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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 12:30

 

 

 

 

14/10/14 (24 heures au Bénin)

 

Le patron de la coalition rebelle Séléka n’abandonnera pas tout de suite ses rêves d’un long exercice de pouvoir dans son pays. Après son exil au Bénin suite à sa démission provoquée en janvier dernier par la communauté internationale, Michel Djotodia a confié samedi dernier au journal français l’Est Républicain qu’il compte revenir aux commandes de la Centrafrique.

 

Revenant sur sa démission, le numéro un de la Séléka indique qu’il l’a fait pour la paix. Ainsi, il a demandé pardon aux Centrafricains et les invite à lui accorder une nouvelle chance.

 

« Je considère que j’ai été mal compris. On m’a fait partir injustement du pouvoir, il devrait y avoir réparation, ce ne serait que justice. Il faut reconnaitre que j’étais le seul à respecter les engagements politiques lors de la transition… Cela peut se vérifier, je suis centrafricain, j’ai le droit de revenir au pouvoir », a-t- il dit.

 

Tout retour au pouvoir devra s’effectuer par des moyens pacifiques au moment opportun en accord avec la communauté internationale et l’Europe, estime Michel Djotodia forcé de laisser le pouvoir suite à la demande pressante de la communauté internationale.

 

Mais il regrette le fait qu’après son départ, le chaos s’est installé. Sur ce, il avance que son retour au pouvoir pourra favoriser la paix entre les deux communautés. « J’ai la capacité de rassembler le peuple centrafricain. Je l’ai prouvé dans la formation de mon gouvernement et de mon cabinet », a-t- il relevé.

 

Dressant un bilan globalement positif de son court mandat à la tête de la Centrafrique, l’ancien chef rebelle croit qu’il aurait pu réussir à ramener la paix et la concorde nationale à travers tout le pays si on lui avait laissé le temps. « Au moment où je vous parle, si on organisait un référendum d’autodétermination dans le nord-est de la Centrafrique majoritairement musulman sous le contrôle de la Séléka- le oui l’emporterait », affirme-t-il.

 

Michel Djotodia indique en outre que le mouvement rebelle Séléka n’existe plus que de nom à cause de l’éclatement des groupes le composant. Pour lui, en lieu et place de la Séléka, on parle désormais du Front patriotique pour la renaissance de Centrafrique(Fprc).

 

Concernant les prochaines élections auxquelles il compte participer, il demande que le scrutin ne se tienne pas en février 2015. Il préconise la révision de la liste électorale, faire revenir les déplacés et les réfugiés centrafricains éparpillés à travers le continent africain avant l’organisation du scrutin.

 

Michel Djotodia a renversé le pouvoir de François Bozizé le 24 mars 2013. Un coup d’Etat suivi d’une gestion chaotique de la Centrafrique caractérisée par les pillages, meurtres, viols, enlèvements et autres atrocités.

 

Des violences qui ont conduit à la formation des milices anti-balaka à partir de décembre 2013 et depuis lors, les deux communautés s’affrontent continuellement.

 

 

NDLR : D'un certain point de vue, on peut comprendre ce monsieur. Accusé par François Hollande de n'avoir pas pu tenir les hordes de Séléka qui l'ont conduit au pouvoir ou de les "avoir laissé faire", Michel Djotodia peut être d'autant plus fondé à vouloir revenir au pouvoir que celle qui a pris sa succession en janvier 2014 à la tête de la transition n'a pas fait mieux que lui et après neuf mois de gestion du pays, n'est pas parvenue à éradiquer l'insécurité et à réconcilier les Centrafricains, ce qui a été précisément reproché à Djotodia. Elle est bien au contraire empêtrée dans des affaires de détournement présumé d'un important don angolais

Lu pour vous : Michel Djotodia envisage un retour au pouvoir à Bangui

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