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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 10:34

 

 

 

 

http://www.camer.be/ 

 

Depuis plusieurs semaines les fins limiers de la gendarmerie camerounaise mène depuis le Secrétariat d’Etat à la Défense, une grosse enquête sur la distraction d’un fonds américain de 200 milliards de dollars destiné à la reconstruction de la République de Centrafrique.

 

UNE AFFAIRE de distraction de devises américaines sur le sol camerounais écorne fortement les relations diplomatiques du Cameroun sur la scène internationale. Dans l’apport tant sollicité auprès de la communauté internationale, par les dirigeants du Conseil National de Transition (Cnt) pour reconstruire la Centrafrique et remettre à flots les services publics de ce pays, décimé par la guerre interne qui l’a réduit quasiment en ruine, depuis le coup d’Etat de la mi-2013 qui avait renversé l’ex-chef d’Etat, François Bozizé ; plusieurs pays, aussi bien africains qu’occidentaux, se manifestent.

 

Ce qui a permis de remettre à flot une partie du fonctionnement des institutions étatique de souveraineté. A l’instar des Forces armées, de la police, et des services publics. C’est dans ce cadre que les Etats-Unis ont alloué un fonds de 200 milliards de dollars (environ 100 000 milliards Fcfa) pour contribuer au redressement économique, sociale et structurel de ce pays. Mystère et boule de neige, la cargaison d’argent d’un montant de 200 milliards de dollars Usa (environ 100 000 milliards Fcfa) qui devrait transiter au Cameroun s’est volatilisée dans la nature. Et n’a jamais atteint sa destination finale. Depuis lors, les sociétés de transferts de fonds et des valeurs qui opèrent au Cameroun (Transval et Cotrava) se rejettent réciproquement la responsabilité de cette disparition des fonds. L’affaire fait l’objet d’une grande enquête que dirigent dans le plus grand secret les fins limiers du Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed).

 

Et depuis plus d’un mois, la gendarmerie nationale qui mène les enquêtes sous la conduite de tout un Général de Division n’arrive toujours pas à retrouver les traces de cette colossale somme d’argent. Ce qui n’est pas pour arranger les relations diplomatiques du Cameroun avec la Communauté internationale en général et les pays (Usa et Rca) directement concernés en particulier.

 

Mais, les enquêteurs sont loin d’avoir jeté l’éponge. L’enquête est loin d’être bouclée au Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed). Les fins limiers semblent n’y voir que du feu depuis l’ouverture de cette enquête en début septembre 2014. Toutes les personnes entendues dans le cadre de cette enquête, notamment les responsables chargés de la coordination des opérations du transport terrestre et aérien de fonds dans les sociétés Transval et Cotrava ont subi des interpellations qui ont conduit à des interrogatoires musclées, suivis même de perquisitions de leurs domiciles. Leurs échanges téléphoniques, leurs mouvements pendant la période où l’argent est arrivé au Cameroun; ainsi que ceux de leurs voitures destinées à ces opérations sont passés au peigne fin.

 

De même que les mécanismes d’opération et de sécurisation qu’utilise chacune de ces deux sociétés concernées. Ce qui laisse songeur sur la disparition de cette colossale somme, qui frise une mafia bien huilée aux tentacules inimaginables. En effet, les devises anglaises et américaines entrent au Cameroun via des avions cargos et par l’intermédiaire de la Société Travelex. Cette dernière sollicite les sociétés de transport des fonds et des valeurs agréées pour le déplacement sécurisé de ces fonds.

 

Des déplacements aussi bien terrestres qu’aériens. S’il est vrai que certaines équipes d’escortes se sont souvent montrées véreuses au point de fondre dans la nature avec des sommes importantes, les informations recueillies jusqu’ici ne signalent aucun incident de cette nature dans les sociétés Transval et Cotrava courant la période du transfert des fonds querellés. Encore moins, aucun personnel du fichier des effectifs des deux sociétés n’a fait une fugue. Ce qui suscite encore plus des interrogations sur l’évaporation de cette colossale somme d’argent. Surtout que les deux sociétés (Transval Cameroun et Cotrava sarl Cameroun) qui offrent des prestations de : Garde des fonds, traitement des fonds et valeurs, transport des fonds et valeurs, gestion des GAB’s et DAB’s, et sans oublier le service de caisse à domicile ou «Teller in plan», se font appuyer dans leurs escortes et dans la sécurisation des technologies modernes en la matière, mais aussi des éléments des unités d’élite de l’armée camerounaise.

 

A l’instar des systèmes de Gps Tracking sur l’ensemble de leurs fourgons.

 

Une autre affaire de fonds angolais distraits

 

Certaines langues y voient une maffia internationales qui pourrait tisser sa toile au somment des Etats et même des organismes partenaires. Prenant pour exemple, cette affaire de détournement présumé d’une partie des 10 millions de dollars Usa (environ 5 milliards Fcfa) représentant un fonds alloué par le gouvernement angolais pour la reconstruction de la Centrafrique. Accusation qui pèse sur la présidente du Conseil National de la Transition, Catherine Samba Panza. Une affaire qui fait grand bruit au point d’obliger cette dernière de sortir de son silence le 7 octobre 2014.

 

Dans une déclaration faite au palais du Conseil National de Transition (Cnt), elle a clamé son innocence face aux accusations portées contre sa personne. En confiant que «les populations ne doivent pas se fier aux rumeurs non fondées, notamment de détournement du don angolais et du supposé retour des éléments de l’armée tchadiens dans ma garde rapprochée». Avant d’indiquer que l’argent reçu a été utilisé «pour assurer la sécurité du pays et la défense de la politique du chef de l’État, comme dans tous les pays du monde». Par ailleurs, Catherine Samba Panza a mis tout ce qu’elle qualifie de calomnie sur le compte des agitations purement dues à des problèmes de conquête du pouvoir et du partage des postes.

 

Et pour finir, elle a promis qu’elle allait apporter des détails à ce sujet. «Le moment venu, je donnerai les éléments de réponse. Beaucoup seront surpris de la longue liste des bénéficiaires, dont ceux qui crient aujourd’hui au voleur», confie-t-elle. On espère que le gouvernement camerounais va aussi se prononcer sur la question afin de faire toute la lumière. Rappelons que plongée dans un chaos sans précédent depuis le début de l’année 2013 avec l’arrivée au pouvoir de la Séléka, des rebelles en majorité musulmans qui sont arrivés du Soudan et qui ont pillé et placé le pays en coupe réglée jusqu’à leur départ, en janvier 2014, lorsque les anti-Balaka, des milices à dominante chrétienne en ont fait une chasse à l’homme. Une crise qui dure et qui a plongé la République centrafricaine, un pays riche en diamants et en uranium dans une situation économie catastrophique qu’il vit présentement grâce à l’aide internationale.

 

© Aurore Plus : Mathieu Nathanaël Njog

 

Lu pour vous : DÉTOURNEMENTS DE FONDS : ENVIRON 100 000 MILLIARDS FCFA DESTINÉS À LA CENTRAFRIQUE DISPARAISSENT AU CAMEROUN

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