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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 10:25

 

 

 

 

Par Pierre Pinto RFI 23-10-2014 à 01:04

 

La présidente Catherine Samba-Panza s'est exprimée, ce mercredi 22 octobre, devant le Conseil national de transition (CNT). Bangui a vécu, ces deux dernières semaines, des violences ayant provoqué une vingtaine de morts dont un casque bleu. Des barricades ont été érigées par les anti-balaka dans toute la capitale. Au même moment, Catherine Samba-Panza a reçu, tout au long de la semaine dernière, les représentants des « forces vives de la nation », c'est à dire les acteurs politiques et institutionnels, la société civile, les opérateurs économiques et sociaux et même les groupes armés, pour les écouter et leur livrer sa lecture de la situation. L'adresse de ce mercredi devant le CNT était l'occasion, pour elle, de livrer les conclusions de ces consultations.

 

Dans son discours, Catherine Samba-Panza est restée dans le registre qu'elle avait amorcé, la semaine dernière, dans un communiqué où elle accusait une « coalition de forces négatives » de mener un « coup d’Etat institutionnel » en vue d’installer une troisième transition .

 

Cependant, dans son adresse de ce mercredi, elle dresse surtout un bilan des consultations. Ce qui en ressort, selon elle, c'est un soutien global à l'accord de cessation des hostilités de Brazzaville, ainsi qu’une exaspération générale face aux violences récurrentes.

 

« L'insécurité est aujourd'hui le problème numéro un en République centrafricaine », a-t-elle clamé. Pour tenter de pallier à ce « problème » aux allures de fléau, la présidente de transition a annoncé la création d'une « unité rapide d'intervention » capable de sécuriser efficacement la population contre les attaques meurtrières récurrentes .

 

La semaine dernière, un groupe constitué de militaires centrafricains appartenant aux Forces armées centrafricaines (FACA) est intervenu contre des positions anti-balaka dans le sud de Bangui. Une initiative qui, semble-t-il, a inspiré la présidence. Avec cette unité d’intervention, l’exécutif cherche à amorcer une réforme des Forces de défense et de sécurité, voulue depuis longtemps, mais empêchée notamment par l’embargo sur les armes.

 

Catherine Samba Panza a aussi rappelé l'urgence de la mise en place du programme Désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR), très attendu par les groupes armés.

 

Justice et élections

 

« La justice a disparu de notre socle de valeurs depuis bien longtemps », a déclaré la présidente de transition pour qui « l'impunité est le problème numéro deux […] Depuis 20 ans, les crimes politiques ou de droits communs commis massivement restent impunis », a-t-elle dit. Elle exhorte les magistrats à enregistrer toutes les plaintes et à rendre justice rapidement. Elle rappelle qu'elle a saisi la Cour pénale internationale (CPI) qui doit « compléter la justice interne ».

 

Enfin, concernant le dialogue national, elle reconnaît que le temps presse. Les élections, « allons-y le plus rapidement possible », a-t-elle lancé sans s'avancer sur une date avant d’ajouter que « l'Autorité nationale des élections (ANE) devra sans tarder soumettre un chronogramme ».

 

Au passage, pour faire taire certaines rumeurs, Catherine Samba Panza rappelle qu'elle ne sera pas candidate lors de la prochaine présidentielle.

 

Don angolais

 

L’affaire qui a embrasé la sphère politique banguissoise, ces dernières semaines, a été évoquée en quelques secondes à la fin de son discours.

 

Au sujet de l’enveloppe de 2,5 millions de dollars versés par l’Angola et qui ne sont pas passés par le Trésor public, « seules les raisons d'Etat ont guidé son utilisation », s’est défendu la présidente qui a évoqué « des polémiques nocives pour l'image du pays ». Catherine Samba Panza reconnaît que les procédures n'ont pas été suivies, mais elle estime que tout a été régularisé. « J'en ai saisi la Cour des comptes qui examinera cette question en toute impartialité », a-t-elle précisé.

 

La semaine dernière, le Premier ministre, Mahamat Kamoun, avait subi le feu roulant des questions des membres du CNT sur cette affaire et n’avait, semble-t-il, pas convaincu. Il avait été question d'une commission d'enquête parlementaire, annoncée à la tribune par le président du CNT, Alexandre-Ferdinand Nguendet, qui s’était ensuite ravisé. Il devrait en être question, de nouveau, en séance, jeudi 23 octobre. On verra alors si la présidente Samba-Panza aura su se montrer plus convaincante que son chef de gouvernement.

 

 

 

NDLR : « Depuis 20 ans, les crimes politiques ou de droits communs commis massivement restent impunis » « l'impunité est le problème numéro deux »… !

 

Réponse : Qui a fait remettre en liberté Patrice Edouard Ngaissona lorsqu’il avait été interpelé par la MISCA au sortir d’une réunion au palais de la Renaissance et présenté au Procureur de la République ?

 

« Seules les raisons d'Etat ont guidé l’utilisation du don angolais »

 

Réponse : Il y a bel et bien eu détournement et si la prétendue régularisation consiste à se reporter au tableau dressé par le dircab de la présidence pour qui « on ne ferait pas la réconciliation seulement en parole », c’est un peu trop court comme justification.

 

« Des polémiques nocives pour l'image du pays ».

 

Réponse : Ceux qui ont abîmé l’image du pays sont ceux-là mêmes qui ont détourné le don angolais destiné à faire face à la crise humanitaire et sociale pour des « raisons d’état » dont le bien-fondé ne convainc personne et en faire une utilisation à d’autres fins pour ne pas dire personnelles.

RCA : « L’insécurité est aujourd’hui le problème numéro un »

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