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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 17:35

 

 

Centrafrique: un puissant chef anti-balaka, le général Andjilo, arrêté

 

Bangui AFP / 18 janvier 2015 17h00 - Un puissant chef des milices anti-balaka, le « général » Andjilo, soupçonné de nombreuses exactions et recherché depuis plusieurs mois, a été arrêté dans le nord-ouest de la Centrafrique par la force de l'ONU (Minusca), a annoncé dimanche le parquet général de la cour d'appel de Bangui.

Rodrigue Ngaïbona, alias +général Andjilo+, a été arrêté par le bataillon camerounais de la Minusca samedi dans l'après-midi à Bouca, dans la préfecture de l'Ouham, au cours d'un combat avec ses hommes, a précisé une source judiciaire.

Le chef anti-balaka est poursuivi pour multiples infractions d'assassinats, de rébellion, de détention illégale d'armes de guerre, d'association des malfaiteurs, de viols, de pillages, a indiqué dans un communiqué le procureur général de Bangui Maurice Dibert-Dollet.


Le prévenu a été transféré dans la nuit de samedi à dimanche à Bangui (et) a été immédiatement pris en charge par la police judiciaire dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte sur les crimes commis, a indiqué M. Dibert-Dollet.

Les anti-balaka sont des milices essentiellement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition rebelle Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013, avant d'en être chassés en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.

Le « général » Andjilo, qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment accusé d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui.


Son nom a été aussi cité dans l'attaque du convoi des soldats pakistanais de la Minusa, le 9 octobre 2014 au nord de Bangui. Un soldat avait péri et plusieurs autres avaient été blessés.


La coordination du mouvement anti-balaka, auquel appartient ce chef milicien, s'est insurgée de cette arrestation: le mouvement populaire anti-balaka, qui s'est transformé en parti politique, a amorcé le processus des consultations à la base et de la réconciliation, a déclaré Igor Lamaka, porte-parole du mouvement anti-balaka.

Nous dénonçons le désordre dans lequel la communauté internationale veut nous maintenir pour faire perdurer le chaos dans ce pays. Nous ne tolérerons aucune justice à double vitesse, a-t-il ajouté.


Au mois de septembre dernier, quatre autres chefs anti-balaka avaient été arrêtés et inculpés de détention illégale d'armes de guerre. Leur procès a été reporté au 28 janvier.

En mars 2014, 11 chefs anti-balaka avaient été arrêtés au cours d'une opération de désarmement au quartier Boy-Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui, et écroués à la prison centrale. Mais, tous avaient pu s'évader en profitant de l'absence des gardiens.


Depuis le renversement du président François Bozizé et la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent. La crise a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés selon l'ONU, qui a parlé de crimes contre l'humanité dans un rapport divulgué début janvier.


La présence de trois forces internationales - la force française Sangaris, l'Eufor-RCA (Union européenne) et la Minusca a permis stabiliser la situation sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.



(©)

 


 

Bangui, 18 janvier 2015 (RJDH)—Le chef redoutable d’une fraction des miliciens Anti-Balaka, nommé Andjilo de son vrai nom Rodrigue Ngaïbona serait arrêté samedi 17 janvier à Bouca (nord) et conduit à Bossangoa par des éléments des casques bleus de la Minusca camerounaise. La Minusca n’a pas encore confirmé l’information.

 

Selon une source humanitaire, Andjilo aurait été arrêté à Bouca par le contingent camerounais de la Minusca, avant d’être transféré à Bossangoa dans la même journée. « Andilo est entre les mains des éléments de la Minusca à Bossangoa. Le parquet est saisi pour la suite », a confié cette source humanitaire.

 

Les circonstances de cette arrestation ne sont encore pas encore connues. Toutefois, Andjilo est présumé coupable des actes de violences dans les quartiers du nord de Bangui et dans la région de Bouca et Bossangoa.

 

Pas plus tard que de deux semaines, Andjilo était revenu au bon sens dans le quartier Boy-Rabe à Bangui, pour traquer les éléments « récalcitrants » des Anti-Balaka qui brillent par des actes de violences et banditisme dans le secteur.

 

La Minusca avait lancé la fin de l’impunité des auteurs des actes de violences et autres crimes commis dans le pays.

 

Aucune information officielle n’est donnée sur cette situation.  D’après des sources concordantes, Andjilo serait transféré à Bangui dans la nuit du samedi à dimanche et détenu à la prison centrale de Ngaragba. /

 

Fridolin Ngoulou

 

 

Un puissant chef anti-balaka arrêté en Centrafrique par les troupes de l'ONU

 

http://www.france24.com  18/01/2015

 

Le "général Andjilo", puissant chef des milices anti-balaka, a été arrêté par la force de l'ONU en Centrafrique. Il est accusé d'avoir été l'un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans à Bangui, en décembre 2013.

 

Un puissant chef des milices anti-balaka, le "général Andjilo", soupçonné de nombreuses exactions et recherché depuis plusieurs mois, a été arrêté dans le nord-ouest de la Centrafrique par la force de l'ONU (Minusca), a annoncé dimanche 18 janvier le parquet général de la cour d'appel de Bangui. "Rodrigue Ngaïbona, alias ‘général Andjilo’, a été arrêté par le bataillon camerounais de la Minusca samedi dans l'après-midi à Bouca, dans la préfecture de l'Ouham, au cours d'un combat avec ses hommes", a précisé une source judiciaire.

 

Le chef anti-balaka "est poursuivi pour multiples infractions d'assassinats, de rébellion, de détention illégale d'armes de guerre, d'association des malfaiteurs, de viols, de pillages", a indiqué dans un communiqué le procureur général de Bangui, Maurice Dibert-Dollet. Le prévenu, "transféré dans la nuit de samedi à dimanche à Bangui, a été immédiatement pris en charge par la police judiciaire dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte sur les crimes commis", a-t-il indiqué.

 

La coordination anti-balaka dénonce une "justice à double vitesse"

 

Les anti-balaka sont des milices essentiellement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition rebelle Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013, avant d'en être chassés en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.

 

Le "général Andjilo", qui a été un des principaux chefs anti-balaka à Bangui, avait fui la capitale. Il est notamment accusé d'avoir été un des meneurs des miliciens qui ont lancé les massacres de musulmans le 5 décembre 2013 à Bangui. Son nom a été aussi cité dans l'attaque du convoi des soldats pakistanais de la Minusa, le 9 octobre 2014 au nord de Bangui. Un soldat avait péri et plusieurs autres avaient été blessés.

 

La coordination du mouvement anti-balaka, auquel appartient ce chef milicien, s'est insurgée de cette arrestation. "Le mouvement populaire anti-balaka, qui s'est transformé en parti politique, a amorcé le processus des consultations à la base et de la réconciliation", a déclaré Igor Lamaka, porte-parole du mouvement anti-balaka. "Nous dénonçons le désordre dans lequel la communauté internationale veut nous maintenir pour faire perdurer le chaos dans ce pays. Nous ne tolérerons aucune justice à double vitesse", a-t-il ajouté.

 

Quatre autres chefs anti-balaka en attente de jugement

 

Au mois de septembre dernier, quatre autres chefs anti-balaka avaient été arrêtés et inculpés de détention illégale d'armes de guerre. Leur procès a été reporté au 28 janvier. En mars 2014, 11 chefs anti-balaka avaient été arrêtés au cours d'une opération de désarmement au quartier Boy-Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui, et écroués à la prison centrale. Mais, tous avaient pu s'évader en profitant de l'absence des gardiens.

 

Depuis le renversement du président François Bozizé et la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka, la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent. La crise a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés selon l'ONU, qui a parlé de crimes contre l'humanité dans un rapport divulgué début janvier. La présence de trois forces internationales – la force française Sangaris, l'Eufor-RCA (Union européenne) et la Minusca – a permis stabiliser la situation sans pour autant pacifier l'ensemble du territoire.

 

Avec AFP

Centrafrique : Andjilo, un chef Anti-Balaka arrêté à Bouca
Centrafrique : Andjilo, un chef Anti-Balaka arrêté à Bouca

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