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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 15:27

 

 

 

 

Par RFI  02-11-2014 à 11:30

 

Le porte-parole du président du Burundi, Pierre Nkurunziza, qui lui n’a jamais caché sa volonté de briguer un troisième mandat en 2015 malgré le verrou constitutionnel des deux mandats, botte en touche sur les événements qui ont précipité la chute du président burkinabè. La société civile se fait menaçante.

 

Léonidas Hatungimana, le porte-parole de la présidence burundaise, a assuré à RFI que le Burundi attendait que l’Union africaine prenne une position pour s’y aligner. Quant à craindre la même réaction des Burundais si Pierre Nkurunziza se représentait, il a répondu que « la question ne se pose pour l’instant ». Mais dans l’entourage du président Nkurunziza, on estime qu’une telle réaction n’est pas possible au Burundi car ce n’est pas le Burkina Faso.

 

La réaction de la société civile n’a pas tardé. L'une de ses principales figures, Pacifique Nininahazwe, s'interroge : « En quoi ce n’est pas le Burkina Faso ? Est-ce que ça veut dire que les Burundais vont accepter la violation de la loi fondamentale ? Je voudrais dire plutôt que Blaise Comparoé et Pierre Nkurunziza se ressemblent à bien des égards. Compaoré, le traitement qu’il avait fait de son mentor Thomas Sankara, on voit la même chose chez Nkurunziza [avec] ce qu’il a fait de Hussein Radjabu. L’un a été assassiné, l’autre est en prison. »

 

Encore pire au Burundi ?

 

Et Pacifique Nininahazwe de multiplier les parallèles : « S’il y a une image qui marquera le pouvoir de Compaoré, c’est l’assassinat de Norbert Zongo. Chez nous aussi, l’assassinat d’Ernest Manirumva en 2009 restera sur la conscience de ce pouvoir et du président Nkurunziza. Enfin cette volonté […] de réviser la Constitution par la voie parlementaire, c’est la même chose qu’on voit chez Compaoré. »

 

Ce représentant de la société civile craint que les choses tournent plus mal au Burundi qu’au Burkina Faso, surtout avec la présence des jeunes Imbonerakure, la jeunesse du parti au pouvoir au Burundi, que Compaoré n’avait pas. « Mais ça ne signifie pas que si Pierre Nkurunziza viole la Constitution, on va se taire, on va se laisser faire. »

Révolte burkinabè : la société civile burundaise prévient Nkurunziza

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