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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 01:17

 

 

 

http://lepays.bf   Lundi 8 décembre 2014

 

Plusieurs acteurs de l’opposition, de la société civile et de la diaspora sont réunis depuis le 4 et ce, jusqu’au 7 décembre à Paris, à l’occasion du Congrès  international de l’opposition  gabonaise  (CIOGAP) pour, disent-ils, poser les jalons  d’une alternance par la voie démocratique. Pendant quatre jours, les participants à ces assises de la capitale française, scruteront les voies et moyens de donner  forme au rêve de la nouvelle nation gabonaise. L’issue souhaitée par cette rencontre, est un consensus quant à la stratégie de l’opposition  en vue des prochaines joutes électorales. S’il faut louer  l’initiative de l’opposition gabonaise dans son ensemble, qui a été sans doute inspirée par l’exemple burkinabè, des interrogations demeurent tout de même quant à la sincérité de certains  ex-  hauts responsables  et ministres  ayant servi sous le défunt régime d’Omar Bongo et  qui, aujourd’hui,   se retrouvent subitement  en première  ligne de ce front anti-Bongo. En effet, ces tirs nourris et violents  contre  Bongo fils qu’ils accusent de gabegie, de  mauvaise gouvernance, de répression, etc., sont d’autant plus inexplicables  qu’ils proviennent du camp de ceux qui ont servi son père quand celui-ci était à la tête de l’Etat gabonais.

 

Les malheurs actuels  de Bongo devraient amener tous les dirigeants africains à comprendre que la succession dynastique à la tête de l’Etat n’est pas une bonne chose

 

Pour certains Gabonais,  l’attitude de ces opposants  ressemble à un acte de lâcheté car ils  ne s’en prennent  pas à un système, mais à un homme qui ne fait que gérer un héritage  dont ils sont du reste comptables. C’est le lieu ici de s’interroger sur la sincérité, surtout au plan politique,  de certains de nos dirigeants. En tout cas, on se demande comment Ali Bongo pourra  s’en sortir,  quand on sait que ceux qui ont fidèlement servi  son  père sont aujourd’hui ses adversaires, donc connaissant tous les rouages du système. Ils pourront ainsi mettre le doigt là où ça fait mal. Et c’est ce que semble avoir compris cette opposition qui est sortie du cadre des revendications portant sur l’alternance, pour s’en prendre aux origines de Bongo. Une attitude nauséeuse  en ce sens qu’elle peut contribuer à désennoblir  son combat. Cela dit, les malheurs actuels  de Bongo devraient amener tous les dirigeants africains à comprendre que la succession dynastique à la tête de l’Etat n’est pas une bonne chose ni pour le pays, ni pour la famille présidentielle. La rencontre de Paris  qui verra la participation des forces démocratiques et panafricaines, ainsi que des amis  de l’Afrique et du Gabon qui entendent contribuer à la marche des peuples d’Afrique  vers la nouvelle Afrique  marquée par  l’Etat de droit, se terminera par la signature d’une charte commune. Reste à savoir s’il s’agira d’un texte de plus, ou s’il sera suivi d’effet Car, en Afrique, face au pouvoir, l’union de l’opposition, du fait des egos, est toujours mise à rude épreuve quand arrivent les échéances.

 

Seydou TRAORE      

Lu pour vous : TIRS NOURRIS CONTRE ALI BONGO :  Quand l’harmattan burkinabè souffle sur le Gabon

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