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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 19:25

 

 

 

 

12/11/14 (AFP)

 

Le Groupe international de contact sur la Centrafrique (GIC), qui réunit les principaux partenaires et bailleurs de Bangui, a entériné sur demande des autorités de transition un report de cinq mois des élections prévues en février, a annoncé mercredi le ministre congolais des Affaires étrangères.

 

"Après évaluation, nous avons estimé que le précédent calendrier des élections en Centrafrique fixé conformément à la Charte constitutionnelle de transition était intenable", a déclaré à la radio nationale centrafricaine le chef de la diplomatie congolaise, Basile Ikouébé, représentant du président Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, à la suite d'une réunion du GCI mardi à Bangui.

 

"Nous avons donc examiné les propositions faites par les autorités de la transition et convenu de repousser les élections en juin ou juillet 2015", a-t-il ajouté.

 

Début septembre, le président de l'Autorité nationale des élections (ANE), Dieudonné Kombo-Yaya, avait indiqué que "les élections générales prévues pour février 2015 ne pourraient se tenir à cette date", en raison de l'insécurité persistante et d'un manque de moyens financiers.

 

L'un des problèmes vient du fait que "le code électoral impose la carte biométrique. Et aujourd'hui les partenaires techniques et financiers du processus électoral ne sont pas disposés à financer la biométrie parce qu'elle coûte cher", avait-il relevé ajoutant: "la biométrie exige des préalables: il faut l'électricité partout, on n'en a pas. Les infrastructures routières, on n'en a pas".

 

En outre, un recensement électoral dans tout le pays reste un préalable nécessaire, les fichiers électoraux de certaines villes ayant été entièrement détruits.

 

Deux mois plus tard, le constat établi par le président de l'ANE est toujours valable et nombre de Centrafricains doutent de la possibilité d'organiser des élections en juin ou juillet.

La création de l'ANE et d'une carte électorale biométrique avait été décidée en 2012 pour éviter les fraudes après la réélection contestée de l'ex-président François Bozizé.

 

Depuis son renversement en mars 2013 par l'ex-rébellion Séléka, chassée à son tour du pouvoir en janvier 2014, la Centrafrique a sombré dans une très grave crise sécuritaire et politique sans précédent.

 

Fin 2013, les autorités de transition, sous la pression internationale, avait accepté la tenue d'élections générales en février 2015.

 

Des mois de violences intercommunautaires et d'affrontements entre groupes armés ont depuis achevé de ruiner le pays, déjà rongé par des années d'incurie.

Centrafrique: la communauté internationale entérine un report de 5 mois des élections

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