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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 21:24

 

 

 

 


Ouagadougou - AFP / 02 novembre 2014 18h57 - Les responsables de l'opposition burkinabè ont rencontré pendant une petite heure dimanche le lieutenant-colonel Isaac Zida, chef désigné par l'armée d'un régime de transition, a constaté un journaliste de l'AFP.


La rencontre a débuté vers 16H40 (locales et GMT) au Conseil économique et social, en plein centre de Ouagadougou, où M. Zida s'est installé, et s'est achevée à 17H30.

Il n'y a eu aucune déclaration à la fin de la rencontre, et aucune information n'a filtré sur le contenu des discussions.


Etaient présents le chef de file de l'opposition Zéphirin Diabré, l'ancien ministre des Affaires étrangères Ablassé Ouedraogo, l'ancien président de l'Assemblée nationale devenu opposant Roch Marc Christian Kaboré, et le leader du parti sankariste Bénéwendé Sankara.


Cette rencontre intervenait après que l'armée a chassé par la force, plus tôt dans l'après-midi, des manifestants qui occupaient la place de la Nation à Ouagadougou, et d'autres qui se trouvaient devant le siège de la radio-télévision nationale. 


Saran Sérémé, dissidente de l'ex-parti au pouvoir devenue chef d'une petite formation, qui a voulu se déclarer dimanche après-midi à la télévision nouvelle chef de la transition, était présente avant le début de la réunion mais elle est sortie de la salle avant qu'elle ne commence, semble-t-il snobée par les autres participants, a constaté le journaliste de l'AFP. 


La haute hiérarchie de l'armée s'est mise d'accord samedi pour que le numéro 2 de la garde présidentielle, le lieutenant-colonel Isaac Zida, 49 ans, prenne la tête du régime provisoire et succède à 27 ans de règne de Blaise Compaoré, chassé vendredi par une insurrection populaire.


Le nouveau chef militaire a promis un processus démocratique associant toutes les forces vives de ce pays pauvre du Sahel de quelque 17 millions d'habitants, mais il est resté flou sur les modalités de la transition.


Son entourage a indiqué après la réunion que M. Zida rencontrerait le corps diplomatique lundi matin à 10H00 au ministère des Affaires étrangères.


La communauté internationale, notamment les Etats-Unis, a vigoureusement condamné la prise du pouvoir par les militaires, menaçant de sanctions.


La France, ancienne puissance coloniale et plus proche allié du Burkina Faso, ne s'est pas encore officiellement prononcée. 



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=533296 

 

La Cédéao appelle au dialogue au Burkina Faso


Lagos - AFP / 02 novembre 2014 19h14 - L'actuel président de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a appelé dimanche au dialogue entre toutes les parties impliquées dans la transition politique au Burkina Faso, dont le président Blaise Compaoré a été chassé du pouvoir.


Actuellement à la tête de la Cédéao, le président du Ghana, John Dramani Mahama, a déclaré que la chute de M. Compaoré vendredi, après de violentes manifestations contre son régime, avait ouvert la voie au dialogue et à la paix et que toutes les parties devaient respecter la démocratie et la constitution.


Le dialogue est la seule façon d'arriver à un consensus politique qui mènera à des élections libres, équitables et crédibles, en conformité avec les dispositions constitutionnelles du Burkina Faso, a-t-il estimé dans un communiqué.


La retenue est nécessaire pour éviter que la situation déjà précaire n'empire, a-t-il ajouté.

Le Burkina Faso est un des 15 pays membres de la Cédéao, qui travaille à renforcer la coopération et l'intégration régionale.


Dans un communiqué séparé, la Mission conjointe des Nations Unies, de l'Union Africaine et de la Cédéao, qui s'était rendue vendredi et samedi à Ouagadougou, a encouragé toutes les parties prenantes à oeuvrer pour le respect des droits humains et assurer et garantir la protection des droits de tous les Burkinabè, y compris des membres du gouvernement, de l'Assemblée Nationale déchue et du Président sortant.

La mission a aussi plaidé pour la restauration de la sécurité de la population et l'arrêt des actes de vengeance et des velléités de chasse aux sorcières, en saluant le professionnalisme et la discipline des forces de sécurité (...) dans la gestion de cette crise.

La mission a demandé à ses interlocuteurs nationaux et surtout la hiérarchie militaire de faire en sorte que les institutions de transition soient conformes aux normes constitutionnelles, et appelé à remettre en marche, le plus vite possible, la machine gouvernementale et administrative afin d'assurer la continuité des services publics, ajoute le communiqué. 


Ceci est particulièrement important à un moment où le virus Ebola fait des ravages dans la sous-région, selon la mission.


L'armée, qui a désigné un de ses officiers, le lieutenant-colonel Isaac Zida, comme chef d'un gouvernement de transition, s'est imposée par la force dimanche au Burkina Faso face à des manifestants qui contestaient sa prise de pouvoir, trois jours après le renversement du président Blaise Compaoré.


Des soldats ont pris le contrôle de la radio-télévision nationale en début d'après-midi, tandis que d'autres occupaient la place de la Nation proche devenue un centre d'agitation au coeur de Ouagadougou.



(©) 

Burkina: rencontre entre le lieutenant-colonel Zida et les chefs de l'opposition

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