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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 03:03

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 20.11.2014 à 02h25

 

Trois semaines après la chute du président Blaise Compaoré, la formation politique dont il était issu a reconnu, mercredi 19 novembre, avoir commis « une erreur d'appréciation » en poursuivant le projet de révision de la Constitution, qui devait permettre le maintien de ce dernier au pouvoir. Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) a également affirmé sa volonté de « contribuer, pour la part qui [lui] incombera », au retour d'un régime démocratique dans le pays. Il plaide ainsi pour une transition« apaisée et inclusive ».

 

Dans son mea culpa tardif, la formation politique a indiqué vouloir« assumer sa part de responsabilité » dans les soulèvements populaires du 30 octobre, qui ont fait une quinzaine de morts et ont abouti à l'incendie de plusieurs bâtiments, dont l'Assemblée nationale. Le CDP reconnaît ne pas avoir mesuré « l'ampleur de l'hostilité » que soulevait le projet de réforme constitutionnelle.

 

Cet aveu intervient alors que le nouveau premier ministre, le lieutenant-colonel Isaac Zida, est en train de former le futur gouvernement de la transition, dont de nombreux acteurs civils souhaitent voir les partis pro-Compaoré exclus. Plusieurs partis de la mouvance présidentielle, dont l'Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA, 3e parti politique avant la chute de Compaoré), ont également fait ces derniers jours des déclarations publiques de contrition, implorant le « pardon du peuple ».

 

 

NDLR : A quand le mea culpa du KNK en Centrafrique, ne serait-ce que du bout des lèvres ?

Burkina : le parti du président déchu fait son mea culpa

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