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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 21:11

 

 

 

13/01/15 (Afrikaweekly.com)

 

Le 11 novembre dernier, les délégués qui avaient pris part aux travaux du Groupe International de Contact (GIC) pour la République Centrafricaine ont reconnu l’impossibilité d’organiser les élections présidentielle et législatives en févier 2015. Trop de temps ont été perdus, ont-ils constaté. L’Autorité nationale des Elections (ANE), l’équivalent des Commission électorales sous d’autres cieux, peine à tenir sa feuille de route. Mais les candidats à la présidentielle de 2015 ne désenchantent pas. Leur liste ne fait que s’allonger.

 

Au cours de ses travaux de Bangui, le mois dernier, le Groupe International de Contact avait déjà envisagé la nécessité du report des élections, de février 2015 au mois d’août de la même année. Les acteurs impliqués dans le processus électoral ont perdu beaucoup de temps.

 

Pour pouvoir reporter les élections au mois d’août 2015, il a été préconisé la reconsidération de l’article 102 de la Charte constitutionnelle de Transition.

 

A côté de ces dispositions, les législateurs avaient également préconisé l’institution du cadre de concertation. Il s’agit d’une institution mise en place en vue de servir d’espace d’échanges, d’information et de suivi entre les différents acteurs du processus électoral, en harmonie avec l’Autorité Nationale des Elections en vue de prévenir les crises électorales ou post-électorales. Le cadre de concertation est composé de personnalités provenant à la fois des pouvoirs publics, des partis politiques et de la société civile.

 

Dans le souci d’organisation des élections crédibles et non contestées au sortir de la Transition, le Code électoral de la République Centrafricaine en ses articles 7 alinéa 7 et 108 alinéa 2 prévoyait l’introduction de la biométrie pour l’enrôlement des électeurs et le découplage des scrutins présidentielle et législatives.

 

Pour être réaliste le jour « J », EISA (Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrique), une ONG dont le siège est en Afrique du Sud et qui a plusieurs bureaux dans les pays africains, a pris sur elle le 6 décembre dernier l’organisation d’un atelier sur le choix des options pour les élections en République Centrafricaine à l’intention des représentants des pouvoirs publics, des partis politiques et ceux de la société civile.

 

Profitant de cette occasion, le Ministre en charge de l’administration du territoire et du processus électoral, M. Modibo Bachir Walidou, a saisi l’opportunité pour prévenir les participants des conséquences financières et sécuritaires liées à l’introduction de la biométrie et au découplage des élections.

 

S’agissant du découplage des élections, la démonstration du Ministre de l’administration du territoire fait allusion à cinq scrutins à des dates différentes, évoquant respectivement le référendum constitutionnel ; les deux tours de l’élection présidentielle et enfin les deux tours des législatives.

 

Au regard donc de cette démonstration, M. Modibo Bachir Walidou a conclu qu’un tel projet ne pourra pas être supporté ni par les Centrafricains eux-mêmes ni par les partenaires financiers et techniques. Une façon pour lui de les amener à admettre les cartes d’électeurs et le couplage des élections présidentielle et législatives.

 

Une très longue liste des candidats à la prochaine présidentielle

 

Quand bien même la date de ces élections ait été repoussée, les politiques ne désemparent pas.

 

Au niveau des partis politiques, il semble que ce soit la saison des congrès devant désigner leurs représentants à la prochaine élection présidentielle. Les candidats indépendants, eux aussi, ne baissent pas les bras. Les candidats annoncés ou déclarés sont, entre autres, Michel Amine de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP) ; Anicet-Georges Dologuélé de l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) ; Martin Ziguélé du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) ; Gaston Mandata Nguérékata du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), etc.

 

En dehors des candidats qui se présentent sous la bannière d’un parti politique, il y en a d’autres qui se manifestent par le truchement des associations. C’est le cas de Jean-Barkèss Ngombé Ketté, ancien maire de Bangui, actuellement accompagné par la Fondation pour la Reconstruction de Centrafrique (FRC), et Charles Armel Doubane, leader de l’Association « Fini Bê Africa (AFBA-CAD)

 

Les groupes armés se muent en partis politiques

 

Les principaux groupes armées, la coalition Séléka et la milice antibalaka, se sont convertis en partis politiques.

A Birao, chef lieu de la Préfecture de la Vakaga, dans l’extrême nord de la République Centrafricaine, les ex-Séléka avaient organisé une assemblée générale, à l’issue de laquelle ils ont tournée le dos à la dénomination de ex-Séléka, pour mettre désormais en avant le « Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) », qui n’est rien d’autre qu’une formation politique.

 

A l’exemple de l’ex-Séléka, le mouvement des antibalaka voudrait bien renoncer à la lutte armée et envisager de conquérir le pouvoir, par les urnes. C’est ainsi qu’à la date du 29 novembre 2014, les antibalaka ont lancé le « Parti Centrafricain pour l’Unité et le développement (PCUD) ».

 

Avec une telle liste de candidats qui lorgnent le fauteuil présidentiel, il ne fait l’ombre d’aucun doute, les prochaines élections en République Centrafricaine s’annoncent déjà rudes et serrées.

Centrafrique: entre le processus électoral et la course au fauteuil présidentiel

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