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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 13:13

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Lundi 8 Décembre 2014 - 19:29

 

Malgré les multiples efforts déployés par  la communauté internationale et les ONG humanitaires, les conditions de vie des populations restent précaires. Cette situation a conduit la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) et la Croix-Rouge locale à appeler les pays donateurs à « agir vite avant qu’il ne soit trop tard ».

 

« A présent, nous sommes plongés dans une catastrophe silencieuse de grande envergure. Les besoins humanitaires sont énormes et nécessitent un renforcement considérable des ressources pour apporter une réponse adéquate. C’est une question de vie ou de mort pour des centaines de milliers de personnes qui souffrent depuis très longtemps », a souligné Antoine Mbao Bogo, président de la Croix-Rouge locale.

 

En raison de l’insécurité et du manque de soutien, le personnel humanitaire est dans l’incapacité d’assurer des services efficaces et constants dans de nombreuses régions.

« Notre objectif est de couvrir tout le territoire », a relevé Jean-Moïse Modessi Mogedo qui dirige l’unité de gestion des catastrophes à la Croix-Rouge centrafricaine. « Nous devons redoubler d’efforts pour faire en sorte que les gens comprennent bien qui nous sommes et quels sont nos objectifs, de manière à pouvoir opérer dans un environnement plus sûr et toucher les plus vulnérables. », a-t-il insisté.

 

Les volontaires de la Croix-Rouge locale, bien que recrutés au sein de leurs communautés d’origine, ne sont souvent pas épargnés lors des affrontements entre différentes communautés. En août 2014, un volontaire de la Croix-Rouge centrafricaine a été tué alors qu’il portait secours aux personnes déplacées. Un autre volontaire avait subi le même sort en mars dernier.

 

Pour Alasan Senghore, directeur de la zone Afrique à la FICR, en dépit de ces menaces, rien ne pourra les pousser à « abandonner la population centrafricaine à son sort. »

Un rapport de l’ONG humanitaire indique que le nombre d'habitants chassés de leurs foyers continue d’augmenter. Il évalue à plus de 410 000 le chiffre des personnes déplacées accueillies par des familles hôtes ou hébergées dans des camps. A Bangui, une quarantaine de sites abritent plus de 60 000 personnes. « Les pays environnants sont confrontés eux aussi à de sérieuses difficultés. La crise n’est plus seulement nationale, mais régionale.», précise le texte.

 

Sur le terrain, plusieurs forces internationales sont présentes pour tenter de restaurer la paix et la sécurité. Le 5 décembre dernier, alors que la force française Sangaris célébrait sa première année d’opération en sol centrafricain, Paris avait annoncé officiellement la réduction de ses effectifs de 2000 à 1500 soldats sur place.

 

« L’objectif est de partir pour dégager des moyens sur d’autres opérations. Il est prévu un retour au format de l’ancienne force de Boali  (400 à 600 hommes), dès que possible en 2015 », a avait précisé le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Fiacre Kombo (stagiaire)

Centrafrique : la Croix-Rouge appelle à une assistance immédiate

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