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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 17:39

 

 

 

 

Bangui - AFP / 16 octobre 2014 17h51 

 

Six miliciens anti-balaka qui refusaient d'être désarmés ont été tués mercredi à Bangui lors d'échanges de tirs avec les forces internationales, a-t-on appris jeudi auprès de la Minusca, la force de l'ONU en Centrafrique.

 

"Six victimes ont été dénombrées à la suite d'échanges de tirs mercredi dans les 5e et 8e arrondissements de Bangui entre les forces internationales (européenne et onusienne) et les anti-balaka qui refusaient d'être désarmés", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la Minusca.

 

Aucun nouvel incident n'avait été signalé jeudi. Mais au nord de la ville, des barricades dégagées mercredi par les forces internationales ont été réinstallées à la faveur de la nuit, compliquant notamment l'accès à l'aéroport.

 

Ces échanges de tirs de mercredi faisaient suite à des violences, exactions et pillages perpétrées par des anti-balaka --ces milices majoritairement chrétiennes qui avaient fait la chasse à la minorité musulmane au début de l'année-- dans la nuit précédente. On avait relevé quatre morts: un pillard lynché par des habitants et trois civils tués par des miliciens.

 

"Il faut bien faire la distinction entre ce qu'attendent les populations qui expriment leurs réelles attentes ou aspirations à la paix, au redémarrage et au développement économique et l'action d'un certain nombre de groupes plus ou moins bien contrôlés qui pour des raisons criminelles comme pour des raisons politiques ont intérêt à saper le processus de transition et de réconciliation nationale", a souligné jeudi le général français Philippe Pontiès, le commandant de la force européenne Eufor RCA.

 

"Il faut expliquer aux populations, qu'elles ne doivent pas être l'otage d'un certain nombre de radicaux", a-t-il ajouté sur les ondes de la radio d'Etat.

 

A Paris, l'état-major des armées françaises a d'ailleurs constaté que le caractère des troubles de ces derniers jours était nettement moins communautaire que lors des précédentes flambées de violences qui ont enflammé Bangui.

"Lorsque que nous avons démonté un certain nombre de barrages, la population des quartiers venait appuyer Sangaris/Minusca (les forces française et onusienne, ndlr) pour les démonter. C'est pour cela que nous considérons que la semaine dernière nous avons plutôt été confrontés à des groupes qui agissaient dans une logique politique", a constaté le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron.

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, accusée par ses détracteurs d'inefficacité et de corruption, tient à peu près le même discours, se disant victime d'une tentative de déstabilisation.

 

Bangui se remet à peine d'une nouvelle vague de violences intercommunautaires qui ont fait au moins 10 morts et plusieurs dizaines de blessés la semaine dernière, paralysant la ville pendant plusieurs jours.

 

Malgré les affrontements de mercredi, le retour à la normale se poursuivait jeudi dans une grande partie de la ville.

 

De source de la gendarmerie, des centaines de personnes restaient bloqués à Boali, à 95 km au nord de Bangui sur la route du Cameroun. Faute d'escorte des forces internationales, certains véhicules tentant de pénétrer dans la capitale ont été attaqués et volés par des individus armés.

 

 

NDLR : Ils se disaient invulnérables et immortels !

Centrafrique: six miliciens anti-balaka tués à Bangui par les forces internationales

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