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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 19:49

 

 

 

 

Bangui 30/11/2014 | 17:58 (Reuters) - La milice des "anti-balaka", qui s'était constituée pour contrer les violences infligées par les rebelles de la Séléka parvenus au pouvoir l'an dernier en Centrafrique, a annoncé samedi soir qu'elle allait poser les armes et se transformer en un mouvement politique.

 

Les représentants de cette milice essentiellement chrétienne ont décidé, lors d'une assemblée générale dans la capitale Bangui, que le nouveau mouvement serait baptisé Parti centrafricain de l'unité et du développement (PCUD).

 

"A partir d'aujourd'hui, aucun membre des anti-balaka ne doit faire usage de ses armes, pour quelque raison que ce soit. Nos armes doivent toutes êtres enterrées", a déclaré Patrice-Edouard Ngaissona, homme d'affaires et coordinateur de la milice.

 

Ngaissona, qui s'exprimait devant un parterre comprenant des diplomates et des responsables gouvernementaux, n'a pas dit qui serait le candidat du nouveau parti à l'élection présidentielle prévue pour l'année prochaine, censée concrétiser la transition vers la démocratie.

 

Des milliers de personnes ont péri dans les violences depuis que les anti-balaka ont pris les armes, en septembre 2013, après des mois de tueries, de pillages et de viols commis par les forces de la Séléka.

 

Le chef de file de la Séléka Michel Djotodia, qui s'était autoproclamé chef de l'Etat en mars 2013 après la fuite du président François Bozizé, a démissionné le 10 janvier dernier de la présidence centrafricaine, cédant le pouvoir à un gouvernement de transition, mais les violences ont continué sporadiquement à secouer le pays.

 

Des dizaines de milliers de musulmans ont fui vers la zone du pays contrôlée par la Séléka dans le Nord, ce qui divise de fait la Centrafrique selon les lignes de partage religieuses.

 

(Crispin Dembassa-Kette; Eric Faye pour le service français)

 

 

NDLR : Il serait intéressant de savoir quelle sera la réaction des autorités de la transition face à cette scandaleuse tentative de reconversion politique d’une bande armée aux mains souillées de sang de fils du pays et dont le coordonnateur autoproclamé était pourtant qualifié entre temps de « fugitif » par le général Mokoko parce qu’activement recherché. On s’étonne que l’A.G dont il est question ici se soit déroulée « devant un parterre de diplomates et des responsables gouvernementaux ». Selon nos informations, d’autres clans d’anti-balakas en désaccord avec Ngaissona se prépareraient déjà à sévir sur la population dans les prochains jours en bloquant la circulation sur l’axe routier allant du carrefour du 4ème arrondissement vers le quartier Gobongo.    

Centrafrique-Les "anti-Balaka" veulent devenir un mouvement politique

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