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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 19:16

 

 

 

30/01/15 (AFP)

 

Des militaires français de l'opération Sangaris ont détruit jeudi soir des véhicules abandonnés par d'ex-rebelles Séléka qui avaient menacé une délégation officielle dans le nord-est de la Centrafrique, a-t-on appris vendredi auprès de Sangaris.

 

La délégation s'était rendue à Bamingui dans le cadre des consultations lancées en province par le gouvernement en vue du forum de réconciliation prévu en mars à Bangui, la capitale de ce pays plongé dans une grave crise depuis près de deux ans.

 

"Une colonne de véhicules remplis d'hommes armés a menacé la délégation qui venait de mener" des consultations, exigeant qu'elle "quitte la région", a expliqué à l'AFP le conseiller en communication de la force Sangaris, Laurent Bastide.

 

"Suite à cette menace, nous avons envoyé un hélicoptère qui a effectué un tir de sommation en avant de la colonne", a-t-il ajouté.

 

Selon Sangaris, les hommes armés se sont alors dispersés "dans la brousse" avec "tout leur armement". "Nous avons détruit l'ensemble des pick-up de manière à anéantir leur capacité de déplacement. Nous n'avons constaté aucune victime civile, ni blessée ni tuée", a ajouté la source française.

 

Ces hommes armés appartiennent au Front populaire pour la restauration de la Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-Séléka hostile aux consultations lancées par le gouvernement.

 

Joint par l'AFP, un porte-parole du FPRC, Mahouloud Moussa Moctar, a accusé les soldats français de les avoir "attaqués gratuitement". Selon lui, le raid français a fait au moins deux morts et détruit quatre véhicules du FPRC.

 

Les multiples exactions commises par les rebelles de la Séléka, essentiellement musulmans, à leur arrivée au pouvoir en mars 2013 contre les populations majoritairement chrétiennes du pays ont débouché sur la création de milices d'autodéfense anti-balaka. Ces milices s'en sont pris à leur tour aux civils musulmans, plongeant le pays dans une crise sécuritaire, humanitaire et politique sans précédent.

 

L'intervention en décembre 2013 de la force Sangaris, épaulée par des soldats de l'Union africaine remplacés ensuite par une force onusienne, a permis de stabiliser la situation, notamment à Bangui, sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.

 

 

Centrafrique/Ndélé : La Sangaris a détruit quatre véhicules des ex-Séléka qui s’opposaient aux consultations à la base

 

Ndélé, 30 janvier 2015 (RJDH)—Une opération menée par les soldats français de la Sangaris a permis de détruire quatre véhicules transportant des hommes armés de l’ex-Séléka, qui menaçaient de s’en prendre à l’équipe des consultations à la base. Une mission conduite par le ministre des Finances et du budget, Assane Abdallah Kadre à Ndélé (nord-est). L’incident s’est produit hier, dans l’après-midi, dans une localité située à 35 kilomètres de Ndélé.

 

Rapportée au RJDH par des sources locales, l’information a été ensuite confirmée par le service de communication de la Sangaris. Les ex-Séléka étaient en provenance de Kaga-Bandoro.

 

Pour la première source contactée depuis la ville de Ndélé, tout est parti de la menace proférée à l’endroit des membres de la délégation des consultations à la base déployée dans la localité. « Le ministre Abdallah Kadre et son équipe sont arrivés à Ndélé depuis quatre jours et ont entamé les consultations à la base dans les périphériques de la ville. Hier, ils étaient vers Mbolo Kpata, à 35 km de Ndélé. Une colonne de quatre véhicules des ex-Séléka a quitté Kaga-Bandoro dans l’intention de venir les stopper », commente la source.

 

 « Entre temps, la Sangaris avait été alertée de la situation. Leur Hélicoptère a donc détruit les quatre véhicules. Les combattants de l’ex-Séléka ont juste eu le temps de s’échapper avant que les engins ne soient calcinés. Aucun bilan ne peut être établi. Toutefois, le fils du chef de village de Kaga a reçu une balle et est admis à l’hôpital de la ville de Ndélé ».

 

Le commandant Laurent Bastide de la Sangaris parle d’une menace exercée sur les membres de l’équipe des consultations à la base que la Sangaris a empêchée. « Hier dans l’après-midi, une colonne de quatre véhicules transportant des hommes armés a quitté Kaga-Bandoro en direction de Ndélé avec comme but de tendre des embuscades aux facilitateurs des consultations à la base. Nous avons fait décoller un hélicoptère. Devant le refus des ex-Séléka de rebrousser chemin, l’hélico a réalisé des sommations sur la route. Nous étions donc obligé de détruire les quatre véhicules », raconte le commandant.

 

Tout en indiquant que l’opération n’a fait que des blessés légers, Laurent Bastide a ajouté que « nous ne laisserons pas menacer la population centrafricaine ni boycotter le déroulement des consultations à la base. Nous ne privilégions pas la force au détriment de la négociation qui reste prioritaire ».

 

Le Front Populaire pour le Redressement, faction de l’ex-Séléka basée à Kaga-Bandoro n’était pas joignable, après maintes tentatives du RJDH.

 

Depuis le lancement des consultations à la base, c’est la première opération armée menée par les forces internationales pour empêcher leur perturbation par des hommes armés./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Ndélé : Les consultations à la base se tiennent malgré les menaces des groupes armés

 

Bangui, 30 janvier 2015 (RJDH) —Les consultations à la base ont débuté samedi 24 janvier à Ndélé. La mission est conduite par le ministre résident de la préfecture de Bamingui-Bangoran (Nord), Assane Abdalla Kadre. Les rencontres ont été effectives à Ndélé, Bamingui, Kotissako, malgré les menaces des ex-Séléka venus de Kaga-Bandoro.

 

Selon les informations du RJDH, les consultations à la base se déroulent encore dans la région de Ndélé. Ce vendredi 30 janvier, une rencontre est prévue au village de  Mbolo Kpata. « Nous avons parcouru les villages proches de Ndélé. Les consultations se déroulent bien. Nous avons rencontré la population, même les éléments de l’ex-Séléka. Ils nous ont exprimé leurs besoins, la sécurité, la paix et la prise en compte de cette région qui semble être oubliée par les autorités centrales dans leur politique du développement », a rapporté au RJDH un membre de la délégation.

 

La source a indiqué que les consultations vont s’achever dans la ville de Ndélé, samedi 31 janvier.

 

Un communiqué de presse de la Sangaris assure que  la sécurité est garantie. La mission a noté que les consultations n’ont pas été faciles. « Le démarrage a été rendu délicat par une opposition initiale à la tenue de ces consultations, signifiée par un groupe armé local, le Front Patriotique pour la Reconstruction de la Centrafrique (FPRC). Mais progressivement, le dialogue a permis la poursuite de cette rencontre avec la population de Bamingui-Bangoran. L’objectif premier de ce processus de consultation à la base, est de faire remonter les grandes préoccupations de la population pour les inscrire à l’ordre du jour du forum de Bangui », explique le communiqué. 

 

Dans la ville de Bambari, la mission était contrainte de regagner Bangui, car empêchée par les habitants hostiles à ces consultations à la base. Selon certaines informations, la mission est repartie repartir dans la ville après une discussion avec les autorités militaires des ex-Séléka.

 

Depuis le 21 janvier, les consultations ont débuté dans toutes les préfectures, sous préfectures et postes de contrôle administratifs du territoire centrafricain, pour une période de 21 jours.

 

La MINUSCA et la force Sangaris apportent leur soutien logistique et sécuritaire aux consultations, menées par les autorités de transition dans les régions en déployant leur force./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique: l'armée française détruit des véhicules de l'ex-rébellion Séléka

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