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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 03:05

 

 

 

 

http://www.45enord.ca  par Jacques N. Godbout le 7 décembre 2014 à 0:01.

 

En cette semaine qui marquait l’anniversaire du lancement de l’opération Sangaris et alors que la situation en Centrafrique reste fragile, les soldats français, principaux artisans du rétablissement d’un niveau de sécurité au moins minimal dans ce pays, amorce leur retrait progressif pendant que se poursuivent, mais avec moins d’intensité,  les luttes interconfessionnelles.

 

Il y a un an déjà, le 5 décembre 2013, était lancée en Centrafrique l’opération Sangaris, sur décision du Président de la République française.

 

Fin 2012, menacé par la rébellion de la Seleka aux portes de la capitale Bangui, le président François Bozizé avait appelé, sans succès, la France et les États-Unis à l’aide.

 

En mars 2013, le chef rebelle issu de la Séléka, Michel Djotodia, renverse François Bozizé et devient le premier président musulman du pays, mais ne parvient pas à rétablir l’ordre alors que, chaque jour, les ex-rebelles, maintenant au pouvoir, terrorise un peu plus la population chrétienne

 

Le 5 décembre 2013, le conseil de sécurité des Nations unies autorise à l’unanimité le «déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) pour une période de 12 mois».

 

Les forces françaises reçoivent alors pour leur part  une double mission: rétablir en urgence un niveau de sécurité minimal pour enrayer la spirale des exactions et permettre le retour des humanitaires, et faciliter la montée en puissance progressive et l’engagement des forces de la communauté internationale (d’abord la MISCA, puis la MINUSCA).

 

Tout de suite, les Français désarment les ex-rebelles Séléka qui terrorisaient les Chrétiens, mais la situation se retourne et Bangui devient alors le terrain de chasse des anti-Balaka, une milice chrétienne qui cherche à faire payer, non seulement aux ex-Séléka, mais à tous les musulmans ce que les Chrétiens ont subi, entraînant le déplacement d’un demi-million de personnes et de nombreux morts parmi les civils.

 

La situation est alors qualifié par tous de pré-génocidaire et, malgré les surprises du début, c’est tout de même l’opération française Sangaris qui aura permis, grâce à son action face à une situation chaotique, d’éviter le pire.

 

Retrait progressif

 

Aujourd’hui, environ 2 000 militaires français sont toujours déployés dans cette opération. Leur mission vise principalement à accompagner le déploiement de la MINUSCA, la force de l’ONU, sur l’ensemble de la Centrafrique.

 

Mais, alors que les combats entre les milices d’autodéfense chrétiennes appelées anti-balakas et les ex-Seleka se poursuivent, bien qu’avec moins d’intensité, et que l’État n’est toujours pas capable de faire régner l’ordre, la France va progressivement retirer ses soldats engagés en Centrafrique, passant de 2 000 hommes actuellement à 1 500 au printemps, a indiqué le jour anniversaire de l’opération Sangaris, vendredi 5 décembre, le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, sur BFMTV.

 

«On va diminuer en fonction de la montée en puissance de la Minusca», la force de maintien de la paix de l’ONU, qui compte actuellement 8 600 hommes et doit à terme arriver à 12 000.

 

Avant le déclenchement de l’opération Sangaris, la France comptait quelques centaines de soldats en Centrafrique, basés à l’aéroport de Bangui. «Progressivement, nous reviendrons à un étiage que nous connaissions au départ», a dit le ministre, même s’il admet qu’il y a «toujours des tensions» en Centrafrique.

 

Pendant ce temps, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rencontré vendredi à New York la Présidente de la transition en République centrafricaine, Catherine Samba-Panza.

 

Il faut accélérer le processus politique

 

Le Secrétaire général et la présidente centrafricaine ont convenu vendredi qu’il fallait faire des progrès rapidement vers un processus politique inclusif. Le chef de l’ONU s’est félicité de l’annonce de l’organisation du Forum de Bangui dès que possible l’an prochain et de la volonté d’achever le processus électoral avant août 2015.

 

Mais, «Ils ont noté que, malgré quelques progrès, la situation humanitaire et de sécurité reste fragile et la Présidente a exprimé ses regrets pour les pertes dont a souffert la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) en octobre», a précisé le porte-parole du Secrétaire général dans une note à la presse.

 

Le 9 octobre, un convoi de l’ONU avait été attaqué par des hommes armés non identifiés dans la capitale Bangui, causant la mort d’un Casque bleu et en blessant huit autres.

 

La Coordonnatrice humanitaire principale dans le pays, Claire Bourgeois, a rappelé pour sa part vendredi que ces affrontements ont laissé des blessures profondes au sein des communautés qui ont encore du mal à vivre côte à côte aujourd’hui.

 

La Coordonnatrice a aussi dénoncé l’augmentation du nombre d’attaques contre les travailleurs humanitaires, forçant des organisations à suspendre ou à réduire leurs opérations. Dix-huit travailleurs humanitaires ont été tués depuis janvier 2014.

 

Quant à lui, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a rappelé que plus de 850.000 personnes sont toujours déracinées aujourd’hui et plus de 2,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire.

 

Parmi ces déracinés, plus de 187.000 ont fui dans les pays voisins l’an dernier, portant le nombre total de réfugiés centrafricains dans la région à plus de 420.000, principalement au Cameroun et au Tchad. Il y a également toujours environ 430.000 personnes déplacées à l’intérieur de la République centrafricaine.

 

En cette semaine du 1er anniversaire du lancement de la force Sangaris, après avoir évité le pire, tout le travail politique reste à faire, mais ce travail, ce sont les Centrafricains eux-mêmes qui devront le faire.

 

Centrafrique, un an déjà: on a pour l’instant qu’évité le pire

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