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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 21:38

 

 

 

SES CAMARADES DE JEU

 

A l’étranger, Nourredine entretient depuis longtemps des amitiés pour le moins compromettantes, ce qui étonne les membres de son entourage les plus honnêtes :

 

- Abou Bakr Hachim, associé de Nourredine au sein de la société émirati Prestige International, jihadiste convaincu avec lequel il tenta, en 2011, de vendre des armes au Shebab Al Islami en prenant des contacts avec cette secte islamiste.

 

- Al Fathi Ali Hassanein, ami des moudjahidines qui coupaient des têtes en Bosnie de 1992 à 1995. Ce « diplomate » de Khartoum avait fondé une ONG islamique, la Third World relief Agency, qui recueillait à l’époque des centaines de millions de pétrodollars afin de financer le Jihad en ex-Yougoslavie. Il a ensuite traîné sa barbe sanglante en Afghanistan et au Pakistan. En 2008, il fournissait de l’armement aux rebelles tchadiens souhaitant renverser le président Déby. Al Fathi habite désormais en Turquie où il récupère des fonds turcs pour aider Nourredine et ses amis.

 

- Moussa Assimeh, musulman très pieux et chef de guerre soudanais de sinistre mémoire à Bangui. Ce mercenaire djandjawid, sous prétexte de soutien à la Séléka, déferla sur le Centrafrique où ses hommes ont commis d’innombrables meurtres, viols et pillages. Il réside désormais dans le Darfour et attend que son ami Nourredine lui demande de reprendre l’offensive sur notre pauvre pays. Gageons que Nourredine remercierait à nouveau ses frères soudanais en les autorisant à « se payer » sur la population centrafricaine.

 

JEU DE DUPES

 

Au pays, les affidés de Nourredine arborent tous le grade de Général car il faut savoir que de nos jours, au Centrafrique, commander à deux voitures remplies de soudards drogués confère les galons de Général. Ils ont pour nom Arda Akouma, son petit goula de la Vakaga, le tchadien Yahya « Scud » ou Ibrahim Charafeddine.

 

Cependant, au gré de ses changements de stratégie, Nourredine  s’est fâché avec de nombreux amis et alliés :

 

-           Bachar Al fadoul, son ancien adjoint au CEDAD, que Nourredine dénonce en privé aux occidentaux comme le responsable des exactions à Bangui qu’il a en réalité lui-même commises et ordonnées, préparant ainsi sa future défense devant les juges de la CPI .

 

-           Zacharia Damane, l’ancien président de l’UFDR, dont Nourredine veut la mort car il considère que ce chef goula est trop attaché à l’unité de la nation centrafricaine et refuse de rallier le FPRC.

 

-           Abdoulaye Hissene, son grand rival rounga dans la rébellion mais aussi dans le trafic de diamant.

 

-           L’ensemble des chefs peuls, en premier lieu Ali Darassa que Nourredine méprise et estime peu fiable car manquant de fanatisme et peu motivé par la chasse aux Chrétiens.

 

-           Des petits chefs, tels que Tom Adam ou Issa Issaka, considérés comme des alliés des Nassara.

 

DOUBLE JEU

 

Tout observateur de la situation centrafricaine peut constater que le parcours idéologique de Nourredine Adam est particulièrement difficile à suivre. Nervis au service du pouvoir dictatorial laïc égyptien dans les années 90, il deviendra ensuite le garde du corps d’un sultan des émirats et se rapprochera des milieux islamistes soudanais et somaliens. A la fin des années 2000, ayant pris la tête d’une fraction d’un mouvement, la CPJP, fondé par le frère Charles Massi et se réclamant du patriotisme centrafricain, il a ensuite régné sur Bangui par la terreur en menant les exactions contre les quartiers chrétiens tout en entretenant d’excellentes relations avec les Sangaristes et la MINUSCA.

 

Après son départ de la capitale centrafricaine, il a défrayé la chronique en publiant, au mois d’août 2014, un communiqué de presse proclamant la création de l’Etat du Dar El Kouti au nord du Centrafrique. Le nom choisi pour cet Etat fantoche est une référence explicite au sultanat esclavagiste responsable, à la fin du 19ème siècle, de la déportation au Soudan des populations bantou de l’actuelle Centrafrique. Il se ravisa ensuite en déclarant à qui voulait l’entendre qu’il luttait pour que les Musulmans soient davantage représentés au sein du gouvernement de Bangui. Plus troublant encore, alors que son nom est inscrit sur une liste de sanctions de l’ONU, il a récemment été invité à Nairobi, à l’initiative de pays frères africains et de puissances occidentales, pour discuter avec les Anti-balaka et Bozizé de l’avenir de notre pays.

 

Ces revirements soudain et ce double jeu permanent, qu’il pratique également avec ses fidèles en les trahissant si nécessaire, suscite l’étonnement de ceux qui ne connaissent pas les ressorts profonds de ce personnage. Nourredine Adam ne roule que pour ses intérêts financiers personnels, pour manger et manger encore. Aussi entretient-il des relations avec l’ensemble des acteurs du drame centrafricain, au grand jour ou dans l’ombre. Il voit discrètement les Français qui le conseillent,  les Soudanais, les Turcs et les Qatari qui le financent, les Tchadiens qui l’arment et les Israéliens qui le guident.

 

Homme d’affaires vénal, il fait croire tour à tour à ses troupes qu’il défend les musulmans centrafricains alors qu’il se considère comme tchadien ; qu’il faut reprendre Bangui par la force ou au contraire créer les conditions d’une partition du pays ; qu’il faut éliminer les traîtres et les modérés au sein du FPRC tout en discutant avec Bozizé et les extrémistes Anti-balaka. Homme du chaos, gonflé d’orgueil, il croit désormais pouvoir retrouver d’une façon ou d’une autre des responsabilités éminentes au Centrafrique. Il se trompe lourdement. Ses nombreux ennemis, victimes connues de ses crimes ou patriotes centrafricains présents dans son entourage et excédés par leur chef, agiront le moment venu pour empêcher de nuire cet agent criminel des puissances étrangères. Pour lui, la partie est finie.

 

Collectif des Citoyens Centrafricains Opposés à Séléka  (CCCOS)

A QUOI JOUE NOURREDINE ADAM ? (2ème épisode)

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