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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 14:53

 

 

 

 

http://www.corbeaunews.ca/    CAR News / Corbeau News

 

De...Alain Nzilo »

L’ex-ministre de François Bozizé et coordinateur politique autoproclamé des anti-balaka vient de lancer un appel aux jeunes patriotes de cesser les hostilités et de respecter les accords de Brazzaville.

 

1-Qui est Patrice Edouard Ngaissona ?

 

Qui est donc Edouard Patrice Ngaissona ? D’où sort-t-il ? Pourquoi parle-t-on de lui ?


Originaire du Nord du pays, il travaillait comme agent des eaux et forêts après sa formation au centre agricole de Ngoulinga près de Grimari et croupissait avec d’autres complices à la prison de Ngaragba pour diverses malversations et escroquerie en bande organisée ayant gravement saigné le trésor public et occasionné un manque à gagner pour l’état d’une bagatelle de plusieurs milliards de F CFA.

 

Patrice Edouard Ngaissona est connu pour sa méthode de sangsue et son mode de vie parasitaire consistant à pomper le trésor public avec de faux ordres de paiement ne correspondant à aucune prestation portant coûteusement facturée à l’état. Le coup d’état du 15 mars 2003 de François BOZIZE lui a permis d’être remis en liberté.

 

Il continua ses activités en livrant des ramettes de papier et autres fournitures de bureau aux administrations publiques souvent sans acquitter la moindre taxe douanière et stocke chez lui. Il est aussi fournisseur de l’état de motocyclettes qu’il importe également du Cameroun et revend à des prix exorbitants.

 

Il complètera cette activité en se constituant également comme l’incontournable intermédiaire par qui tout bénéficiaire de titre de paiement sur le trésor doit passer pour avoir quelque chance de toucher son magot, évidemment moyennant son pourcentage de commissions.

 

Sans oublier les fameuses affaires des constructions du siège de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) au sein de la concession de l’immeuble Bangui-Sica de SOCATEL, des clôtures des Lycées Boganda, Miskine et Gobongo qu’il a déjà empoché des millions de F CFA au titre d’avance sur la facture des travaux, sans réalisations jusqu’à ce jour .

 

Nommé Ministre de la jeunesse, des sports, des arts et de la culture sous Bozizé, il s’exila après la prise de Bangui par la Seleka. Voilà l’origine de la fortune de ce nouveau riche qui possède entre autre, un pied à terre en région parisienne.

 

Le vrai problème est que comment un homme aussi médiocre, proche de l’illettrisme a-t-il pu prendre la tête d’un mouvement rebelle et demander la démission de Catherine Samba Panza ?

 

– Pour la coordination des milices Anti balaka, cela ne doit guère surprendre car Patrice Edouard Ngaissona est un gangster économique et un criminel dangereux qui éprouve du plaisir à voir les autres souffrir alors, lui et son clan sont dans l’opulence.


– Il est parmi les plus grands prédateurs de Centrafrique. A ce titre, c’est irresponsable de sa part de vouloir obtenir le départ de la présidente Samba Panza, lui reprochant de n’avoir pas su répondre aux attentes des Centrafricains et évoquant le détournement présumé de 2,5 millions de dollars donnés en liquide par le gouvernement angolais.

 

Beaucoup d’observateurs de la vie politique pensent que cette stratégie est maladroite n’a pas été payante hormis la destruction de biens et habitations des autres centrafricains.

 

Des sources proches de Ngaissona s’étonnent de ce brusque revirement dans son comportement. Selon l’un de ses fidèles partisans, « Edouard est devenu méconnaissable ».Des mauvaises langues rapportent qu’il serait d’une timidité légendaire, par conséquent incapable de décider de lui-même des actions de telle envergure.


Alors la question est de savoir, quelle ombre se cacherait derrière Patrice Edouard Ngaissona ?

 

2-L’ombre de François Bozizé.

 

Des sources sécuritaires et diplomatiques africaines , disent « que ce serait l’ancien Président François Bozizé, qui est derrière cette milice ».Manipulés par François Bozizé, les Anti-Balaka, qui sont un conglomérat disparate où l’on trouve d’anciens militaires, des militants KNK (parti de Bozizé), des désœuvrés mobilisés pour les besoins de la cause, sont politiquement coordonnés par un boziziste pur jus, Patrice-Edouard Ngaïssona, l’homme de Bozizé, qui avait rêvé, un temps, d’être son candidat à la présidence de la République, la constitution ne lui permettant pas de briguer un troisième mandat successif.

 

A travers cet homme bien entouré, c’est Bozizé, en fait, qui contrôle le mouvement.
Il lui rend compte et reçoit des ordres de lui. C’est même sur un coup de fil de François Bozizé, le 16 Octobre 2014 que NGAISSONA aurait finalement décidé d’appeler les Anti Balaka à un retour au calme.

 

3-L’Ombre de la Sous Région

 

Les actes de Ngaissona sont aussi dictés par des parrains sous régionaux . Selon nos informations, le président Congolais Denis Sassou Nguesso serait le principal financier et soutien de Patrice Edouard Ngaissona.

 

Des indiscrétions révèlent que le pouvoir de Sassou Nguesso aurait fait venir des Anti-Balaka centrafricains à Brazzaville et parqués à Poto-Poto, un quartier de Brazzaville où ils étaient grassement entretenus avant l’attaque du 05 Decembre 2013.Une autre vague, d’autres anti-balaka auraient fait leur entrée sur le territoire centrafricain à partir de Bétou dans la région de la Likouala avant la chute de Michel Djotodia.


Récemment encore avant les derniers soubresauts des anti balaka, des dotations en armes lourdes et legeres leurs seraient parvenues de Brazzaville.


Le président Sassou Nguesso s’efforce de paraître utile dans les conflits sous régionaux et régionaux mais n’a jamais apporté une seule petite solution au moindre problème du Continent a affirmé le président du Parti Liberal Congolais(PLC). Il est l’agent principal de certains conflits, comme dans la crise Centrafricaine où il a simultanément soutenu François Bozizé contre Ange Félix Patassé, les mercenaires salafistes de la Séléka contre François Bozizé, le renversement de Djotodia et favoriser Mme Catherine Samba-Panza Présidente par intérim contre le fils du président Kolingba.

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Son histoire est aussi cocasse. Après avoir ravi la médiation centrafricaine, au président du Gabon (de tout temps, le président du Gabon était celui qui gérait le dossier centrafricain. C’est d’ailleurs pour cela que les Accords dits de Libreville du 11 janvier 2013 furent signés dans la capitale gabonaise, et pas ailleurs), Denis Sassou Nguesso, n’avait qu’un seul objectif en tête : se servir de cette crise meurtrière et ruineuse pour le Centrafrique, pour se tailler un costard de grand réconciliateur, et par la suite, se faire ouvrir les portes qui lui sont fermées, dans les pays du Nord.

 

Jugé peu fréquentable par certaines capitales occidentales, il s’active, en Centrafrique, pour s’acheter une conduite qui changerait sa piteuse image de serial killer et de détourneur patenté de fonds publics (Affaires des Biens mal acquis que suit la justice française).

 

Son plan secret, c’est de modifier la constitution pour pouvoir se représenter en 2016. L’actuelle constitution qu’il a lui-même conçue, en 2002, le lui interdit formellement. Mais avant de la modifier, il veut, préalablement, s’assurer que les Occidentaux, une fois, amadoués par ses œuvres en Centrafrique, ne lèveront pas le petit doigt pour lui crier après. Sassou est en train de passer un moment très délicat de sa vie. Il ne dort plus. Voilà pourquoi il se démène sans compter pour recueillir le maximum de soutiens auprès des chefs d’Etat africain.

 

Denis Sassou Nguesso a selon Bood Hedik, ancien chef de service des renseignements sud africain admis à la retraite, une responsabilité (directe) dans les événements qui arrivent en Centrafrique.

 

Quand Omar Bongo Ondimba, à l’époque médiateur, avait demandé, au putschiste, François Bozizé, en 2004, d’organiser les élections et de quitter le pouvoir, pour laisser la place à une équipe démocratiquement élue, la première réserve vint de Sassou Nguesso. Ce dernier soutint une position contraire, qui permettait, aussi, à François Bozizé, de faire acte de candidature à la présidentielle qu’il était chargé de préparer. En devenant juge et partie, Bozizé faussa la solution que voulait proposer le président gabonais de l’époque. Comme on sait, Bozizé n’organisa pas cette élection pour la perdre. Sa victoire accentua la crise car il frauda, outrageusement, pour gagner, alors qu’il ne disposait d’aucune base politique réelle.

 

Et pour mieux le contrôler, Denis Sassou Nguesso qui ne fait rien pour rien, l’enrôla dans la branche congolaise de la GLNF dont il est le très grand maître. C’est dire que de son lieu de fuite, à Entebbe, en Ouganda, François Bozizé reste le filleul maçonnique de Sassou.

 

On le voit, il s’agit de sordides calculs machiavéliques sur le dos des Centrafricains de la part de Sassou qui apporte ainsi clairement la preuve de son choix de soutenir Bozizé dont la candidature aux prochaines élections présidentielles est désormais un secret de polichinelle

 

C’est pourquoi, François Bozizé est toujours aux manettes à travers Patrice Edouard Ngaissona.Le vendredi avant son ultimatum du lundi à Catherine Samba Panza, Ngaissona sortait d’une réunion avec Alexandre Nguendet chez Babacar Gaye, à laquelle assistait, le général Essongo.

 

Conséquences, les Anti-Balaka, manœuvrés par Bozizé ont failli renverser le régime de la transition, n’eut été la pression du président Angolais Dos Santos l’autre allié de Sassou.

Le problème, maintenant, est de savoir, pendant combien de temps, encore, la France, l’Union africaine et le Conseil de sécurité, vont laisser François Bozizé, continuer à semer les troubles en Centrafrique ? C’est comme si la liberté de manœuvre qu’on lui octroie participe d’une stratégie bien mise en place ?

 

Tant que Ngaissona et Sassou seront là, Bozizé reprendra- t-il le pouvoir ?

 

QUI VIVRA ENCORE VERRA

 

Par Joseph LARABO

 

 

 

NDLR : On remarque que c'est surtout parce qu'il a osé réclamer la démission de Catherine Samba-Panza que l'auteur de cette tribune a cru devoir rappeler le pedigree de Patrice Edouard Ngaissona brusquement devenu infréquentable. Or, malgré ce parcours très chargé, jusqu'ici, l'ex-président de la fédération centrafricaine de foot-ball et ancien ministre boziziste passait pour un  interlocuteur privilégié et protégé des responsables de la transition au plus haut niveau. Est-ce aussi un hasard si l'auteur de cet article s'en prend avec autant de virulence au médiateur de la crise centrafricaine, le président congolais Denis Sassou Nguesso à qui Catherine Samba-Panza s'est brouillée depuis l'affaire de la nomination tumultueuse de Mahamat Kamoun comme PM.

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : QUELLE OMBRE SE CACHE DERRIERE NGAISSONA ?

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