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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 16:01

 

 

 

13/01/15 (AFP)

 

"Les communautés musulmanes et chrétiennes commencent à se parler" en Centrafrique, ravagée par des violences depuis près de deux ans, mais "des clivages" demeurent, estime lundi à Bangui la Conférence épiscopale de Centrafrique (CECA).

 

"Les communautés (....) se rencontrent de plus en plus. Les yeux se dessillent et chacun se rend compte de ses égarements", affirment-ils dans un communiqué.

 

Ils notent toutefois une "haine persistante qui engendre la division et qui induit le repli communautaire que nous observons dans certaines localités" dont Bangui, Bambari (centre), Kaga Bandoro (centre nord) ou Mbres (centre Nord) ou Ndele (nord), où "des clivages restent forts".

 

Les conditions sécuritaires et humanitaires ne sont pas les mêmes sur l'étendue du territoire centrafricain, rappellent-ils.

 

"Dans certaines villes, la sécurité revient progressivement. Le redéploiement partiel des policiers, des gendarmes et des magistrats est un soulagement pour la population", font remarquer les évêques qui appellent les leaders politiques "à dépasser leurs intérêts personnels et partisans, à promouvoir l'unité, le rassemblement autour des valeurs républicaines".

 

"L'heure est grave, la Centrafrique se meurt. A quoi sert toujours de recourir à des forces obscures en vue d'imposer ses idées et d'accéder au pouvoir?", s'interrogent-ils.

 

Les évêques saluent les efforts déployés par la communauté internationale pour venir en aide au peuple centrafricain, et demandent l'application des différentes résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, "afin de désarmer systématiquement les groupes armés non conventionnels et d'assurer la sécurité des civils".

 

Au moins six personnes ont été tuées la semaine dernière lors de violences entre deux groupes rivaux de miliciens anti-balaka (essentiellement chrétiens) à Bambari (centre), selon la gendarmerie centrafricaine.

 

Bambari, où s'est installé l'état-major de l'ex-coalition Séléka, a été depuis le mois de juin le théâtre de violents affrontements qui ont fait plus de 100 morts et au moins 200 blessés, pour la plupart des civils, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de déplacés.

 

Ces affrontements ont opposé les anti-balaka, essentiellement chrétiens, aux hommes de la Séléka et à des civils musulmans armés. Plusieurs factions de l'ancienne rébellion se sont ensuite affrontées.

 

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka - chassée à son tour en janvier 2014 - la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent. La présence de la force française Sangaris et des soldats de l'Union africaine stabilise la situation sans pour autant pouvoir pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

Le Nigéria et la Centrafrique, pays les plus dangereux pour les chrétiens en 2014

 

http://www.portail-humanitaire.org


Les deux pays ont été les plus meurtriers pour les chrétiens au monde, avec respectivement 2 484 et 1 088 morts, selon "l'index mondial de persécution" 2015

 

Le Nigeria et la Centrafrique ont été entre novembre 2013 et octobre 2014 les deux pays les plus meurtriers pour les chrétiens, avec respectivement 2 484 et 1 088 morts, selon l'ONG protestante Portes ouvertes (Open Doors). 


La violence à l'encontre des chrétiens a augmenté dans le monde en 2014 et "l'extrémisme islamique" est en cause dans 40 des 50 pays en tête de "l'index mondial de persécution" 2015 publié mercredi par l'ONG protestante Portes ouvertes (Open Doors). A partir de données recueillies notamment sur le terrain, l'organisation construit chaque année un index en calculant des "points de persécution" concernant des violences "d'oppression" (dans la vie ecclésiale, privée, familiale...), mais aussi physiques et matérielles, à l'égard des chrétiens.

 

 4 344 chrétiens assassinés "pour des raisons liées à leur croyance" en 2014


Les 50 pays de l'index 2015 totalisent 3.170 points, contre 3.019 un an plus tôt, relève Portes ouvertes, sur la base d'événements survenus entre le 1er novembre 2013 et le 31 octobre 2014. Pour la première fois, trois pays se situent en zone "noire", celle de la "persécution absolue", sur la carte de l'ONG, contre un seul en 2014: la Corée du Nord, en tête comme l'an passé avec 92 points sur 100, mais aussi la Somalie (90) et l'Irak (86).

 

L'organisation a en outre comptabilisé 4 344 chrétiens assassinés "pour des raisons liées à leur croyance" en 2014, soit plus de deux fois plus qu'en 2013 (2 123), tout en précisant que ces chiffres sont "probablement en dessous de la réalité". En outre, selon l'ONG, au moins 1 062 églises ont été "visées dans le but de les détruire, de les endommager ou de les fermer" (1 111 en 2013). "L'extrémisme islamiste" est identifié par Portes ouvertes comme le principal mécanisme de persécution dans 40 des 50 territoires étudiés. C'est le cas notamment de huit des dix pays en tête du classement: Nigeria, Irak, Syrie, Centrafrique, Soudan, Pakistan, Egypte et Kenya.

Sur les 1,8 million de chrétiens que comptait la Syrie avant la guerre déclarée en 2011, "700 000 sont partis", selon Portes ouvertes, qui fait état dans le même temps, côté chrétiens irakiens, de 140 000 déplacés et de 5 000 familles ayant émigré. "L'attention du monde, pour des raisons évidentes, est focalisée sur le Moyen-Orient, mais l'augmentation de la persécution concerne quatre continents, et c'est en Afrique que la dégradation est la plus nette", indique à l'AFP Michel Varton, directeur de l'association Portes ouvertes France.

 

 Le Nigeria et la Centrafrique ont ainsi été entre novembre 2013 et octobre 2014 les deux pays les plus meurtriers pour les chrétiens, avec respectivement 2 484 et 1 088 morts, selon l'ONG.

 

Centrafrique: "les communautés commencent à se parler", des clivages demeurent (évêques)

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