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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 15:42

 

 

 

http://afrikarabia.com   30 jan 2015 par Christophe RIGAUD

 

Dans une lettre au président kényan qu’a pu se procurer Afrikarabia, le président Sassou Nguesso, remet en cause les accords signés à Nairobi. Des négociations qu’il avait lui-même initié.

 

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, regrette-t-il d’être à l’initiative des négociations de Nairobi entre les ex-séléka et les anti-Balaka ? Visiblement oui, au vu de la lettre envoyée au président Uhuru Kenyatta, qu’a pu se procurer Afrikarabia. Dans une missive du 27 janvier 2015, le président congolais, qui avait portant confié cette « redoutable tâche » au président kényan, affirme que ces négociations « ne vont pas dans le bon sens » . Selon Denis Sassou Nguesso, l’accord signé à Nairobi fait « double emploi » par rapport à l’accord de Brazzaville du 23 juillet 2014. Un « préjudice » pour le président congolais, qui reproche également à cet accord « l’option d’une troisième transition »  Une hypothèse qui n’est « ni envisageable, ni acceptable ». Et de conclure : « cet accord, qui s’écarte du schéma de la médiation internationale ne saurait donc être validé » . Le président kényan, qui n’a pas ménagé ses efforts, ni ses moyens financiers pour organiser la rencontre à Nairobi, appréciera sans doute ce « rétropédalage » de Sassou.

 

Initiative malheureuse ?

 

La démarche de Denis Sassou Nguesso de lancer un processus de négociations parallèles à Nairobi avait pourtant été rapidement dénoncée par tous les acteurs du dossier centrafricain. L’initiative personnelle de Sassou, sans avoir consulté ses partenaires régionaux et internationaux était une décision risquée. Cette démarche venait en effet parasiter le futur Forum de Bangui, prévu début mars. Très vite, Sassou est lâché par ses pairs, comme Ali Bongo, mais surtout par la France qui voit d’un très mauvais oeil, cette initiative « en solo » . En Centrafrique, c’est le tollé à la présidence de transition, L’accord signé entre l’ex-séléka Djotodia et Bozizé à Nairobi prône une « troisième transition » (avec comme sans entendu  : un possible retour des deux anciens présidents aux affaires). Le texte octroie enfin « une amnistie générale » aux protagonistes. De quoi mécontenter la présidente de transition Catherine Samba-Panza qui été rejeté l’accord. Une nouvelle transition, assortie d’une impunité totale des belligérants est vite apparu comme une « très mauvaise idée » aussi bien à Bangui qu’à Paris. Denis Sassou Nguesso se retrouve donc prit à son propre piège, obligé de contester un accord qu’il avait lui-même initié. Ce cafouillage laissera sans doute des traces entre Sassou et les autres partenaires du dossier, et notamment la France, en première ligne dans la crise centrafricaine. Une dernière question se pose : après la séquence de Nairobi, Sassou peut-il encore jouer son rôle de médiateur en Centrafrique ?

 

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

 

Centrafrique : Sassou fait marche arrière sur Nairobi
Centrafrique : Sassou fait marche arrière sur Nairobi

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