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26 octobre 2014 7 26 /10 /octobre /2014 23:29

 

 

 

 

http://www.bfmtv.com/  BFMTV Harold Hyman  le 

 

Le gouvernement de transition ne fonctionne pas, l'incompétence et la corruption sont toujours là, et une Centrafricaine veut tout changer en 2015.

 

La Centrafrique n'est pas encore sortie de l'ornière de l'anarchie et de la violence, et les embuscades sanglantes contre les Casques Bleus ne sont pas rares. Les élections, prévues pour 2015, n'ont pas de date certaine. Un gouvernement provisoire existe, choisi par un Conseil de Transition, menée  par une femme, Catherine Samba-Panza, et pourtant les personnages politiques de la transition ne convainquent pas.

 

La société va encore très mal, les musulmans ont largement fui la capitale Bangui, il y a eu des massacres. Marie-Reine Hassen, candidate à la présidence, veut sauver son pays. Nous l'avons rencontrée lors d'un récent passage à Paris. Elle se veut différente. 

 

La théorie du "vice d'origine"

 

"Le problème centrafricain est à la base provoqué par une crise économique, et plus particulièrement agricole. Nous avons eu par le passé un cheptel immense, on en exportait. Dans les temps actuels, il aurait fallu envisager une relance économique en même temps qu'une indispensable réponse sécuritaire", argue-t-elle.

 

Elle fait sienne la théorie du "vice d'origine": depuis trois ans, le pays n'a connu que manque de gouvernance, clanisme, népotisme, prédation d'État. Les rebelles se ressemblent et se succèdent. Marie-Reine Hassen, économiste, consultante Afrique de la Banque mondiale, et ministre centrafricaine de 2006 à 2009 (portefeuilles des Affaires étrangères, et de l'Économie et du Plan), a fini par jeter l'éponge pour se mettre dans l'opposition, et aujourd'hui elle brigue la présidence.

 

Un père breton

 

Elle se décrit en "métisse" du nord et du sud, de musulmans et de catholiques, d'un père breton qui fit souche en Centrafrique et d'une mère du cru. La religion en RCA, "n'a jamais divisé et on se mélange allègrement", dit-elle, dont la religion, sur le plan formel, est catholique.  Elle parle sango la langue nationale, et  peul, puis anglais, français et italien. Elle s'adresse aux centrafricains en sango, ce qui surprend. Son père avait connu la prison sous Bokassa, et elle-même subit les affres du régime, et la famille dut s'échapper du pays dans les années 80. Une authentique dissidente, en définitive.

 

Elle veut casser le cercle vicieux des prédations des Séléka et des Anti-Balakas, et promouvoir des personnes de qualité aux postes importants. Arrêter l'ethnicisation et la confessionnalisation. "Il aurait fallu que les militaires européens arrivent au nombre de 10 000, pour délivrer un choc à toutes ces bandes armées! Mais merci Sangaris, merci les Français qui ont empêché le génocide". Aussi, elle dénonce la corruption endémique dans le gouvernement de transition actuel. 

 

Enfin, ce qui est sans doute son idée la plus originale: mettre la RCA sous une administration de transition de technocratiques internationaux, et ne confier les responsabilités aux Centrafricains qu'au cas par cas. Puisque les élites compétentes ont toutes été poussées à l'exil, sa démarche est naturelle à ses yeux. 

 

par Harold Hyman

Lu pour vous : Marie-Reine Hassen, une nouvelle femme à la tête de la Centrafrique?

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