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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 23:47

 

 

 

15/12/14 (AFP) Le parquet national financier en France a ouvert une enquête préliminaire après une plainte de la Centrafrique, qui accuse son ancien président François Bozizé de s'être constitué un riche patrimoine au préjudice de son pays, a appris l'AFP lundi de source judiciaire.

 

La plainte, déposée à la mi-novembre, vise notamment un ensemble de propriétés immobilières en France appartenant à François Bozizé, à son entourage ou à d'anciens alliés politiques, ainsi que des véhicules de luxe et des avoirs bancaires.

 

Elle rappelle de précédentes affaires dites de "biens mal acquis" où des juges enquêtent sur les riches patrimoines en France de chefs d’États africains, comme Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang (Guinée équatoriale) ou le défunt président gabonais Omar Bongo.

 

L'enquête est ouverte pour détournements de fonds publics, corruption d'agents publics étrangers et blanchiment de ces délits, a précisé la source judiciaire.

 

"On se réjouit de cette première décision, rapide, d'ouvrir une enquête", s'est félicité l'avocat de la Centrafrique dans ce dossier, Me William Bourdon.

 

Arrivé au pouvoir en 2003 après avoir renversé Ange-Félix Patassé, François Bozizé avait été lui-même chassé en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays très majoritairement chrétien.

 

Après des mois de violences communautaires et interreligieuses, qui ont vu la France intervenir sous mandat de l'Onu, le chef des rebelles Michel Djotodia avait démissionné en janvier 2014, remplacé par une présidente de transition, la maire de Bangui Catherine Samba Panza.

 

Selon une source proche du dossier, les autorités centrafricaines jugent, dans leur plainte, "fort probable (...) que ce patrimoine (de Bozizé) a été financé par des moyens illicites" et que les comptes bancaires ont "été alimentés par des revenus frauduleux".

 

Selon cette source, la plainte évoque des pots-de-vin qui auraient pu être versés dans le cadre de contrats miniers et de cession de droits d'exploitation, dont l'un concerne Areva et la société minière Uramin.

 

La plainte évoque aussi une commission qui aurait été versée au député-maire de Levallois-Perret (banlieue parisienne), en rétribution d'une médiation dans un conflit entre Areva et les autorités centrafricaines, a expliqué la source. Sollicité lors du dépôt de plainte, Patrick Balkany, membre du parti de droite UMP dirigé par l'ancien président Nicolas Sarkozy, n'avait pas donné suite.

 

"Compte tenu de l'imbrication de plusieurs dossiers, d'autres décisions devront être prises", a estimé William Bourdon. Des juges sont en effet déjà saisis à Paris d'une enquête sur le patrimoine de Patrick Balkany et des investigations sont en cours sur le rachat par Areva de la société Uramin.

 

 

Lu pour vous :

 

Anti-Balaka et ex-Séléka réservés face au retour possible de l’ex-président Bozizé

 

Par AA, Sylvestre Krock et Constantin Ngoutendji - 15/12/2014

 

François Bozizé a affirmé dans "une lettre à la nation" que sa présence politique était nécessaire pour sortir la Centrafrique du chaos

 

La lettre de l’ex-président centrafricain François Bozizé, à l’attention de la nation diffusée, mercredi, et qui laisse entendre la possibilité d’un retour sur la scène politique de ce dernier, a suscité des divergences au sein des anti-Balaka (milices chrétiennes) et le rejet des ex-Séléka (milices musulmanes), selon des propos recueillis jeudi par Anadolu.


Bozizé, président de la RCA à la suite du coup d'État du 15 mars 2003 qui l'a porté au pouvoir, mais renversé le 24 mars 2013, par la coalition Seleka présidée par Michel Djotodia, est actuellement exilé au Cameroun d’où il a envoyé sa lecture de la situation socio-politico-économique de la Centrafrique, selon la lettre dont Anadolu a reçu copie.


Cette sortie de l’ombre de l’ex-président a laissé perplexe certaines entités politiques, surtout que Bozizé a laissé entendre, à plusieurs reprises dans cette déclaration, que son retour sur la scène politique était envisageable, en vue, notamment, de se présenter aux élections de 2015.


«Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir », a-t-il également avertit.

Pour, Igor Lamaka porte-parole des Anti-Balaka, les éléments de la milice chrétienne «ne se reconnaissent pas dans la déclaration de Bozizé» et ne le soutiendront pas.

«Nous sommes une émanation du peuple Centrafricain et non pas de l’ex-président. Nous sommes pour le développement, c’est pourquoi notre mouvement est devenu un parti politique», a-t-il ajouté à Anadolu.

 

Par contre, le capitaine Joachim Kokaté, également élément anti-Balaka, a estimé dans une déclaration à Anadolu, que le retour de Bozizé sur la scène politique ne pose «aucun problème».


«Bozizé est un centrafricain qui jouit de tous ses droits civiques et politiques, en ce sens et jusqu’à preuve du contraire, il ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Donc, quoi qu’on dise, il y a la présomption d’innocence. Si la Présidente de la transition (Catherine Samba-Panza) envoie des émissaires vers Djotodia et vers Bozizé cela veut dire qu’ils ont leur place dans le jeu politique en RCA. Par conséquent, si au sommet de l’Etat, la place de ces personnalités est reconnue, plus rien ne s’oppose à ce qu’elles jouent leur partition. C’est pourquoi, nous ne voyons pas d’inconvénient au retour de Bozizé sur la scène politique », a-t-il ainsi déclaré.


En revanche, du côté de la milice à majorité musulmane, Seleka, « le régime de l’ancien président, et sa période de gouvernance constituent l’ère la plus sombre de toute l’histoire du pays », selon Gotran Djono Aba vice-président, contacté par Anadolu.


«Le peuple centrafricain a été piégé. C’était lui, et ses parents qui jouissaient des ressources du pays et jamais autant de centrafricains n’ont été tués, massacrés, mutilés, traités de manière inhumaine ou forcés à fuir à l’étranger comme l’on voyait sous le régime de Bozizé», a-t-il ajouté.


Le gouvernement centrafricain, n’a pas officiellement commenté cette adresse à la nation jusqu’à jeudi après-midi.

Biens mal acquis: enquête ouverte après la plainte de la Centrafrique contre Bozizé

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