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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 22:38

 

 

NEW YORK (Nations Unies), 23/01/15 (Xinhua) -- Le Conseil de sécurité de l'ONU a reconduit jeudi l'embargo sur les ventes d'armes à la République centrafricaine ainsi que l'obligation pour les Etats membres de respecter le gel des ressources économiques et l'interdiction de voyager imposés à certains groupes et individus dans le pays.

 

A l'occasion d'une réunion sur la situation en République centrafricaine, le Conseil de sécurité a adopté à l'unanimité de ses 15 membres une résolution reconduisant jusqu'au 29 janvier 2016 l'injonction faite aux Etats d'"empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine" d'armements ou de matériels connexes.

 

Ces mesures, précise la résolution, ne s'appliquent pas "aux fournitures destinées exclusivement à l'appui de la MINUSCA, de la Force régionale d'intervention (FRI) de l'Union africaine et des missions de l'Union européenne et des forces françaises déployées en République centrafricaine", ni aux "livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire".

 

La reconduite de l'embargo sur les armes s'assortit d'une obligation pour les États membres d'"interdire l'entrée ou le passage en transit sur leur territoire de personnes désignées par le Comité" nommé à cette fin par le Conseil et de "geler immédiatement les fonds et autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire qui sont en la possession ou sous le contrôle direct ou indirect des personnes ou entités désignées par le Comité".

 

Se déclarant préoccupé "par les informations selon lesquelles des réseaux de trafiquants continuent de financer et d'approvisionner les groupes armés" dans le pays, la résolution encourage le Groupe d'experts sur la République centrafricaine, dont elle proroge le mandat jusqu'au 29 janvier 2016, "à porter une attention particulière à l'analyse de ces réseaux".

 

En conclusion, la résolution du Conseil demande instamment "à toutes les parties et à tous les Etats membres, ainsi qu'aux organisations internationales, régionales et sous régionales de coopérer avec le Groupe d'experts et d'assurer la sécurité de ses membres".

 

 

Le processus du réarmement des FACA pose toujours problème, selon Catherine Samba-Panza

 

Bangui, 24 Janvier 2015(RJDH)--- La présidente de la transition Catherine Samba Panza a exprimé sa volonté pour la refondation des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Toutefois, selon elle, beaucoup reste à faire, car il ya des manquements au sein des éléments de l'armée nationale. Elle l'a dit lors de la conférence de presse tenue le 23 janvier à l'occasion de son 1er anniversaire de la transition.

 

Avant de répondre à la question du RJDH sur le réarment et la question de l'embargo, Catherine Samba Panza a d'abord rappelé l'état dans lequel, elle a trouvé les FACA. « Quant je suis arrivée au pouvoir, il  n'y avait pas de casernes militaires. Les FACA n'existaient  pratiquement pas.  Le commandement des forces armées était totalement en déliquescence, le bureau de l’Etat Major était totalement pillé», a-t-elle rappelé.

 

« Le 5 février dernier, j’ai réuni environ 5.500 éléments des FACA à l’Ecole Nationale d’ l’Administration et de la Magistrature. Pour moi,  il était inconcevable d’avoir un Etat sans armée. Mais après mon départ, un des ces hommes a été tué devant la communauté internationale qui m’a tout de suite dit, qu’il faudrait se conformer aux résolutions 2121, 2127, 2134 des Nations-Unies.  Donc les FACA, doivent être  restructurées, il faut les rendre à la norme professionnelle, il faut les former», a déclaré Catherine Samba-Panza.

 

En énumérant les manquements relevés au sein des FACA, la présidente de la transition a aussi ajouté que 60% de ces hommes, appartenait a une même ethnie. Beaucoup n’ont pas reçu de formation, beaucoup ne sont pas instruits  et beaucoup n’ont la capacité physique. « Le pays est bourré d’arme alors on a laissé le pays sous embargo. On doit désarmer en priorité et accepter de se réarmer. L’embargo a été mis pour limiter la circulation d’armes dans le pays », a noté la présidente de transition.

 

 « Sur trois hors la loi arrêtés,  il y a un FACA, sur cinq hors la loi qui braquent, il y a deux FACA, sur trois criminels, il y a un FACA et cela  pose problème. La moitié de ceux qui sont à Ngaragba, sont des FACA. Les conditions d’insécurité dans lesquelles nous évoluons, dépassent les capacités des policiers et des gendarmes », a poursuivi Catherine Samba Panza.

 

Selon la présidente de la transition, la question de  refondation de l’armée centrafricaine reste une préoccupation majeure. Même si le gouvernement affirme sa détermination pour le réarmement de FACA, la communauté internationale, ne semble pas être prête à appuyer cette activité. Le conseil de sécurité de l'ONU vient de voter le prolongement de l'embargo  des armes jusqu' au 29 janvier 2016./

 

Line Péguy Gondje Demba

Centrafrique : le Conseil de sécurité reconduit l'embargo sur les armes jusqu'en 2016

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