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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 20:05

 

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2014-10-16 13:06:16 - Les explications du gouvernement centrafricain, par le biais du Premier ministre Mahamat Kamoun, sur le don fait par l’Angola, l’insécurité, la relance des activités socio-économiques ainsi que les agitations des milices anti-balaka à Bangui et la Minusca, font la Une de la presse centrafricaine de ce jeudi 16 octobre.


Média + titre « Kamoun face à la presse ». En réponse à l'interpellation du Conseil national de transition (CNT) au gouvernement sur le don angolais, « M. Kamoun a confirmé ouvertement qu'il ne s'agit pas de détournement mais plutôt de procédures qui n'ont pas été respectées ». 


«Compte tenu du temps imparti pour la session d'interpellation, c'est aujourd'hui jeudi 16 octobre à 10 heures que le Premier ministre donnera des réponses aux conseillers nationaux de transition », précise Média +.


Cependant, Le Confident estime que « Kamoun n'a pas convaincu : une enquête parlementaire s'impose ». Selon ce journal, le locataire de la Primature n'a pas convaincu le peuple centrafricain en général et les conseillers nationaux en particulier. Puisqu'il s'est « embourbé dans un complot déstabilisateur qui ne dit pas son nom, ourdi contre le gouvernement pour dissiper les velléités de bonne gouvernance ». 


Pour sa part Le Citoyen voit en « L'Angolagate : (un) sujet de discorde inutile entre le parlement de transition et l'Exécutif ».


Et L'Agora de s'interroger « CNT : Va-t-on vers la destitution du gouvernement Kamoun ? »


Pour ce journal, la sécheresse de ton qui a caractérisé le dernier communiqué de presse du CNT ne dissimule en rien la survenance prochaine d'une crise au sommet de l'Etat centrafricain précisément entre le législatif et l'exécutif de transition.

« En principe, si un gouvernement est jugé défaillant dans sa mission, l'organe législatif est autorisé à voter une motion de défiance donc de demander sa destitution. Or dans la charte constitutionnelle de transition une telle disposition n'est pas clairement prévue», a regretté L'Agora.


Sur un tout autre plan relatif à l'insécurité créée par les anti-balaka dans certains arrondissements de Bangui, certains organes de presse ont mis en exergue les agitations de ces miliciens. 


C'est ainsi que Le Citoyen écrit : « Ouango-Bangui : Attaques des anti-balaka contre la population font cinq morts , des blessés et vingt-huit maisons incendiées », Médias + relève à ce sujet : « 7è arrondissement sous la violence anti-balaka » alors que L'Agora titre « 7è arrondissement : les anti-balaka font la pluie et le beau temps dans le fief de Samba-Panza ».


Les motifs de ces violences divergent d'un journal à un autre. « Certains évoquent un refus de la population de d'adhérer aux projets de pillage orchestrés par les anti-balaka, d'autres pensent que « c'est une réprimande à la population qui a bravé les anti-balaka ».


« La Minusca est-elle démissionnaire ou dépassée par les évènements ? » s'interroge Le Confident qui revient sur la conférence de presse, la veille, du général Babacar Gaye, chef de la Minusca.


En dépit de l'assassinat de l'officier pakistanais, la Minusca apporte une réponse molle alors que l'attente de la population reste intacte dans cette véritable jungle qu'est la République Centrafricaine, s'est encore indigné Le Confident face à l'attitude des casques bleus devant cet « océan de banditisme et de criminalité alimenté par les nostalgiques de François Bozize c'est-à-dire les anti-balaka. 

Le même journal remarque que la Minusca assiste impuissante à la mise en œuvre de son mandat consigné dans la résolution 2149.

 

 

http://www.apanews.net/article_read-807129-les-explications-du-pm-centrafricain-sur-le-don-angolais-la-relance-des-activiteenomiques-et-l--inserite-la-une-eangui.html#sthash.ZmLV8yhN.dpuf

 

 

 

 

Centrafrique : le PM interpellé sur les violences à Bangui et la gestion d'un financement angolais

 

YAOUNDE, 16/10/14 (Xinhua) -- Les membres du Conseil national de transition centrafricain (CNT, Parlement provisoire), réunis en session ordinaire mercredi à Bangui, ont interpellé le Premier ministre Mahamat Kamoun sur les violences meurtrières ayant secoué la capitale du pays la semaine dernière, puis la gestion critiquée d'un financement de 10 millions de dollars octroyé par l'Angola.

 

Pendant quatre jours, entre le 8 et le 12 octobre, la capitale de la République centrafricaine (RCA) a été le théâtre d'une nouvelle escalade de violences où plus d'une dizaine de personnes ont été tuées et plus de 40 autres blessées, sans oublier de nombreuses maisons brûlées et incendiées, selon un bilan établi par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

 

Un Casque bleu de nationalité pakistanaise figure parmi les victimes de ces violences par ailleurs à l'origine d'environ 6.500 déplacés, ont en outre rapporté les Nations Unies. Se fondant sur les dispositions de la Charte constitutionnelle adoptée en juillet 2013 après la prise du pouvoir quatre mois auparavant de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle de la Séléka, les membres du Conseil national de transition ont dit interpeller le Premier ministre Mahamat Kamoun pour des " explications sur cette recrudescence de violence".

 

Du chef du gouvernement d'union nationale et de transition nommé le 22 août par la présidente de transition Catherine Samba- Panza après la démission d'André Nzpayéké suite à l'accord de cessez-le-feu du 23 juillet à Brazzaville (Congo), les " représentants du peuple" centrafricain affirment aussi attendre des "réponses claires" sur les "mesures prises pour mettre fin à cet état de chose". Ils se sont aussi montrés intéressés par la nature et les modalités de gestion d'un financement angolais de 10 millions de dollars (environ 5 milliards de francs CFA) octroyé aux autorités de transition, en réponse à une demande d'aide d'urgence pour la gestion de la crise.

 

Selon un article publié par le magazine Jeune Afrique, basé à Paris en France, une partie de ces fonds, soit 2,5 millions de dollars (1,25 milliard de francs CFA), est soupçonnée d'avoir " pris une autre direction".

 

Face à l'institution législative provisoire la semaine dernière, selon une source à la présidence, la présidente de la transition Catherine Samba-Panza, objet d'une campagne d'appel à la démission animée par une partie de la classe politique et des groupes armés comme les ex-Séléka et les milices anti-Balakas, avait déjà pourtant justifié elle-même l'utilisation du "don" angolais.

 

Apparemment, ces explications n'ont pas suffi à convaincre. Pour le CNT, il est question de savoir si l'argent reçu est "un don ou un prêt consenti par les Angolais" et à quelles fins son utilisation a servi.

Les explications du PM centrafricain sur le don angolais, la relance des activités économiques et l'insécurité à la Une à Bangui

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