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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 22:01

 

 

 

Mbrès, 20 décembre (RJDH) -  Le calme semble revenir depuis 48 heures dans la ville des Mbrès, après les affrontements opposant les éléments de l’ex Séléka et les Anti-Balaka. La ville est sous le contrôle des éléments de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), une faction de l'ex Séléka.  Joint ce matin par le RJDH, le porte-parole de ce groupe armé, Mahamat Midjiad Ibrahim,  a nié le fait que ces hommes ont tué des  civils.

 

De sources locales, une accalmie règne depuis jeudi, mais la ville est déserte. La plupart des habitants ont dû quitter pour se réfugier soit dans la brousse, soit dans les villages environnants. Une centaine de personnes constituées en majorité des femmes et des enfants ont rejoint la ville de Kaga-Bandoro. Ces dernières ont été accueillies par des familles d'accueil, et n'ont pas d'assistance.

 

Interrogé,  le porte-parole de l'UPC a fait savoir que  ce conflit  a commencé après une entente entre son groupe et les Anti-Balaka à travers un chef du village qui a assuré la médiation. « Ils sont venus nous voir, disant  qu’ils veulent  la paix. Ils sont sortis de leurs maquis et nous avons décidé de les laisser  avec  leurs armes. Avec  nos officiers,  ils sont partis tenir une réunion à Kaga-Bandoro, en présence des forces internationales. Nous avons même célébré une fête ensemble », a expliqué Mahamat Midjiad Ibrahim.

 

Sur la question des personnes  tuées par les ex Séléka,   le porte-parole de l’UPC a nié tous les faits avant de préciser que lors des affrontements, les personnes ciblées sont des Anti-Balaka. Une affirmation rejetée par les habitants qui ont réussi à le joindre la ville de Kaga-Bandoro. Selon les témoignages de certaines femmes, les ex Séléka n'ont pas fait de distinction entre les Anti-Balaka et les autres habitants.

 

"C'est ce qui nous a poussés à quitter la ville des Mbrès. Même en cours de route,  nous sommes obligés de nous cacher à chaque fois que nous apercevons de loin un véhicule, car dit-elle, les ex Séléka tirent sur toutes les personnes qu'ils croisent".

 

Dans un communiqué de presse  publié le 19 décembre, la Coordinatrice humanitaire principale, Claire Bourgeois, dit condamner fermement la reprise des affrontements aux Mbrès, qui selon la Croix rouge centrafricaine, ont causé la mort de 28 personnes dont un volontaire de la Croix Rouge nationale./ 

 

Thierry Messongo

Centrafrique-Mbrès: Une accalmie règne dans la ville, l'ex-Séléka nie avoir tué des civils

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