d’où les abus qu’on constate souvent.

 

Nous avons cité lors de la conférence les nombreux abus dont nous avons connaissance ou dont nous avons été victime personnellement qui peuvent décourager cette diaspora qu’on incite à venir investir au pays si les pratiques ne changent pas. Quand il y a de difficultés d’application d’un texte ou qu’il est mauvais, on doit le corriger. C’est dans l’intérêt de l’Etat et est aussi facteur de bonne gouvernance.

 

L’attribution des marchés frauduleux entraine des surcoûts en cas d’échecs et crée des dettes sur l’Etat.

 

Dans les échanges qui ont suivi, on nous a cité l’exemple d’un ouvrage d’art dont le marché a été accordé sur injonction d’un responsable hiérarchique et qui s’est effondré à la première tempête. Des cas comme ceux-là sont légion dans notre pays.

 

D’où notre demande d’un contrôle de l’Inspection générale de l’Etat en cas d’échec d’un marché obtenu par appel d’offre pour en connaitre les raisons et qu’un rapport soit fait au Gouvernement et au bailleur de la mission pour situer les responsabilités.

 

La préférence nationale ne signifie pas forcément donner le marché à une entreprise locale si la personne n’a pas la capacité ou les moyens d’exécuter la mission. Ce que nous dénonçons c’est l’opacité dans les attributions quel que soit le bénéficiaire.

 

Madame Constance KASSA du Cabinet INTERCOGEST Centrafrique

 

Je constate que le code des marchés publics est un copier-coller de celui de BAD et de la Banque Mondiale, il ne peut avoir de préférence nationale dans ce cas.

 

En ce qui concerne les marchés issus des appels d’offre susceptibles de contrôle en cas d’échec de la mission, la DIAMESCA ne sera-t-elle pas juge et partie si c’est sa structure qui fait l’audit ? 

 

Madame, nous avons dit que c’est l’Inspection Générale qui effectue le contrôle en cas d’échec d’un marché objet d’un appel d’offre. Vous avez effectivement raison, il ne nous appartient pas de faire ce contrôle dont le rôle revient à l’Inspection Générale d’Etat qui a cette prérogative.

 

Mr KOYAGBELE Président de la Banque Crédit Mutuel pense que le pays a besoin de trois structures techniques pour un bon décollage économique : le CAPMEA (Centre d’appui aux petites et moyennes entreprises) un Fonds de d’investissement ou de participation un Fonds de garantie

 

Il pose la question de la distinction à faire entre la mission du Centre de Gestion Agréé dont le pays souhaite s’en doter et celle du CAPMEA et de rappeler que le FAGACE a placé 1 milliard de CFA à la CBCA au profit des entreprises et n’ont jamais été utilisés.

 

Il termine son intervention en demandant la raison de la préférence du conférencier pour une seule Banque à savoir la Banque postale alors qu’il existe bien d’autres sur la place.

 

Ne connaissant pas exactement le fonctionnement du CAPMEA il ne nous pas possible de porter un jugement de fonds sur cette institution. Néanmoins si ses objectifs ne sont pas si éloignés de ceux des Centres de Gestion Agréés, on aurait dû mutualiser les moyens pour un résultat maximum, d’autant que le CGA dont l’étude technique va être produite sous peu sera d’un grand intérêt pour l’organisation de l’économie informelle et surtout sera un instrument pour une bonne application des politiques de réinsertion des ex combattants. Le CGA aura d’antennes régionales de suivi des projets dans les secteurs miniers, agricoles forestières et servant de leviers au programme des DDR en fonction des monographies des régions.

 

Une sélection sera opérer en fonction des références antérieures ou choix des ex combattants qui seront soient salariés pour le grand nombre ; soient dirigeants d’entreprises après une formation de gestion dans les CGA. 

 

L’apport du FAGACE aux entreprises locales d’un montant d’un milliard de francs comme il se dit n’a été utilisé faute d’une étude des conditions d’utilisation selon nous. D’où la crainte de la CBCA d’avoir a supporté des impayés à la place des emprunteurs si ces derniers ne présentent pas de garanties suffisantes pour l’octroi des prêts.

 

Le CGA a pour tâche d’apporter cette garantie par un accompagnement à la gestion suivant des critères qui seront arrêtés de commun accord avec les établissements de crédit pour suivre les adhérents ayant obtenu des financements bancaires pour leurs projets.

 

Concernant la Banque postale dont la création est en cours, le conférencier n’a pas de préférence particulière par rapport à une banque. L’avantage de la Banque postale est qu’elle est facilement accessible à la diaspora car disposant de réseaux dans toutes les communes de France. Le Fonds d’investissement dont la diaspora souhaite la mise en place peut être complété par les moyens de la Banque postale ou de toutes autres Banques au pays pour  assister la diaspora dans ses projets.

 

Lors de notre dernier séjour n’ayant pu avoir d’entretien avec le Ministre en charge de la Banque postale pour connaitre la politique exacte que cette Banque peut mener envers la diaspora nous ne pouvons à l’heure actuelle anticiper sur ce qui sera fait à cet effet.

 

Monsieur KOYAGAZOMO Chargé de mission au Ministère du commerce, nous avons fait beaucoup de choses dont le conférencier n’est pas au courant. Les textes sur le CAPMEA sont prêts, statuts et organigramme, il démarrera ses activités en Janvier. Nous avons obtenu un financement de la BAD pour sa faisabilité.

 

Concernant l’assistance à apporter aux entreprises, nous avons eu un séminaire avec un expert de la Banque mondiale qui a montré aux participants comment répondre appels d’offre en se servant de l’outil internet, on ne peut pas nous reprocher de n’avoir rien fait.

 

Puisque nous allons mener une étude bientôt sur la création des centres de Gestion, nous avons demandé à avoir les textes sur le CAPMEA pour conduire notre étude de façon à éviter les doublons. Nous attendons toujours la réponse du Chargé de mission à cet effet.

 

Nous ne pensons pas que l’organisation d’un stage pour répondre efficacement aux appels d’offres soit la meilleure solution quand on connait les difficulté d’accès à l’internet au pays et qu’en outre la plupart des opérateurs ne disposent pas d’internet chez eux.

 

La diaspora une fois le bureau de liaison mis en place et que le Centre de  Gestion créé se donnera les moyens pour apporter  l’assistance qu’il faut aux opérateurs économiques en distillant de formations adaptées à chaque situation.

 

Un journaliste du journal « les colline de l’Oubangui » demande si le conférencier ne fait pas un copier-coller du projet de création des Centres de Gestion au Gabon dont les réalités économiques n’ont rien à avoir avec celles de la Centrafrique.

 

Puisque l’étude de création du CGA du GABON a été menée par nous, avec l’autorisation des autorités du Gabon que nous avons sollicitée préalablement, nous avons envoyé les grandes lignes de cette étude comme support à notre conférence. Le compte rendu d’une réunion effectuée à Libreville avec plusieurs experts sur l’évolution du projet permet de montrer aux participants à notre conférence la contribution qu’un tel projet peut apporter à notre économie et surtout par l’élargissement la sécurisation de l’assiette fiscale tout en organisant le secteur informel.

 

Le Centre de Gestion suivant  notre approche contribuera grandement à la formation professionnelle et sera créateurs de nombreux emplois.   

 

Mr  PANDEMOU Conseiller du Premier Ministre en matière d’investissements. Je trouve que les débats sont très intéressants, j’adhère à la réponse positive du Ministre d’Etat à la création d’un bureau de liaison de la diaspora au pays. Son expertise nous sera utile à la relecture de certains de nos textes et aussi elle fera d’apports dans différents domaines qui transcendent les départements ministériels d’où le souhait de la diaspora d’un rattachement de leur  structure soit à la Présidence soit à la Primature tout en gardant son autonomie.

 

Parlant des textes, nous allons mettre un comité en place comprenant le Ministère du commerce, la diaspora de l’émergence, la Primature et éventuellement d’autres entités laissées à l’arbitrage du Premier Ministre à l’effet d’analyser les textes notamment ceux en trait avec les marchés publics qui provoquent des dysfonctionnements. 

 

Nous ne pouvons qu’apprécier cette initiative Monsieur le Ministre, cela va dans le but tant recherché d’un rapprochement entre les pouvoirs publics et la diaspora.

 

Madame DAMANGO Chargée de Mission de la diaspora auprès du Ministère des Affaires étrangères ;

 

Le Ministère des Affaires étrangères a la charge de la conduite de la politique extérieure du pays , il contrôle de ce fait la diaspora pas seulement de France mais dans le monde entier, je ne comprends pas que ne souhaitez pas être sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères ,

 

Madame ce n’est pas que nous souhaitons nous affranchir de la tutelle du Ministère des Affaires étrangères, ce que la diaspora déplore, c’est les nominations politiques qui ne tient pas compte de ses  aspirations, quelqu’un dans la salle l’a si bien dit le Chargé de mission de la diaspora qui n’a pas jugé utile de prendre part à cette réunion ne contribue pas à raffermir les relations avec la diaspora.

 

Le bureau de liaison dont nous souhaitons la mise en place au pays vu son rôle transversal à tous les départements ministériels ne peut pas dépendre d’un Ministère, il peut avoir des difficultés de communication d’un Ministère à l’autre d’où son rattachement à la Primature ou à la Présidence tout en gardant son autonomie.

 

III La contribution des partenaires à l’économie du pays en cette période de crise.

 

La conférence ayant eu lieu pendant la période des fêtes et surtout du fait de la distribution tardive des invitations les missions étrangères n’étaient pas nombreuses à la conférence.

 

Toutefois les nombreuses critiques à l’endroit des ONG et les Institutions bilatérales ou multilatérales d’aide au pays sont qu’elles font systématiquement appel qu’aux bureaux d’études étrangers pour auditer les projets qu’elles financent. Rarement les missions sont confiées aux experts centrafricains tout comme les divers marchés en approvisionnement ou en fourniture de service aux forces internationales déployées en ce moment en Centrafrique.

 

L’usage abusif des exonérations créé des distorsions au niveau des marchés affaiblissant le tissu économique déjà exsangue. 

 

La stricte application des conventions peut éviter ces situations qui produisent des effets pervers car la crise centrafricaine est économique avant de devenir politique.

 

L’absence de création de richesse nationale accroitra encore la pauvreté et les mesures sécuritaires et humanitaires apportées par la communauté internationale si elles ne sont pas appuyées par un volet économique palpable, la crise perdurera encore longtemps.

 

Mr BAMBOU Président d’un groupe de presse et Conseiller au CNT,

 

J’ai appris que la communauté internationale s’apprête à déverser beaucoup d’argent pour soutenir l’économie centrafricaine et ainsi garantir la paix. Des entreprises se préparent dans bon nombre de pays d’Afrique de l’ouest et centrale s’accaparer du marché au détriment des entreprises locales, ma question est la suivante, la Chambre du commerce et le Ministère sont ils au courant de ces informations, si oui que font-ils pour protéger les intérêts des entreprises locales ?

 

La réponse a cette question a été donnée dans les interventions précédentes par le Chargé de mission du Ministère du commerce disant en substance qu’un séminaire a été par la Banque mondiale pour initier les opérateurs économiques centrafricains à la préparation des appels d’offre. Cela est il suffisant quand on connait les difficultés d’usage de l’internet du fait des coupures fréquentes d’électricité ajoutées aux difficultés de connexion?

 

IV Message de la diaspora aux futurs candidats aux élections présidentielles.

 

L’objectif principal de la diaspora est de tenir un forum avant les élections présidentielles afin d’adresser nos messages aux candidats et recevoir en retour de leurs parts des garanties et termes de bonne gouvernance associée à la préservation de la paix.

 

La diaspora avec la société civile mettront en place une charte de bonne gouvernance a laquelle elles solliciteront l’adhésion des candidats.

 

Le contenu de cette charte sera étudié avec différents acteurs de la société civile et de la diaspora dont l’intégrité et l’impartialité ne peuvent souffrir de contestation en cas d’émission d’une opinion pour aider le gouvernement dans la conduite du pays à travers un baromètre périodique genre de sondage dans notre pays.  Ce procédé peut aider le gouvernement à se corriger au lieu d’attendre cinq ans pour connaitre le verdict des urnes.

 

Question d’un journaliste du journal « les collines de l’oubangui » Mr le Président de la DIAMESCA

 

Pouvez nous dire si vous ne soutenez pas un candidat ou bien vous êtes en train de préparer le terrain pour vous-même à une candidature aux élections présidentielles sans nous le dire ouvertement ?

 

Nous avons précisé dans notre discours liminaire que nous n’avons pas un calendrier caché pour soutenir tel ou tel candidat encore moins pour être candidat nous-même. Si nous arrivons à faire de la diaspora un acteur des prises de décision au pays ce serait notre réussite. Laissons la politique  à ceux qui savent la faire. Nous pouvons aider notre pays autrement que par la politique.

 

D'ailleurs certains partis politiques nous ont demandé s’ils peuvent s’approprier de certains thèmes développés par la diaspora pour leur campagne, nous ne pouvons que nous en réjouir et répondre positivement puisque nous ne soutenons aucun candidat et ne sommes pas candidat nous-même. Nous visons l’intérêt supérieur de notre pays et si nos idées peuvent contribuer à cela, c’est vraiment une bonne chose.

 

Puisque certains pays ont organisé avec succès les forums de leurs diasporas, le contexte difficile de notre pays nous impose d’organiser le notre sous un gouvernement neutre pour éviter des récupérations politiques et aussi d’apporter notre contribution à la résolution de la crise que traverse notre pays.

 

Conclusion,

 

Cette conférence combien intéressante a commencé à produire des résultats. L’Ambassadeur du Maroc qui nous a accordé une audience au lendemain de la conférence s’est  réjoui de cette initiative de la diaspora qui peut apporter un souffle nouveau à ce qui se  fait déjà par d’autres acteurs pour amener la paix dans notre pays.

 

L’Ambassade du Maroc que nous espérons sera imitée par d’autres chancelleries a d’ores et déjà saisi son gouvernement pour étudier l’aide à apporter à la diaspora centrafricaine en quête des moyens pour la réalisation des divers projets qu’elle a présentés lors de la conférence.

 

Nous remercions le gouvernement pour nous avoir soutenus pour l’organisation de notre conférence à LEDGER PLAZZA.

 

C'est aussi l’occasion de lancer un message solennel à notre diaspora à travers le monde pour nous unir dans l’intérêt suprême de notre pays. Nous ne nous battons pas pour un leadership quelconque, nous nous battons en nous servant de nos vécus et  modèles d’ailleurs pour sortir notre pays de la grave crise qu’elle traverse et qui perdure depuis années.

 

Nous allons nous regrouper très prochainement quand le lieu sera trouvé pour donner un souffle nouveau à notre organisation qui requiert le concours et l’apport de toute notre communauté.

 

Nous saisissons aussi cette occasion pour dire à nos autorités que la division et l’inaction de la diaspora tant décriées ont toujours eu pour cause l’immixtion des politiques dans nos actions.

 

La préparation du forum politique à venir a été une occasion que nous saisissons pour installer le bureau de liaison de la diaspora au pays de par les contacts que notre représentant désigné aux travaux préparatoires du forum devrait s’acquitter.  Cela ne peut se faire qu’avec une personne qui a la confiance de la diaspora et non qui lui est imposée pour une raison ou une autre.    

 

Cordialement Bertrand KEMBA Président de la DIAMESCA

CONTRIBUTION DE LA DIASPORA CENTRAFRICAINE A LA RESOLUTION DE LA CRISE EN CENTRAFRIQUE

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com