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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 15:03

 

 

 

 

Par RFI  08-11-2014 à 13:03

 

Au Congo-Brazzaville, aucun projet de révision constitutionnelle pour permettre à Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016 n’est officiellement sur la table, mais le débat fait rage. A Brazzaville, la chute de Blaise Compaoré a donc été suivie avec attention. Si l’opposition politique menace quiconque tentera de se maintenir au pouvoir tel Compaoré, le parti au pouvoir insiste sur le fait que le Burkina Faso n’est pas le Congo.

 

En République du Congo, 20 des 32 membres de l'opposition et de la société civile arrêtés mardi ont été libérés, selon un porte-parole du Mouvement citoyen pour le respect de l'ordre constitutionnel. C'est au cours d'une réunion de ce mouvement qu'ils avaient été arrêtés, au domicile même de Clément Mierassa, président du parti d'opposition Parti Social-Démocrate Congolais (PSDC). Douze participants sont toujours en prison.

 

La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) se dit préoccupée par ces événements. Quant au directeur de l’Observatoire congolais des droits de l’homme, l’OCDH ; il estime qu’il s’agit d’une « violation flagrante des libertés fondamentales [...] préoccupante, dans le contexte politique congolais ».

 

Ce contexte, c'est celui d'un débat autour d'une éventuelle réforme de la Constitution pour permettre à Denis Sassou Nguesso de se représenter en 2016. Aucun projet de réforme n'est officiellement sur la table, mais plusieurs ténors de la majorité ont plaidé en faveur d'une révision. A Brazzaville, la chute de Blaise Compaoré a donc été scrutée avec une attention particulière. Quelle influence le scénario burkinabè peut-il avoir sur la République du Congo?

 

L’opposition politique engagera des actions pour l’alternance

 

Pour l’opposant Mathias Dzon, président du parti de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD), pas de doute, le scénario burkinabè a semé le trouble dans le clan du président Sassou-Nguesso. En témoignent, selon lui, les arrestations de mardi dernier, 4 novembre 2014 : « Comme le coup d’Etat constitutionnel de Compaoré a échoué au Burkina, alors pour lui l’horizon se ferme. Voilà pourquoi il est paniqué. Il est prêt à taper sur tout ce qui bouge au Congo. Mais ça ne se passera pas toujours comme ça ! Tous les dictateurs qui essaieront de faire comme voulait faire Compaoré, ils rencontreront le peuple devant eux ».

 

Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS), première formation de l’opposition au Congo, est un peu plus prudent. Pour lui, il faut avant toute chose que le pouvoir en place clarifie ses intentions : « à ce moment-là que toutes les forces démocratiques du Congo se retrouveront pour engager des actions. Ce n’est pas par mimétisme que nous allons le faire. Ce n’est pas parce que ça s’est passé au Burkina Faso, mais parce que nous sommes convaincus nous-mêmes que la démocratie dans notre pays a besoin d’une alternance ! ».

 

Le parti au pouvoir promet un consensus national

 

Du côté du parti au pouvoir, on veut jouer l’apaisement. Pour Pierre Ngolo, secrétaire général du Parti Congolais du Travail (PCT), l’exemple burkinabè ne doit pas étouffer le débat au Congo. Il prévient contre toute tentative d’amalgame : « Le président Compaoré a voulu faire un passage en force, en vue de contourner le peuple, ça n’a jamais été l’approche du Congo ! Si on devait aller, eh bien, ce serait le fruit du consensus national. La Constitution a été votée par référendum. Si elle devait être modifiée, ce n’est que par référendum ! ».

 

Pierre Ngolo en appelle à la retenue. Il invite à tirer les leçons du passé, afin de ne pas replonger le Congo dans une situation d’instabilité et de conflit.

Le soulèvement au Burkina revigore l’opposition congolaise

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