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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 22:26

 

 

 

 

05/11/14 (Radio Ndeke Luka)

 

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont dressé, au cours d’une conférence de presse organisée mardi à Bangui, un tableau sombre de l’agriculture et de l’élevage.

 

« Je souhaite aborder avec vous aujourd’hui des sujets qui me préoccupent profondément, à savoir l’insécurité alimentaire, les lourdes pertes dans le secteur de l’agriculture, l’élevage, la pêche et la flambée de prix due à la violence chronique qui a détérioré la situation humanitaire pendant les dix derniers mois », a déclaré Claire Bourgeois, Coordonnatrice humanitaire principale aux professionnels de la presse.

 

Selon le PAM et la FAO, le secteur primaire, pilier de l’économie, a régressé de 46% par rapport au niveau d’avant la crise. Un rapport des deux organisations onusiennes a fait état d’une chute importante de la production agricole en Centrafrique à la suite de la crise qui a provoqué des déplacements massifs de population.

 

Même si en 2014, la production des principales céréales de base et de manioc est estimée à environ 763 mille tonnes métriques, supérieure de 11% à la récolte médiocre de 2013, ce taux reste inférieur de 58% à la moyenne de la période 2008-2012.

 

Malgré les efforts du PAM et de la FAO pour atténuer les effets négatifs de la crise sur la production alimentaire, les deux agences onusiennes appellent à une aide conséquente.

 

« Bien que ces efforts aient empêché une détérioration encore plus grave de la situation de l’alimentation et de l’agriculture, nous avons besoin de soutien supplémentaire pour stimuler la production alimentaire et le secteur agricole », a affirmé Alexandre Scaglia, Représentant de la FAO en Centrafrique.

 

Les chiffres de l’élevage sont également en baisse. Ils ont régressé de 77% par rapport aux niveaux d’avant la crise, du fait des razzias et des vols de bétail. Les stocks de réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d’environ 40 à 50% à leurs niveaux moyens du fait des razzias récurrentes.

 

« Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l’intérieur du pays. Les enquêtes de terrain montrent que les niveaux de consommation alimentaire de près de la moitié de ces ménages sont très bas, ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendante de l’aide alimentaire », a souligné Arif Husain, Economiste en chef du PAM.

 

A Bangui la capitale, les deux agences ont noté que l’inflation est passée de 3,5 à 12% entre janvier et août 2014, dégradant ainsi le pouvoir d’achat des familles. Les prix des denrées de base ont de même augmenté de 30 à 70 % entre mars et août 2014.

 

Claire Bourgeois s’est également dite choquée par l’augmentation des violences basées sur le genre et par l’utilisation d’enfants et des femmes comme bouclier durant les récentes attaques inter communautaires. « J’exhorte tous ceux, impliqués dans ces violences, à respecter le droit des enfants et des femmes et à mettre immédiatement et totalement fin aux actes de violences sexuelles perpétrés sur les femmes et enfants en Centrafrique », a-t-elle souligné, rappelant que « l’utilisation des enfants et des femmes dans les combats est un crime de guerre ».

Des organisations humanitaires préviennent d’un risque d’insécurité alimentaire

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