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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 14:33

 

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 2014-12-01 12:08:07 L’invitation au respect du jeu démocratique, faite par le chef de l’Etat français François Hollande à ses homologues africains samedi à Dakar (Sénégal), à l’ouverture des travaux de la XVè conférence de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), a tenu en haleine les journaux camerounais parus lundi.


«François Hollande met en garde», résume ainsi La Nouvelle Expression pour qui le dirigeant «n'a point usé de circonlocutions pour signifier à ses pairs d'Afrique qu'ils ne doivent pas forcer la volonté de leur peuple pour s'éterniser au pouvoir».

C'est une sorte d'«avertissement aux dirigeants africains qui voudraient s'accrocher au pouvoir à tout prix», renchérit Le Messager qui rappelle que M. Hollande avait déjà émis le même avertissement avant son départ pour la capitale sénégalaise.

Pour Le Jour, c'est un véritable «appui de la France aux peuples» et, pendant que les dirigeants africains hostiles à l'alternance sont ainsi mis à l'index, un ancien chef d'Etat est célébré par ses pairs : Abdou Diouf, le secrétaire général sortant de l'OIF, «présenté comme un modèle de démocrate et d'homme d'Etat exemplaire».

Dans le bihebdomadaire La Météo, c'est un François Hollande qui «fait l'éloge des soulèvements populaires. Et de tempérer : «C'est bien beau, de conseiller à certains dirigeants d'avoir une oreille attentive aux désidératas de leurs citoyens. Mais la France n'a-t-elle pas, par ses tergiversations, du fait de ses louvoiements ou au nom de la protection de ses intérêts, une part de responsabilité dans le sort connu aujourd'hui par plusieurs pays africains sur les plans de la démocratie, du développement et du respect des droits de l'homme ?»


Malgré tout, ajoute cette publication, quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, bien des Africains soutiennent cette sortie du président français à Dakar, qui est à marquer en lettres d'or dans les annales de l'histoire.


Dans le registre de la circonspection, Mutations constate également que les dirigeants français présentent toujours deux visages dans leurs relations avec le pré carré africain : la France qui prononce des discours enjôleurs et l'autre qui applique la real politik, cette dernière ayant toujours le dernier mot.


«Paris n'a jamais tapé sur les doigts de ses amis africains dont les comportements sont hautement et constamment décriés par des peuples appauvris et frustrés. Paris n'a-t-il pas exfiltré Blaise Compaoré, ne l'a-t-il pas aidé à trouver refuge en Côte d'Ivoire puis au Maroc, alors que le peuple burkinabè s'apprêtait à lui demander des comptes ? C'est toujours le même Paris qui reste aphone lorsque certains dirigeants africains triturent les Constitutions pour s'accrocher au pouvoir.»


Bien éloigné de ce sujet qui fâche, le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune préfère ne retenir, de François Hollande, que le constat de «réussite du début à la fin», fait lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet de Dakar.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=811058#sthash.cZMQWyWC.dpuf

L'adresse de Hollande aux dirigeants africains à la Une de la presse camerounaise

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