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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 09:11

 

 

 

 

 

http://www.lanouvellerepublique.fr/   13/10/2014 05:38

 

Mobilisée pour l’aide aux organisations paysannes de son pays, Marie-Madeleine Touakouzou vient témoigner. Pour donner de la force à ses actions.

 

Titulaire d'un master 2 en droit privé, greffière en chef principale et secrétaire en chef du procureur de la République du tribunal de grande instance de Bangui, Marie-Madeleine Touakouzou fait vivre sa famille en vendant des galettes maison dans les couloirs du palais de justice…

 

« Je suis fonctionnaire et ça fait six mois que les fonctionnaires n'ont pas touché le moindre salaire, explique cette dynamique mère de cinq enfants, grand-mère de dix petits-enfants, heureusement que j'ai cette petite activité génératrice de revenus. »

 

Cette anecdote parmi d'autres, Marie-Madeleine Touakouzou est venue la partager en France, dans un périple d'un mois qui la mènera du Loir-et-Cher aux Landes, avec un objectif précis : « Je viens faire connaître la situation catastrophique que je vis dans mon pays, mais aussi ce que je fais, parce que mon association, le Bureau d'appui centrafricain, a besoin de reconnaissance, pour faire avancer les projets que nous portons. Et la Centrafrique est vraiment très méconnue en France. »

 
En quelques mots, Marie-Madeleine Touakouzou raconte la fuite de sa maison, « avec les 28 personnes sous ma responsabilité, enfants, cousins, nièces », sous les balles des rebelles de la Seleka en janvier dernier, les deux mois de survie sur le terrain de l'aéroport de Bangui, les milliers de mouches empêchant de préparer le moindre repas, le retour à la maison malgré l'insécurité permanente « parce qu'à choisir, entre une balle et le choléra… »

 

Mais la présidente du Bureau d'appui centrafricain ne s'apitoie pas sur son sort. A Bangui, elle représente au sein de plusieurs instances nationales et africaines, les intérêts d'organisations paysannes (OP), dont elle défend les projets de développement et de professionnalisation. 

 

En France, l'Association française de soutien aux ONG centrafricaines (AFSOC), créée à Blois par Yves Verré, un ancien cadre commercial de Tecalemit, relaie et appuie les dossiers de ces OP, pour l'obtention de financements institutionnels.


« On a pu, avec le soutien de l'ambassade de France à Bangui, obtenir des fonds pour la réhabilitation d'une ferme-pilote gravement endommagée par les bandes armées de tout bord, au profit d'une OP qui rassemble une centaine de groupements paysans de l'ouest du pays », détaille par exemple Yves Verré.


La présence sur le terrain des deux associations (Yves Verré s'y rend deux fois par an) fait leur crédibilité. Reste à construire en France la notoriété indispensable à la reconnaissance de leur action, et de l'urgence à aider les paysans de Centrafrique. C'est le sens du séjour français de Marie-Madeleine Touakouzou.

 

Conférence de Marie-Madeleine Touakouzou, ce lundi 13 octobre, à 18 h, à l'espace Quinière, à Blois, avec Peuples solidaires.

 

Lu pour vous : " La Centrafrique va mourir de faim si on ne bouge pas "

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