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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 23:25

 

 

 

 

09/10/14 (AFP)

 

Le Premier ministre centrafricain Mahamat Kamoun a dénoncé jeudi "un grand complot" ourdi par des "ennemis" du peuple, alors que Bangui est depuis mardi le théâtre de nouvelles violences intercommunautaires qui ont fait au moins sept morts.

 

"C'est un grand complot qui est lancé contre le peuple centrafricain. Nous étions au courant de la préparation de ce complot depuis longtemps et tous les moyens ont été utilisés pour le mettre en exécution", a déclaré le Premier ministre à la radio privée Ndeke Luka.

 

"C'est à partir d'un cas de meurtre (mardi, ndlr) au niveau de Gobongo que la situation s'est embrasée. C'est dommage, parce qu'il appartient au peuple centrafricain de prendre son destin en mains", a regretté le chef du gouvernement.

 

"Au moment où la vie a repris normalement à Bangui, les activités économiques ont repris, les ennemis du peuple ne sont pas d'accord", a affirmé le Premier ministre qui s'est appliqué à n'accuser personne nommément.

 

Dans une déclaration à la radio d'Etat, le ministre de la Sécurité publique, le général Thierry Métinkoué, a appelé la population à garder son calme.

 

"Le gouvernement appelle la population à garder le calme et à vaquer librement à ses occupations. Les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour garantir la sécurité" a-t-il assuré.

 

La plupart des quartiers de Bangui se sont vidés de leurs habitants qui ont gagné les quartiers sud --jugés plus sûrs-- ou des camps de déplacés. Des femmes et des jeunes enfants, baluchons sur la tête, continuaient jeudi de fuir les secteurs touchés par les violences.

 

"On ne peut pas rester tranquille plus d'un mois dans cette ville. Il faut toujours craindre pour sa vie, partir de sa maison pour vivre dans des conditions inhumaines, comme si nous étions des animaux sans protection", a déploré Marie Yassé, une habitante du 5ème arrondissement (dans le nord de la capitale), un baluchon sur la tête, bébé au dos, et tenant une fillette à bout de bras.

 

Bangui, ravagée depuis un an et demi par de terribles affrontements, exactions et pillages, et vidée de la plupart de ses habitants musulmans traqués par les milices anti-balaka, retrouvait un semblant de normalité depuis plusieurs semaines, avant que n'éclatent à nouveau ces violences.

Violences en Centrafrique: le Premier ministre dénonce un "grand complot"

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